21 décembre 2009
Dans la forêt, sur mes skis...

En cette belle journée de congé, je vous invite à une petite promenade à skis!
Je n'ai pas fais de ski depuis deux ans. L'an dernier, mon pied me faisait beaucoup trop souffrir pour me lancer dans les sentiers. Cette année, j'ai fais quelques tests dans l'entrée pour voir si mon pied supporterait l'exercice. Je ne peux pas en faire trop régulièrement, mais j'ai le bonheur de pouvoir enfiler mes skis cette année!

J'ai profité d'une journée glaciale de presque -30°c où personne ne sort, pas même le chien, pour préparer mes skis. Je me suis chaudement habillée et de mon entrée, je me suis glissée silencieusement dans la forêt.

Il n'y a pas de piste, ni rien. Sauf que mes pistes, je me les fais moi-même. Après deux passages au même endroit, le chemin devient plus glissant et je profite enfin d'un peu de vitesse pour avancer entre les arbres. Les branches touchent le sol par endroit tellement elles sont lourdes sous le poids de la neige des derniers jours.

Le soleil pointe son nez derrière les branches. Le froid pique la peau, mais à force de bouger, on se réchauffe rapidement. Après deux heures de ski, je me dirige vers la maison. L'exercice au grand froid m'a fait du bien.
Si vous n'aimez pas l'hiver, sortez. Bien habillé on n'a pas froid. Et c'est le meilleur moyen d'aimer l'hiver: en profiter chasse la déprime saisonnière. Comment résister de toute façon devant une forêt si belle, un soleil si rayonnant et de la neige blanche à perte de vue?

01 décembre 2009
Sentiers sous la neige
Sous la neige, la forêt est figée, glacée. Le silence est total. Les arbres sont lourds du poids des flocons qui s'agrippent à leurs branches. Les promenades tôt le matin sont remplies de magie. Depuis que la neige est là, nous passons des heures dehors. Ce que je peux aimer l'hiver. Pas conduire dans la neige. Mais le reste. La beauté féérique de l'hiver. La magie de la neige que l'on peut modeler comme on veut. Ça me rappelle un "foyer de neige" que j'avais vu dans ce livre-ci. Je devrais le faire... chaque année j'y pense. Peut-être cette année...
Aujourd'hui, j'ai moins de temps pour la promenade, je travaille un peu plus. J'ai tout de même amené Gustave, qui ne semble vivre que pour ces instants passés dehors. Encore plus quand il fait froid. Et encore davantage quand il y a de la neige. Sa petite vie de chien ne tourne qu'autour d'un seul mot: dehors... je crois qu'il y vivrait, s'il le pouvait.
Mes chiens, sur ce point, me ressemblent... j'aime le froid. La majorité des gens ne le comprennent pas. J'aime m'habiller chaudement et être à l'extérieur. Je passe plus de temps dehors l'hiver que l'été. Je serais bien triste d'être née dans un pays chaud... Après l'accident je croyais que je n'aimerais plus l'hiver. Ça me rendait affreusement triste. La peur de conduire ou d'être en voiture sur la glace et la neige me stresse énormément. Si ce n'était de moi, je resterais à la maison tout l'hiver, à profiter du paysage, des promenades, des jeux dans la neige. Mais j'affronte, comme on se doit d'affronter nos peurs...
Maintenant que la neige est là, les promenades dans les sentiers sous la neige me font penser au livre du même nom de Mario Rigoni Stern que nous avons choisi de lire ensemble, Amelie-melo et moi, pour nous mettre un peu dans l'ambiance de l'hiver. Bientôt, bientôt, dès que nos moments de lecture concordent un peu plus...
Lorsqu'il y a de la neige, nous nous promenons jusqu'à en être fatigués. Quand les jambes commencent à être lourdes et pétillent sous le froid, il est temps de rentrer. Les promenades sous la neige se prolongent le plus longtemps possible, juste pour mon plaisir et celui de mon petit chien de neige.

