17 décembre 2009
Un froid venu du nord
Hier soir en sortant du restaurant où se déroulait notre souper de Noël du travail, il commençait déjà à faire froid. J'avais laissé ma voiture près de la rivière, toujours plus loin que celle des autres. J'aime marcher un peu, bien emmitoufflée. La soirée avait été délicieuse. Nous nous sommes régalées, avons été bien gâtées, le repas était merveilleusement bon, nous avons beaucoup rit, pris des photos, beaucoup papoté. Nous avons offert des fleurs à notre responsable, puis chacune a eu un petit cadeau sympathique d'un commerçant de la région. J'aime l'idée d'encourager ceux qui oeuvrent chez nous. Bref, c'était une très belle soirée. En arrivant près de la voiture, j'ai levé les yeux au ciel. Le froid était pinçant. La voiture, ensevelie sous la neige.
Ce matin au réveil, j'ai tout de suite senti que la température avait chutée. On le sent dans la maison. On le sait aussi par les poutres qui claquent en pleine nuit. Je me suis habillée chaudement et j'ai été voir le thermomètre: -25°c. Les froids commencent. Rien en comparaison avec les -40°c qu'il fait, parfois. Mais c'est frisquet quand même. Ça m'amuse de dire ça. Les gens me regardent avec des gros yeux.
Peut-être qu'on sortira tantôt, quand le soleil sera levé. J'espère que ma voiture partira. Elle le devrait, mais je ne la connais pas encore, c'est son premier hiver avec moi. Ce soir, je travaillerai sur des Duos lecture que nous intégrerons pour le retour des vacances. J'avais préparé des Duos en janvier 2009, pour les adultes. Un roman accompagné d'un documentaire sur le même sujet. L'été dernier, j'ai repris le même principe pour les enfants, mais avec cinq livres: une revue, un roman, une bande dessinée, un documentaire, un album. Succès immédiat! Cette fois, je refais le concept de 2009, pour les adultes. Trente nouveaux duos auxquels je travaille depuis l'automne. J'adore ces projets! En mars, nous recevons un personnage de livre pour enfant très appréciés des jeunes lecteurs. J'ai travaillé sur une grande affiche pour annoncer la venue et inciter les jeunes à lire et relire les livres. Je dois mettre en affiche ce que j'ai travaillé il y a quelques semaines: dessins, informations... Ça aussi, ça doit être prêt pour le retour des vacances!
Plus que trois jours de travail en comptant ce soir. Je compte bien avancer à la bibliothèque. J'espère que l'achalandage me le permettra. Tout doit être prêt à temps!
11 août 2009
Trop chaud...
La soirée d'hier était étouffante, la maison surchauffée quand nous sommes rentrés du travail. Cette semaine, je reprends mon horaire régulier, les filles ont terminé leur travail pour l'été. Je trouve toujours triste de les voir partir. L'an prochain, j'en reverrai une, mais pas l'autre.
Après le souper, il faisait trop chaud pour faire quoique ce soit. Je déteste avoir l'impression d'être fiévreuse, parce que le temps est étouffant. Mon logiciel de météo indiquait 36°c avec le facteur humidex. C'est trop pour moi.
Gustave traînait sa peau d'une pièce à l'autre. Les oiseaux ne bougeaient pas dans leurs cages. Je me suis allongée sur le divan pour lire un peu, le chien à mes pieds. De temps en temps, on échangeait quelques mots, mon Doux et moi, avant de replonger dans une sorte de torpeur dûe à la canicule. Ou à l'humidité.
Ce matin je me suis réveillée avec l'impression d'avoir dormi sur la corde à linge. J'ai vu toutes les heures de la nuit défiler sur le réveil. Je ne pense pas faire grand chose de la journée avant de partir travailler. Avancer mon livre, peut-être, pour pouvoir le rendre avant de partir en vacances. Je n'ai pas pensé à mes vacances de l'été. Et maintenant qu'elles arrivent, je compte les jours.
