22 juillet 2009
Quête de bonheur et d'idéal
J'ai regardé le film Vers l'inconnu. J'avais aussi lu le livre de Krakauer il y a un moment. Ce genre de choses me remue toujours un peu. Cette quête de la liberté. Ce désir de pousser plus loin la vie. Cette envie de ne pas faire comme les autres. De vivre une vie quelque peu en marge. De déroger à ce que tout le monde fait, comme des moutons, parce que c'est ce qu'on doit faire, parce que c'est ce que la société fait. Qu'est-ce que la liberté? Qu'est-ce que le bonheur?
Quelque part dans le film, on dit que la beauté et la nature la plus pure sont des choses essentielles. Qu'on se doit de s'y arrêter. Ou quelque chose comme cela. Je ne me souviens plus des mots exacts. Ça me touche. Parce que je ne comprends même pas qu'on puisse regarder le soleil et ne rien y voir d'autre que juste un soleil. Je ne conçois pas non plus qu'on ne lève jamais le nez au ciel, pour tenter de voir ce qu'il y a au-delà. Qu'on puisse vivre toute notre vie sans remarquer ce qui nous entoure. Sans voir l'arbre devant lequel on passe chaque jour, grandir au fil des saisons. Parce que les gens ne remarquent rien. Ils vivent, passent à côté de tout, cherchent le bonheur dans les choses futiles. Dans l'argent, qu'ils gagnent en quantité mais qu'ils n'ont même plus le temps de dépenser. Et si un jour ils en ont moins, même s'ils gagnent à eux seuls l'équivalent de quatre fois notre salaire annuel à deux, ils sont tout à fait démunis. Je comprends le geste symbolique de Chris dans le film (ou dans le livre, ou dans la vraie vie parce que c'est quand même une histoire vraie) de brûler ses billets et de faire don de sa bourse d'études à un organisme de charité.
Je comprends son idée de vouloir vivre autre chose. D'avoir l'impression de s'enfermer dans une vie qui n'est pas lui et d'avoir envie de s'enfuir. Adolescente, j'ai eu l'impression de vivre hors de mon temps. De ne pas être dans la bonne époque. Dans la bonne vie. Ou même de vivre une vie qui n'était pas moi. C'est difficile de faire des choix qui vont à l'encontre de la société. De choisir le temps. De choisir une vie plus contemplative. De décrocher. Parce qu'on ne se sent pas inclus dans ce que les autres vivent. D'avoir le sentiment d'être la seule, par la fenêtre de l'autobus, à contempler le ciel et à y voir tellement de belles choses, que personne autour ne remarque. Parce qu'on a l'impression que les gens, autour de nous, ne sont que des moutons. Ils suivent le courant, travaillent toute leur vie comme des déchaînés et finissent par mourir, sans avoir profité de rien. Partir faire les magasins et dépenser 500$ ce n'est pas ce que j'appellerais profiter de la vie...
Un jour, on se réveille. On a suffisamment réfléchit. On sait ce que l'on veut. Mais entre le savoir et franchir le pas, il y a une marge. Certains en rêvent toute leur vie, en disant aux autres qui ne se contentent pas de penser à la vie qu'ils auront, mais de vivre, qu'ils ont de la chance. Et ça m'a toujours exaspéré. On fait sa chance. On choisit des choses parce que l'on y croit, on le veut. Personne ne frappe à notre porte un beau jour en nous disant: "Voilà ta nouvelle vie, tout y est prêt, clé en main". Changer demande du temps. Changer demande des efforts. Changer ne tombe pas du ciel. Il y a des gens qui se plaignent de ne pas être heureux. Ils en parleront toute leur vie, mais ne changeront jamais rien. Pendant ce temps, ils regardent l'herbe qui paraît plus verte chez le voisin et ils l'envient. Mais le voisin a travaillé à contre-courant pour réaliser une vie à la hauteur de ce qu'il croyait. Le voisin gratte ses fonds de tiroir l'hiver parce qu'il a du mal à payer son chauffage. Mais le voisin a du temps. Il peut contempler la vie. Il voit les arbres pousser. Les animaux grandir. Les oiseaux, revenir année après année refaire leur nid près de chez lui. Il sort dehors, le soir et observe les étoiles en se disant que le monde est bien grand. Et que lui est là, pour l'observer. Il réfléchit à la grandeur de tout ce qui l'entoure. Et il vit. Il retourne à l'essence même des choses.
Des films et des livres comme Vers l'inconnu me font toujours un effet assez spectaculaire. Ils viennent chercher des choses en moi, réveillent quelque chose qui ont fait de moi l'adolescente perdue et perplexe face à la société que j'étais. Ils me font retrouver l'essence de ce que je crois profondément. Et ils me confortent dans les choix que j'ai fais, il y a quatre ans, pour venir vivre ici...
Entre autres choses, parce que les rêves c'est aussi la vie, je rêve de l'Alaska depuis que je suis toute petite. Un jour j'y partirai, en caravane. Mais pas toute seule. Une des premières choses que j'ai su de mon Doux, lorsqu'on s'est rencontrés, c'est qu'il rêvait lui aussi de l'Alaska. Un jour, on y partira peut-être tous les deux... C'est un rêve, comme on en a de nombreux. Mais en attendant, rien ne nous empêche de vivre quand même notre vie, telle qu'on se l'imagine, au quotidien. Ce qu'on ne se prive pas de faire, même si les hivers sont parfois durs et que l'argent n'est pas toujours là. On est deux. Et on n'a qu'une seule vie à vivre...
17 juillet 2009
Vieux moulin
En fin de semaine dernière, nous avons eu la chance de pouvoir aller visiter le moulin à vent de Pointe-aux-Trembles. En famille, ce fut une sortie des plus agréables et l'occasion de partager des moments de notre histoire, tous ensemble. Je suis toujours très friande de ce genre d'excursion qui nous fait vivre, l'espace d'un moment, un peu de la vie au temps de nos ancêtres.
Avec ses quatre étages, ce moulin est le plus haut moulin français du Québec. Il a été construit sous le Régime Français, pour les sulpiciens, en 1719. Ne produisant plus beaucoup, il sera agrandit en 1833 afin qu'il contienne deux meules et puisse produire plus de farine. Le moulin a cessé ses activités en 1866. Il a été classé bien archéologique en 1983 et acheté par la ville de Montréal en 2001.