27 novembre 2009
La forêt sous la pluie
Hier avant de partir au travail, je me suis lancée dans une frénésie de ménage. Il y a des moments comme ça où la maison n'est pas à mon goût et où j'ai envie de tout nettoyer pour que tout soit impeccable, propre, parfumé et confortable avant la fin de semaine. Après, toujours, je me sens mieux.
Ce matin je me suis réveillée aux aurores. Je savais que tout était propre et qu'hormis un peu de vaisselle, je n'avais rien à faire aujourd'hui. J'ai donc paressé un moment au lit avec mon livre d'Anne Perry. Au levé, Gustave dormait encore sur le divan du salon. J'ai laissé les rideaux fermés, mais j'ai ouvert tout grand ceux de la cuisine. J'ai mis de l'eau à chauffer pour le thé et préparé des gauffres. La grande tasse fumante me réchauffait les mains. J'ai lu, en robe de chambre rouge, assorti à la table qui elle, a déjà revêtue son chemin et ses napperons de Noël. Dehors, le temps était gris. Froid. Quand Gus s'est levé, je lui ai donné à manger, je me suis changée et nous sommes sortis. Froid, pas froid, hier nous sommes restés à la maison. Ce matin, la forêt nous attendait.
Il y avait beaucoup de brume sur le chemin mais très peu dans la forêt. Je rêve du jour où je pourrai prendre de belles photos, comme ça été le cas il y a deux-trois ans, alors que s'élevaient entre les arbres, de belles et longues volutes de brume blanche. Presque fantômatiques.
Ce matin la forêt n'était pas trop brumeuse. Juste au loin. Elle donnait l'impression d'un infini perdu dans le blanc. Nous nous sommes promenés un moment. L'odeur du bois était très forte. L'humidité aussi. Le froid nous glace jusqu'aux os. Il a commencé à pleuvoir. Nous nous sommes dirigés vers une portion de la forêt plus couverte par les branches. Nous avons pu prolongé un peu plus la promenade, au grand plaisir de Gus. La forêt était de plus en plus sombre. La pluie de plus en plus forte. Nous nous sommes dirigés vers la maison. Nous sommes rentrés juste à temps: il pleuvait à plein ciel.
Lorsque nous sommes rentrés, j'ai nettoyé les pattes de Gustave (il me tend ses pattes lui-même, comme un grand). J'ai remis la théière sur le poêle, pour un second thé brûlant. Le temps est glacial. Les décorations de Noël ont piètre mine sous la pluie. Ce n'est pas grave. Demain nous cuisinerons des plats réconfortants. Peut-être un petit dessert. Du thé. Malgré la pluie, la fin de semaine s'annonce douillette et chaleureuse.
16 novembre 2009
Après deux jours de pluie... le beau temps!
Il a plut toute la fin de semaine. C'était gris, froid, humide et mouillé. Les rangs étaient plein de boue. Nous ne sommes pas sortis. Nous avons lu, regardé pleins de films, nous avons cuisiné et passé du temps ensemble, mon Doux et moi. J'aime parfois la pluie, car elle nous permet de passer un week-end qui s'étire longuement et de faire des petites choses agréables qu'on n'a jamais le temps de faire.
Ce matin, c'était le retour du soleil. J'ai attendu que les sentiers soient un peu asséchés et j'ai aimené Gus faire sa promenade. En marchant à côté de lui, je réfléchissais. À mon Homer. Au fait qu'il est parti bien tôt. Et au fait qu'il devait déjà être malade quand nous l'avons acheté. Plus tard, beaucoup plus tard, nous avons appris que son petit frère avait un souffle au coeur. Son père est mort aussi, vers le même âge. Il avait probablement une tare génétique dès le moment où nous l'avons eu. C'était un beau chien, avec des capacités exceptionnelles. Lorsque je le compare à Gus, je constate que Homer fatiguait beaucoup plus vite. Qu'il refusait parfois d'aller marcher. Je croyais que c'était un caprice à l'époque. On nous répète sans cesse que les bulldogs anglais sont des chiens têtus et paresseux. Un chien n'est paresseux que si on le laisse le devenir. Même s'ils adorent dormir et être bien au chaud sur des couvertures et des coussins, mes chiens ont toujours profité d'exercice au grand air et de longues promenades dans les bois, chaque matin, dès leur plus jeune âge. Ils ont été habitués à nous accompagner des journées entières lorsque nous travaillions à l'extérieur. Ils jouent beaucoup et aiment courrir, que ce soit l'été ou l'hiver. Je pense, avec le recul, qu'Homer prenait sur lui parfois pour être avec nous. Il était beaucoup moins lourd et moins bâti que peut l'être Gus.
