20 avril 2009
Je voudrais revoir la mer...
Je ne suis pas une grande voyageuse. J'aime rester "chez moi", les pieds bien au sol. Aller voir ailleurs ne me manque pas, ne me tente pas vraiment. Le seul endroit hors Québec qui me fasse de l'oeil ce sont les étendues enneigées de l'Alaska. À cause de sa faune, de son histoire, de sa nature, du froid. J'aime les paysages bruts. J'aime le camping sauvage. Les bestioles. Les endroits non civilisés. L'impression d'être seule au monde quelque part. C'est en accord avec ma nature "sauvage" qui vit sans voisin et qui trouve encore qu'elle ne vit pas suffisamment retirée. Je suis donc une très grande amatrice des voyages au Québec. Nous avons des régions époustouflantes, un patrimoine historique et culturel magnifique. Et j'aime le découvrir.
Aujourd'hui, j'ai ouvert le grand coffre au pied du lit. Il recèle toutes sortes de choses qui sont magiques pour moi. C'est un coffre qui a une valeur sentimentale très forte, puisqu'il m'a été offert par celui qui partage ma vie depuis des années déjà. Il représente un bateau, peint sur du cuir. J'y cache mes petits trésors. Mes souvenirs. Et une couverture chaude pour l'hiver. En l'ouvrant, je suis tombée sur un sachet contenant des petits cailloux polis par la mer et des coquillages. Des billets d'entrée pour des musées. Des cartes postales colorées. Une carte routière. La mer. Des phares. Et un journal de voyage. Je ne me souvenais pas avoir écrit ce journal. En tombant dessus, tous les souvenirs d'un voyage merveilleux me sont revenus en mémoire.
La Gaspésie, il y a quelques années. Les panoramas à couper de souffle, avec la mer tout proche qui soufflait ses relents d'eau salée. De l'autre côté, c'est l'Europe. Et c'est étrange de se savoir à la pointe de notre monde. De l'autre côté de la mer, très loin, il y a une autre terre, différente, qui commence.
Des phares, majestueux, qu'on peut visiter et se faire raconter. Des histoires de marins. Des reliques d'un temps passé. Merveilleux phares qui forment même une route qu'on peut explorer. Pour une nuit, on peut devenir nous aussi gardiens de phare et vivre parmis les fantômes du passé. On sent presque le poisson qui cuit et les odeurs de graisse qui alimentait le vieux fanal.
La région gaspésienne regorge d'histoire, de choses à apprendre, à connaître, à visiter. Si les temps n'étaient pas si difficiles, c'est une région où j'envisagerais d'habiter. Parce qu'elle me parle profondément. Et parce qu'il y a la mer...
La mer. Le mer qui est partout. Qui enveloppe tout. La vie au bord de l'eau. Les promenades sur la grève. La tente tout près de la mer. Le matin, au réveil, le soleil qui sort doucement de l'eau, au loin, vaut tout l'or du monde. Un paysage qui me reste encore en tête et que je souhaite revoir un jour...