Au fil des ans, après avoir appartenu à des particuliers puis, avoir été sur le terrain d'un ancien bâtiment funéraire, le moulin a été restauré et un parc a été créé. Il est maintenant ouvert au public. Sur Wikipedia, on peut voir la fiche du moulin et une ancienne photo qui date des années 1900. Alors que sur cette fiche on peut voir de très intéressantes photos du moulin avant la restauration. Il était demeuré quelque peu à l'abandon (mais tout de même protégé et donc à l'abri de la démolition). C'est ce qui explique la construction de l'ancien salon funéraire autour du moulin.

Le moulin ainsi que le parc qui l'entoure a été inauguré à la fin juin 2009. C'est donc tout récent et l'aménagement est vraiment à la hauteur. Le parc est ceinturé de grands blés qui rappellent l'ancienne production du vieux bâtiment.

Tout près du fleuve, un chemin ceinture à travers le parc embellit par des arbres et un joli jardin. Un belvédère s'avance au dessus des rochers qui surplombe le fleuve.

On peut s'y asseoir, admirer la vue et on peut regarder dans des lunettes qui nous offrent une vision de ce qu'était le bord du fleuve à cette époque. Les magnifiques illustrations que l'on peut y voir sont de Francis Back.

L'intérieur du moulin peut être visité. Un guide (ils étaient deux sur le site lors de notre visite) nous explique la fabrication et le fonctionnement du moulin. Un petit film d'une dizaine de minutes, parlant du moulin et de la pose de la seconde meule, est projeté sur les murs du bâtiment, à l'intérieur. Derrière le moulin, un long madrier permettait de faire tourner le toit, afin d'aligner les ailes avec le vent.

Des meules tournantes ont été disposées à travers le sentier qui mène au fleuve et raconte l'histoire du moulin, la vie de ses habitants, les céréales qui y étaient moulues et l'époque de sa construction. Chaque plateau a également un oeil magique où l'on peut regarder pour voir de nouvelles illustrations. Un autre petit bâtiment du parc présente un film de l'Office Nationale du Film. Un écran ludique et interactif permet aux visiteurs d'apprendre plusieurs choses sur le moulin.

La visite fut des plus instructive et nous a permit d'apprendre beaucoup sur la vie dans un moulin, à l'époque du Régime français. C'est également l'occasion de passer du temps au bord de l'eau et de profiter d'un bon bol d'air!