Ce matin, Gustave et moi avons marché pendant un très long moment. Nous avons arpenté tous les chemins dans la forêt, marché dans des endroits où nous n'étions jamais allés et profité de la température magnifique. Gustave est résistant. Il marche avec entrain. Il est joyeux. Il adore ça et ça se voit. Nous avons observé la nature, rebroussé chemin sur des sentiers encore trop boueux ou trempés pour être agréables et nous sommes finallement rentrés à la maison.
Tous les deux nous avions besoin de bouger, après une fin de semaine remplie de pluie et de repos à l'intérieur. La promenade nous a fait du bien. J'ai nettoyé les pattes de mon Gus, lui ai donné suffisamment d'eau pour se rafraîchir et j'ai préparé le dîner.
L'après-midi sera douce, les pièces sont inondées de soleil...
13 novembre 2009
Le retour des promenades
Depuis deux jours, nous avons repris nos promenades. La chasse est pratiquement terminée. Nous n'entendons plus de coups de feu. Les gens préparent leur bois pour l'hiver et ne pensent plus vraiment à chasser. Les camions remplis de chasseurs se font plus rares cette semaine, voire inexistants. Malgré tout, nous sommes prudents. Il vaut toujours mieux l'être un peu trop, surtout en matière de chasse.
Ce matin, lorsque nous sommes sortis, le soleil se levait à peine. On voyait quelques rayons défier les branches des arbres et se faufiler entre elles jusqu'à nous. La lumière donnait une teinte vive à tout ce qui nous entourait. C'était magnifique. Si tôt, il n'y a pas un bruit, pas une âme qui vive. Les autobus scolaires ne sont même pas passés ramasser les quelques enfants des environs. Nous sommes seuls au monde.
Nous avons décidé de nous enfoncer dans la forêt. Il faisait -8°c. J'étais bien emmitoufflée et Gustave très content de gambader dans les feuilles gelées. La terre glacée craquait sous les pas. C'est ce bruit qui rythmait notre promenade. Et au loin, le cri d'un oiseau, que je crois être un oiseau de proie. Aucun petit oiseau ne peut produire un son pareil. Nous avons souvent aperçu des faucons dans le coin. Ce sont des oiseaux impressionnants, qui imposent le respect.
Mis à part le bruit de mes bottes, Gustave qui fait bouger les feuilles qu'il renifle et l'oiseau, c'est le silence total. Tout dort encore. La nature nous offre des paysages bordés de blanc, féériques, étranges. Nous sommes à mi-chemin entre un automne qui s'étire encore un peu et un hiver qui n'est pas encore là.
Le givre est tellement épais lorsque le thermomètre dégringole, mais qu'il ne neige pas encore, qu'on croirait que tout est recouvert d'une fine couche de neige. L'eau gèle aussi et les cristaux forment des étoiles à la surface. Il faudrait que j'en fasse des photos, un beau matin. Que j'y aille seule. Car avec Gustave surexcité (je me demande ce que ce sera quand il y aura deux mètres de neige!) et un seul bras entièrement valide, prendre des photos devient plutôt compliqué...