J'espère qu'il ne fera pas trop chaud...
(Demain, deux recettes... il y a longtemps que je n'en ai pas partagé!)
03 juillet 2009
Temps gris
Le temps gris des derniers jours rend les gens moroses. Alors qu'à moi, il me donne du répit. J'apprécie ces jours de pluie qui nous arrivent. Sortir avec mon imperméable rouge, tache de couleur presque trop joyeuse pour un temps si gris. Les fleurs et les plantes sont plus vertes que jamais. Les plates-bandes s'épanouissent. Lorsqu'une éclaircie pointe dans le ciel, j'en profite pour amener Gustave en promenade. Lui qui ne voulait pas qu'on le sorte en laisse au début et qui refusait d'avancer, accueille maintenant le mot "promenade" en frétillant la queue. J'ai travaillé fort avec lui pour lui faire apprécier et modifier les points plus difficiles pour lui. Sur notre terrain, par contre, qui est assez vaste pour contenir toutes ses cabrioles, il est bien sûr libre de faire ce qu'il veut et d'aller où ça lui plaît. Il ne s'en prive pas.
On parle de pluie, d'averse, d'orage pour les prochains jours, jusqu'à au moins le milieu de la semaine prochaine, si les choses ne changent pas. Les rangs sont boueux, on ne sort que très peu sur le terrain. Par contre, on joue, Gustave et moi, à la balle dans le grand salon. Quand il est bien épuisé, comme maintenant, et qu'il s'effondre sur le plancher pour dormir tout son soûl, j'en profite pour lire. Ces piles de livres fabuleux qui m'attendent, ceux que j'intercale entre mes propres livres et que je commande dans d'autres bibliothèques. Des petites trouvailles que j'avais oublier. Des livres d'été. D'autres d'histoires. Et il y a tous ces projets sur lesquels je travaille à la bibliothèque. Après cinq jours de congé, je suis heureuse de retrouver les filles. Leur sourire. Leur bonne humeur. Les rires. Les lecteurs. Les livres...
20 mai 2009
Mercredi
Un printemps que je trouvais fort joli il y a peu mais qui offre beaucoup de journées (trop) froide. Bientôt juin, on ne le croirait pas. Nous devons encore chauffer la maison pratiquement tous les jours... La nuit, du givre apparaît dans les vitres.
Je fais encore du ménage dans la bibliothèque. Chaque jour j'ajoute un livre ou deux dans les boîtes. Faire le ménage des livres me donne envie d'en lire pleins et de découvrir certaines choses. Des oubliés. Des petits nouveaux. Je suis dans une bonne période de lecture. Je lis doucement, quelques minutes, quelques heures, grapillées ici et là. Nous avons changé de système informatique récemment au travail et le gros avantages est de pouvoir, de la maison, me commander les livres dont j'ai envie. Ils me sont livrés à la bibliothèque. C'est fantastique!
Le ciel gris de ce mercredi de congé m'offre une journée de vrai repos. Entre tout ce qu'il y a à faire, les journées défilent et je ne trouve pas le temps de prendre une petite pause. Les plates-bandes avancent bien, elles ont été nettoyées et nous en avons créées d'autres. Notre petit coin de paradis prend des airs champêtres qui me plaisent beaucoup!
En attendant, une petite tasse de thé (la troisième, je crois, de la journée) et une heure ou deux à flâner ici et là, avant de penser au souper...
15 mai 2009
Prendre la clé des champs
Le printemps me semble magnifique cette année. Peut-être parce que l'hiver a été si dur. Du soleil, de la pluie, il me semble que tout est parfaitement bien dosé. Peut-être parce que je suis heureuse que la belle saison revienne. Il ne fait pas encore trop chaud. Les nuits sont fraîches, il y a encore du gel la nuit, parfois. Les journées sont assez chaudes pour se promener en manches courtes. C'est parfait.