Parc du Vieux Moulin de Pointe-aux-Trembles
11630 rue Notre-Dame est (angle 2e avenue), Montréal
On peut visiter le moulin les fins de semaine,
du 20 juin au 6 septembre, de 12h à 17h.
L'entrée est gratuite.
Pour des informations: 514-872-2240
Et vous savez quoi? Les chiens sont admis sur le site (sauf dans le moulin) pour une petite promenade au bord du fleuve.

14 juillet 2009
Précieux petits instants
Je n'ai pas écrit depuis plusieurs jours et pourtant, j'ai des tonnes de photos et de choses à partager. Nous avons profité de la fin de semaine qui regroupait trois anniversaires dans la famille (de trois générations différentes) pour faire plusieurs activités, des visites et passer du temps en famille. La température était à mon goût, avec juste assez de soleil pour pouvoir en profiter, du vent qui rafraîchit tout et nous pousse même à enfiler un petit chandail par-dessus notre tenue d'été, même si on porte des sandales et des lunettes soleil. Et des soirées aux orages impressionnants avec parfois de la grêle et de la pluie qui tambourine sur le toit de la voiture. J'aime ce temps entre-deux. J'aime cet été-automne que nous avons. J'aime surtout le vent, qui est toujours là, froid, rafraîchissant. J'ai aimé ce doux week-end, qui s'est écoulé doucement. Ces matinées et ces début de nuits passées sur la route à fredonner une chanson qui joue à la radio. À écouter les ronflements du chien sur la banquette arrière. À discuter, échanger, mon Doux et moi, sur tout et rien. Et à rêver aussi. Parce que des rêves, nous en avons des tiroirs pleins. Cette journée historique avec mes parents, où nous avons profité du vent du large, des canards et des bateaux, tout en faisant un saut dans le passé. Ces gâteaux d'anniversaire que nous avons dégustés tous ensembles, dans une famille, puis dans l'autre, en papotant à ne plus s'entendre penser. Ces discussions avec ma petite nièce, sur la littérature et les livres, qui lui donnent envie d'écrire à son tour. Les promenades à l'extérieur. Les chiens qui s'amusent. Les enfants qui rient. Et le départ, aussi. Parce qu'il faut bien rentrer à la maison...
06 juillet 2009
Randonnées à vélo
Nous avons toujours beaucoup aimé le vélo. C'est un moyen efficace, économique et agréable de prendre des vacances d'un jour ou de plusieurs jours, tout en voyant du paysage et en s'offrant une bonne séance d'exercice. Plus jeune, lorsque je vivais à Montréal, l'été je n'achetais pas de carte d'autobus, je voyageais en vélo. Ici, nous sommes loin de tout et c'est assez difficile de partir travailler en vélo, à moins d'être vraiment très très motivé... Donc le vélo demeure pour nous une façon de sortir à peu de frais, puisque nous avons rarement les moyens de s'offrir des vacances.
Nous aimons le vélo, mais moins l'idée de laisser notre chien à la maison toute la journée, tout seul. On aimerait aussi s'offrir des randonnées sur de plus longues périodes et c'est difficile en ayant un chien qui attend à la maison.
Depuis que nous avons des chiens, on pense à s'acheter une remorque à vélo pour animaux. C'est dispendieux, mais en pensant à l'été qui est là, aux peu de sorties que nous pourront nous octroyer et au fait que mon Doux n'aura pas de vacances cet été, on a décidé d'acheter la remorque. Ce que j'ai fais ce matin, en me rendant dans une ville voisine.
Je l'ai donc installée et j'ai décidé de l'inaugurer avant l'orage (qui tombe d'ailleurs en ce moment même). Gustave ne s'est pas fait prier pour monter dans la remorque (tant mieux!) et nous avons pu prendre la route pour environ deux heures de trajet. Tout s'est bien passé. Je suis contente de pouvoir habituer Gustave à la remorque pendant qu'il est petit. On pourra donc l'amener régulièrement et pour des trajets de plus en plus longs. Éventuellement, on pourra s'offrir des piques-niques, des promenades dans des parcs et des petits voyages.