Nous nous sommes promenés encore un moment. J'ai ramassé des branches et des cocottes tombées par terre pour en faire des décorations de Noël. J'aime les décors qui s'inspirent de la nature. J'avais fais la même chose pour l'automne et l'Halloween. Des citrouilles, des fougères fanées. L'hiver, j'accroche à mes fenêtres enneigées des branches de sapin, des boucles rouges et des cocottes de pin. Toutes des choses que je trouve dans la nature, tombées par terre, naturellement.
En rentrant, Gustave faisait une fixation sur ma branche de sapin qu'il essayait d'attrapper. Au passage, il a ramassé un grand morceau d'écorce d'arbre et, la tête haute, l'a rapporté à la maison. Lui aussi, revient de la forêt avec son précieux butin. Il me fait rire. Nous sommes sortis de la forêt. Le soleil brillait.
J'ai vraiment une prédilection pour les promenades très tôt le matin. L'atmosphère baigne dans une lumière magique, parfois glacée, parfois lumineuse, tout dépend d'où on se trouve. Tout est propre, figé dans la glace. L'air froid rafraîchit les idées, les poumons et fait rougir les joues. Ensuite, on rentre prendre un bon petit déjeuner. Gus est affamé. Je prépare du thé. La journée peut commencer...

11 novembre 2009
Soleil Glacé
Mes journées s'écoulent doucement cette semaine. Entre le travail en fin d'après-midi et les petites tâches dans la maison que je suis capable de faire, je repose le reste du temps mon bras et mon dos. L'un comme l'autre reprennent des forces. J'ai recommencé les promenades avec Gustave. Pas dans la forêt, on entend encore des coups de feu. Autour de la maison, du moins. J'ai besoin d'air et d'espace. Mon Gus est tout fou de courir dans l'herbe glacée. Oui, car la journée de printemps a laissé sa place à une température d'hiver. -4°c ce matin. On s'habille chaudement pour sortir.
Les journées sont belles, pleines de soleil. Les rayons courent sur la table, se faufilent entre les pages de mes livres, arrosent au passage la tasse de thé, qui fume toute la journée. La maison sent bon les épices et les fruits d'automne. On a envie de petits gâteaux massifs pour le thé d'après-midi. Les aiguilles de l'horloge comptent le temps qui passe. Les oiseaux chantent et sont heureux. Gus dort dans un coin, un brin de soleil lui chatouille le nez. J'ai une pile de livres de Noël qui m'attend. Je les feuillette, je les regarde, je lis une phrase ou deux, en attendant décembre pour m'y plonger. J'aime profondément les livres de Noël, qu'ils soient pour adultes, pour enfants, qu'ils se donnent des allures de contes moraux ou d'enquêtes policières. En attendant de les ouvrir, c'est Sherlock Holmes qui m'accompagne... il a été mon compagnon de tous mes étés d'adolescente. Aujourd'hui, je lis à nouveau ses aventures avec autant de plaisir!
04 novembre 2009
Méli-Mélo de novembre
J'avais promis de revenir avec un billet sur mes lectures... ce sera pour dans quelques jours, je dois encore l'écrire.
Je croyais que la chasse se terminait à la fin octobre. Mais non, après vérification auprès de la Faune et des Ressources naturelles, ils ont toujours le droit de chasser jusqu'à la mi-novembre. Je commence à détester sérieusement la chasse qui me prend tous les plus beaux moments de l'année en occupant les forêts où j'aime me perdre, avec mon chien. Je suis toujours confinée à faire le tour de ma maison sur les trois portions de rangs qui entourent notre terrain. J'ai hâte de pouvoir reprendre mes promenades...
Ce matin je me suis levée tôt. C'est congé, mais je ne me sentais pas du tout fatiguée. M'être endormie hier soir dans les bras de mon Doux, sur le divan, devant le hockey, a sûrement contribué à enlever un peu de fatigue. Vers 7h ce matin, je commençais à préparer ma soupe boeuf et orge. Une recette tirée de La boîte à lunch emballante, un livre que j'adore. Je la modifie à ma guise. Ça a mijoté un moment puis j'ai pu tout préparer en dix petits bols prêts à congeler, pour les midis pressés où on a besoin de se réchauffer. J'en ai gardé deux dans le frigo, on les réchauffera ce soir, avec de bons craquelins de blé et quelques morceaux de fromage.