Je déserte l'ordinateur. Il y a autre chose à faire. Pleins d'autres choses. Comme préparer la maison pour l'été. Le jardin pour les semences. Le terrain pour observer les oiseaux, les papillons, les petites bestioles. Il y a l'herbe à tondre, des heures et des heures d'herbe à tondre. Parce qu'ici, c'est grand. De désherbage à faire. Et du travail, qu'on est bien heureux d'avoir chacun de notre côté et qui nous réunit dans la tonne de choses que l'on a à partager, à raconter, le soir venu lorsque l'on se retrouve pour souper. Un travail qu'on aime tous les deux, qui nous porte jusqu'en fin de journée et que l'on savoure, parce que l'on passe quand même une partie de notre vie au travail. Et qu'on doit travailler, pour pouvoir vivre, mais surtout, travailler pour la bonne raison. Travailler parce que l'on s'y épanouit. Travailler parce qu'on a des collègues en or. Travailler parce qu'on aime ce que l'on fait. Et sourire. Parce qu'un sourire au travail, comme nous comme pour les autres, ça fait toujours plaisir.
Et une demie-journée par semaine, parfois toute une journée, on s'offre du repos. Parce que ça fait du bien. Parce que l'on se retrouve. Parce qu'on peut regarder la semaine écoulée et dire que ça été une bonne semaine.
Le week-end est long. C'est congé. Profitez-en. Ayez une petite pensée tout de même pour ceux que l'on célèbre, qui ont luttés et qui sont morts pour leurs convictions, il y a bien longtemps...
26 avril 2009
Les travaux
Ce que je me plaît à nommer "les travaux", ce sont toutes sortes de choses qu'il y a à faire ici, dedans comme dehors. Quand nous avons acheté la maison, nous avons repris une construction... toujours en construction. Rien n'était fait à l'intérieur. Que la structure extérieure. Il fallait rendre la maison habitable le plus vite possible avant l'hiver. Certaines choses ont été faites rapidement, en attendant, alors que d'autres sont tout à fait à notre goût. La maison nous offre un havre de paix, un endroit rempli de lumière été comme hiver, avec ses nombreuses fenêtres, et une vue imprenable sur la vie, à l'extérieur.
Il y a aussi les travaux extérieurs. Le terrain, ou plutôt, les terrains que nous avions achetés pour une bouchée de pain, ne nous ont pas été offert clé en main. De toute façon, je n'en voyais pas l'intérêt. Clé en main c'est beaucoup trop cher pour nous et en plus, ça ne nous permet de rien faire du tout. J'aime créer, travailler, améliorer les choses en le faisant moi-même. Il y a toute la fierté d'y réussir et les projets intéressants à devoir développer. Le premier terrain, où il y a aussi la maison, était envahit par les branchages à moitiés morts à l'arrière. Partout, il n'y avait aucun arbre, pas un coin d'ombre. Aucun aménagement, les marches menant à l'entrée étaient enfouie dans la boue. Il n'y avait pas de fleurs, des roches partout sur une pelouse qui ne poussait qu'à moitié. Le reste ne semblait être que de la terre de remplissage... de la roche, du sable, de la roche...
Nous nous sommes retroussés les manches et nous avons semé, planté, nettoyé, clairsemé, coupé... Aujourd'hui la pelouse pousse partout. De belles plate-bandes de fleurs ornent le devant de la maison. Les branchages ont été enlevés et la terre ratissée et dans quelques années, nous pourront y installer nos poules et nos autres petits animaux. Dans quelques années, nous auront des arbres magnifiques pour nous donner un peu d'ombre et de répit dans les chaudes journées d'été...
Le second terrain en est un de bois, certains arbres sont en santé et plein de vigueur, d'autres sont morts. Le bois mort attire les pic-bois et d'autres oiseaux. Nous leur laissons. Pour le moment, nous avons un chemin qui serpente et nous permet de nous promener. C'est suffisant. On ne peut pas tout faire en même temps. Mais les projets ne manquent pas. J'imagine même un petit étang, où viendraient batifoler quelques grands hérons...