Nous avons fait une halte à mi-parcours, pour permettre à chacun de boire un peu, puis le ciel devenant peu à peu très sombre, nous sommes rentrés à la maison. Voilà donc une belle journée et d'autres agréables randonnées qui s'annoncent, dont je pourrai éventuellement faire des comptes-rendus ici, de temps à autres.
29 juin 2009
Une page d'histoire
L'histoire en général m'a toujours attirée. Plus jeune, c'était une des matières (avec le français et les arts) que j'appréciais le plus. À l'adolescence, je me suis tournée vers l'ailleurs. Notre histoire à nous ne m'intéressait plus beaucoup. J'avais envie de découvrir d'autres cultures, d'autres endroits. J'avais l'impression qu'on se complaisait dans les erreurs et les injustices du passé alors que je croyais que c'était beaucoup plus vert chez le voisin.
Depuis quelques années, je reviens vers nous, notre culture, notre passé. Ce que nos ancêtres ont vécus m'intéresse beaucoup plus que ce qui se passe ailleurs. J'ai été voir ailleurs, j'ai été un peu déçue, je reviens chez nous et ce que j'y découvre me fascine. Il me semble que je n'aurais pas suffisamment d'une vie pour tout découvrir, tout voir, tout lire, tout visiter, tout visionner ce qui m'intéresse.
Je ne voyage pas beaucoup. Quand je voyage, j'opte pour le Québec. Je n'ai aucune envie d'aller ailleurs. J'ai le sentiment d'avoir trop de choses à découvrir ici. J'aime le tourisme agro-alimentaire, les escapades dans la nature (camping, randonnée) mais je me passionne surtout pour le tourisme historique. Je pourrais visiter tous les sites historiques, les maisons préservées, les musées rendant hommage à tel ou tel personnage. Je suis avide de tout voir, tout découvrir, tout comprendre et vivre un peu, le temps d'une journée, à l'image de ce qu'était la vie de mes ancêtres. Je garde des souvenirs merveilleux de visites au Jardin de Métis d'Elsie Reford et à sa maison qui surplombe le fleuve, au Village québécois d'Antan et au Village de l'héritage britannique en Gaspésie, pour ne nommer que ceux-là.
Ce qui m'intéresse surtout dans l'histoire, c'est d'apprendre la façon dont les gens vivaient. De connaître leur mode de vie, leurs routines quotidiennes, la vie à la ville, à la campagne. De quelle façon se déroulait leur quotidien? Comment se débrouillaient les femmes? Quels choix s'offraient à elles? Et les nouveaux colons? Comment était la vie pour les premiers arrivants? Leurs maisons? Leurs vêtements? La religion qui remplissait et dictait bien souvent leurs vies? Comment voyageaient-ils? Où en était la médecine à cette époque? En histoire, la politique m'intéresse très peu. Ce sont les hommes et les femmes qui ont formés notre contrée qui m'intéressent, avec leurs faiblesses, leurs problèmes, leurs mensonges, leurs bons coups, leurs découvertes.
Je m'intéresse à l'histoire en général, mais certaines parties de l'histoire, qu'elles soient d'ici ou d'ailleurs, m'intéressent plus particulièrement. La Nouvelle-France me passionne. La vie et l'histoire des Filles du Roy me fascine. J'aime lire et en apprendre plus sur le quotidien des premiers arrivants. Le village historique de l'héritage britannique en Gaspésie est génial pour une incursion dans la vie des premiers colons. Apprendre dans les livres comment certains se débrouillaient avec les moyens à leur disposition et le voir réellement sont deux choses bien différentes... J'ai lu tout de même de très bons livres sur la Nouvelle-France et sur les pionniers et je suis toujours à la recherche de livres intéressants sur le sujet, romans, essais ou beaux-livres.