Après dîner, j'ai amené Gustave avec moi. Nous sommes allés chercher le courrier au chemin, puis nous avons fait une petite et courte promenade. Ce fut suffisant pour qu'en rentrant, Gus monte sur le divan, que je lui installe sa couverture et qu'il s'endorme, tout tranquille. Ça m'arrange car avec l'état de mon bras, je ne peux pas vraiment jouer avec lui. Je me suis fait un thé, accompagné d'un morceau de chocolat noir, je vais flâner un peu sur la toile avant de me retirer dans la bibliothèque pour avancer mon pavé...
16 octobre 2009
Premiers gels
Depuis quelques jours il fait de plus en plus froid. Nous avons d'abord eu des avertissements de gel au sol, puis le gel est devenu chose courante chaque matin, au réveil. On a sorti les draps en polar, monté les chauffages, étalé les couvertures et les jetées sur les divans. La maisonnée passe tranquilement en mode hivernal.
Au fil des jours, on perçoit le changement continu de température qui prépare la nature à l'hiver. Hier soir en terminant le travail, les vitres de la voiture étaient toutes givrées. Les journées sont plus froides: -5°c ce matin. Notre promenade, à Gustave et à moi, nous a amenée jusqu'au prochain rang. Ensuite, ce ne sont que des plantations, où les chasseurs prennent d'assaut leurs petites maisonnettes de bois et où il est dangereux de s'aventurer. Cette année, les coups de fusil me semblent plutôt rares. On ne prend toutefois pas de chance.
Nous sommes donc allés jusqu'au prochain rang et nous sommes revenus. Toujours le même trajet qui me semble plutôt monotone. Nous suivons une route, ce qui n'a pas le charme des promenades libres en forêt, où tout est sujet à s'émerveiller, à découvrir et à observer. Même Gustave semble s'en lasser un peu, même s'il est toujours impatient de faire une promenade. Il est difficile d'aller ailleurs. J'ai hâte de retrouver ma forêt et mes promenades au petit matin, très tôt, quand on n'entend que les oiseaux...
Le plaisir de ces promenades me fait réaliser à quel point je serais incapable de vivre ailleurs. À quel point aussi je ne pourrais pas revenir en ville. Ce calme. Ces oies que l'on entend. Le bruissement des feuilles. Les saisons. La neige en abondance. Tout ça me manquerait. Et le temps qu'il fait quand le froid arrive...
La beauté de ces premiers gels c'est qu'ils sont souvent spectaculaires. Ils viennent se poser comme de la dentelle de givre sur les feuilles des plantes et les transforment en sucrerie attirante pour le regard. Tout est blanc partout, mais ce n'est que du givre, pas de la neige. Tout donne envie d'aller s'amuser dehors, de prendre des photos, de sentir le froid contre la peau. L'odeur du froid est merveilleuse. Surtout en forêt.
Les après-midi de soleil réchauffent un peu la maison. Avant de partir travailler, je ferme un peu les rideaux, pour garder la chaleur à l'intérieur. Je sais qu'au retour, il fera nuit noire, que la maison sera plus froide. Mais Gustave nous attendra près de la porte, endormi sur son coussin. Les oiseaux nous accueilleront avec des chants joyeux. Il nous restera à préparer un souper rapide et à s'installer pour la soirée.
Quand, après une promenade ou une journée de travail, on rentre à la maison, qu'elle est bien chauffée et qu'on peut se préparer un thé brûlant ou un chocolat chaud, s'installer avec un bon livre et profiter de la chaleur qui nous envahit doucement, pour chasser cette froidure qui nous a suivie un peu jusqu'à l'intérieur, on sait que le bonheur n'est jamais bien loin...