Notre terrain qui semblait si difficile à dompter regorge cependant de toutes sortes de ressources. Les anciens débris de l'autre occupant (qui prenait son terrain pour une poubelle à ciel ouvert) nous ont servis pour toutes sortes de choses, dont entre autres, la construction d'une grande aire de mangeoires pour les oiseaux, l'installation de dalles anciennes et de petites marches autour des plate-bandes, etc. Notre parcelle de forêt regorge de pierres des champs empilées les unes sur les autres, pierres qui devaient se trouver dans la terre, lors de la construction de la maison. Nous les utilisons pour toutes sortes de choses. Délavées par la pluie et polies par le soleil, elles sont si belles et donnent un petit côté ancien qui ne me déplaît pas du tout!
Et maintenant, il y a tout le reste. Les travaux. Les travaux dehors. Les rénovations possibles à l'intérieur. Les changements. Les petites idées, qui deviennent tout à coup de grandes choses. La récupération, qui permet d'économiser et d'offrir une second vie à des objets qui termineraient dans les décharges. Ce petit puit que l'on veut décorer et aménager pour recevoir des corbeilles de fleurs. Ces pierres des champs qui feront un joli muret de chaque côté de nos deux entrées. Ces vieilles lampes solaires qui ne fonctionnent plus qui trouveront une seconde vie en porte-fleurs et remplaceront les petits poteaux qui délimitaient le jardin tout en l'agrémentant de jolies couleurs...
Il y a toujours tant à faire ici! Je crois que les anciens occupants n'en reviendraient pas de voir ce que l'on fait de leur ancienne maison...
09 avril 2009
Routine
Après avoir passé plus de deux mois et demi ensemble, tout le temps, il faut se refaire à une nouvelle routine. Me réveiller toute seule ce matin m'a fait une drôle d'impression. Il était très, très tôt. Le réveil sonne aux aurores, alors que moi, je travaille le soir. Après avoir tournicoté dans le lit, je me suis levée parce que mon Homer réclamait son déjeuner. Maintenant, alors que moi je dors debout, lui, il ronfle dans son panier.
Ce long week-end de Pâques, qui pour moi se transforme en longue semaine de Pâques, nous offrira une pause dans ce début de routine. La bibliothèque est fermée au public toute la semaine suivant Pâques, pour des changements informatiques. Ce qui ne nous empêchera pas de travailler. J'ai très hâte car ça voudra dire des journées plus douces, à papoter tout en travaillant, puisque nous serons seules. Des moments pour se voir un peu, moi et mes collègues, alors qu'on ne fait que se croiser la plupart du temps. Le dîner au petit resto du coin, à papoter, encore et encore. Et c'est surtout très sympathique de se retrouver un peu avec des gens avec qui on aime travailler.
Entretemps, j'ai décidé de retourner à mes premières amours, mon petit blogue de lecture ouvert il y a 6 ans, fermé pendant un an, puis réouvert cette semaine, après maintes réflexions. Et surtout, après un petit commentaire de mon papa, qui m'a laissé songeuse... Et donc, c'est reparti pour mon petit monde de livres et d'auteurs. Je suis d'ailleurs en train de mettre en ligne mes archives de la dernière année. Ce n'est pas parce que je n'écrivais pas en ligne que je n'écrivais pas pour moi! J'ai besoin de garder une trace de ce que je lis. Pour m'y référer au besoin. Pour le plaisir de faire un retour sur ce qui alimente mes lectures. Tant qu'à écrire, aussi bien partager.
Finallement cette semaine qui devrait être un retour à la routine, sera une des semaines les plus chargée et diversifiée des derniers mois! Et c'est tant mieux ;)