Des Filles du Roy à nos jours, la construction des villes, des villages, le fonctionnement de la communauté et la vie familiale me passionne beaucoup. Je m'intéresse également aux épidémies en général, la peste noire (peste bubonique), la peste blanche (tuberculose) et le choléra. Grosse-Île est une étape importante au pays pour l'histoire de la médecine et de l'épidémie qui y est rattachée. Je souhaite d'ailleurs pouvoir un jour me rendre sur cette île pour y visiter les installations encore debout et effectuer une sorte de pèlerinage jusqu'au mémorial des irlandais, en souvenir de ceux qui ont péris sur l'île et des médecins et travailleurs qui ont tout donner pour tenter de les sauver. La peste en Europe m'intéresse aussi, surtout celle qui ravagea l'Angleterre. Les croyances reliées à la médecine et à la maladie me poussent à lire sur le sujet. Le sanatorium de Waverly Hills m'intéresse et donne même le frisson avec son architecture gothique et toutes les légendes qui y sont reliées. J'ai en horreur la médecin en général et tout ce qui porte une blouse blanche me donne envie de prendre mes jambes à mon coup. Pourtant l'histoire de la médecine me fascine, la façon dont on tentait de comprendre les maladies et les traitements parfois terrifiants qu'on appliquait. Je porte aussi un grand intérêt au nazisme, pas d'un point de vue politique, mais plutôt d'un point de vue humain. Les guerres ne m'intéressent en général pas beaucoup, sauf leur rapport à l'homme. Toujours et encore, la façon de vivre ces événements me donne envie d'en savoir plus. Je n'aime pas les guerres, mais je m'intéresse beaucoup aux déserteurs québécois et canadiens face à la conscription. Les femmes dans l'histoire, leur place, leurs vies et leurs rapports à la famille, à la religion et à la carrière m'intéressent.
Et vous, l'histoire vous intéresse? Quelles partie de l'histoire attirent le plus votre attention? Si vous avez de bons livres en français à me conseiller, sur les sujets plus haut mentionnés je suis preneuse. Que ce soit des romans, des essais, des bandes dessinées, des journaux, des livres historiques, des beaux-livres, peu importe, je m'intéresse à tout et je lis de tout.
20 avril 2009
Je voudrais revoir la mer...
Je ne suis pas une grande voyageuse. J'aime rester "chez moi", les pieds bien au sol. Aller voir ailleurs ne me manque pas, ne me tente pas vraiment. Le seul endroit hors Québec qui me fasse de l'oeil ce sont les étendues enneigées de l'Alaska. À cause de sa faune, de son histoire, de sa nature, du froid. J'aime les paysages bruts. J'aime le camping sauvage. Les bestioles. Les endroits non civilisés. L'impression d'être seule au monde quelque part. C'est en accord avec ma nature "sauvage" qui vit sans voisin et qui trouve encore qu'elle ne vit pas suffisamment retirée. Je suis donc une très grande amatrice des voyages au Québec. Nous avons des régions époustouflantes, un patrimoine historique et culturel magnifique. Et j'aime le découvrir.
Aujourd'hui, j'ai ouvert le grand coffre au pied du lit. Il recèle toutes sortes de choses qui sont magiques pour moi. C'est un coffre qui a une valeur sentimentale très forte, puisqu'il m'a été offert par celui qui partage ma vie depuis des années déjà. Il représente un bateau, peint sur du cuir. J'y cache mes petits trésors. Mes souvenirs. Et une couverture chaude pour l'hiver. En l'ouvrant, je suis tombée sur un sachet contenant des petits cailloux polis par la mer et des coquillages. Des billets d'entrée pour des musées. Des cartes postales colorées. Une carte routière. La mer. Des phares. Et un journal de voyage. Je ne me souvenais pas avoir écrit ce journal. En tombant dessus, tous les souvenirs d'un voyage merveilleux me sont revenus en mémoire.
La Gaspésie, il y a quelques années. Les panoramas à couper de souffle, avec la mer tout proche qui soufflait ses relents d'eau salée. De l'autre côté, c'est l'Europe. Et c'est étrange de se savoir à la pointe de notre monde. De l'autre côté de la mer, très loin, il y a une autre terre, différente, qui commence.
Des phares, majestueux, qu'on peut visiter et se faire raconter. Des histoires de marins. Des reliques d'un temps passé. Merveilleux phares qui forment même une route qu'on peut explorer. Pour une nuit, on peut devenir nous aussi gardiens de phare et vivre parmis les fantômes du passé. On sent presque le poisson qui cuit et les odeurs de graisse qui alimentait le vieux fanal.
La région gaspésienne regorge d'histoire, de choses à apprendre, à connaître, à visiter. Si les temps n'étaient pas si difficiles, c'est une région où j'envisagerais d'habiter. Parce qu'elle me parle profondément. Et parce qu'il y a la mer...
La mer. Le mer qui est partout. Qui enveloppe tout. La vie au bord de l'eau. Les promenades sur la grève. La tente tout près de la mer. Le matin, au réveil, le soleil qui sort doucement de l'eau, au loin, vaut tout l'or du monde. Un paysage qui me reste encore en tête et que je souhaite revoir un jour...