30 septembre 2009
Parfums d'automne
C'est une véritable journée d'automne aujourd'hui: c'est gris, parfois ensoleillé, parfois il pleut. Tout change en l'espace de quelques minutes. Il fait froid. Le vent s'engouffre entre les branches des arbres et transperce les manteaux.
Hier je promenais Gustave dans la forêt et je me disais que l'automne est vraiment une saison hors du commun. C'est probablement celle qui offre une expérience olfactive la plus marquante. Surtout en forêt. Quand tout est humide, que les arbres perdent leurs feuilles, l'odeur est indescriptible. Une odeur de pluie, de feuilles, de fleurs aussi parfois, même si elles ne sont plus là. L'odeur varie en fait selon les essences d'arbres tout au long de la promenade. Les chiens ne sont pas indifférents aux odeurs aussi variées, surtout quand on sait qu'ils ont l'odorat des milliers de fois plus développé que le nôtre. Gustave s'en donne à coeur joie. Il est surexcité et se promène à toute vitesse d'une arbre à l'autre, se roule dans les feuilles et cours partout.

Aujourd'hui, cependant, je me sens fiévreuse. J'ai froid. Je suis emmitoufflée comme en hiver, dans quatre épaisseurs de vêtements et j'ai encore le frisson. Il fait 6°c à l'extérieur. Avec la pluie, parfois, et la boue partout dans les rangs, je n'ai pas une envie folle de sortir. J'ai plutôt envie de thé chaud et de m'installer avec une couverture dans un coin de la bibliothèque. J'espère que je ne couve pas la grippe et que ça passera.
En attendant je profite du spectacle qu'offre la forêt et je la contemple par mes fenêtres. Partout, la nature est parée de mille couleurs. C'est beau. Peut-être que je sortirai plus tard, on verra. Gustave a de l'énergie à revendre, il faudrait que je l'amène en promenade, un peu. Plus tard. Pour le moment, j'ai juste envie d'un peu de repos...
10 septembre 2009
Entre deux
Le dernier mois a été magique. Le temps est splendide, pas une goutte de pluie. Les soirées sont fraîches, froides et souvent glaciales (à la limite du point de congélation). Les journées sont chaudes et plein de soleil. Juste ce qu'il faut pour réchauffer la maison et nous empêcher de chauffer le soir venu. Le temps que la maison se refroidisse, le soleil est à nouveau là pour tout réchauffer. L'an dernier, à la même époque, nous avions déjà commencé à chauffer. Je croise les doigts pour que cette belle température dure encore un peu...
Nous profitons de la fraîcheur de la forêt, des promenades quotidiennes, parfois plusieurs fois par jour. On se lève si tôt, qu'on a amplement le temps de paresser entre les arbres, d'observer les oiseaux. Gustave a une drôle de manie qui nous fait bien rire depuis quelques temps: il attrape un bout de branche, de rondin, de roche ou de cocotte et promène son morceau dans toute la forêt. Puis il le dépose quelque part et le récupère au cours de la promenade suivante. Je devrais prendre des photos, mais ça ne rendrait pas tout le comique de son comportement. Surtout quand il ramasse une branche de la grosseur d'un tronc d'arbre, de trois mètres de long, et qu'on doit tout à coup faire attention à ne pas trébucher dedans!
Depuis avant mes vacances, j'ai quelque peu délaissé l'ordinateur. Il est souvent fermé. Je suis lente à mettre les commentaires à jour. Je profite du beau temps. De cette période où ce n'est pas tout à fait l'automne et où ce n'est plus l'été. Quelque part entre les deux. La luminosité est exceptionnelle.
Hier soir, nous sommes sortis en amoureux, Gustave avec nous. Nous avons marché longuement dans la forêt, en discutant, main dans la main. Jusqu'à la tombée de la nuit, où les bois deviennent sombres, presque inquiétants. Nous sommes rentrés, fatigués.
La soirée a été douce et calme...






