23 décembre 2009
Quelques heures avant Noël!
Plus que quelques heures et ce sera Noël.
Le temps a filé à toute vitesse cette année. La neige a tardée, si bien que nos préparatifs aussi. Il reste encore quelques dernières petites choses à faire. Un peu de cuisine de Noël de dernière minute, qu'on ne peut pas vraiment préparer à l'avance. Une dernière touche à mes petits cadeaux pour les rendre plus jolis. L'effervescence et l'excitation s'emparent de nous à l'approche de Noël: on va revoir la famille qui nous a tant manquée, on va partager, échanger, s'amuser et bien manger. Les tables seront bien garnies. Chacun aura une petite surprise pour agrémenter à sa façon le repas de Noël. Il faudra préparer la voiture, lui jeter un dernier coup d'oeil s'assurer qu'elle est en ordre et ne manque de rien, avant de prendre la route sur les chemins enneigés. Je prépare les sacs à apporter, les petites surprises glanées au cours des derniers mois et qu'on n'a pu offrir parce que tout le monde est loin. Les pantoufles rouges et vertes que ma tante nous a tricotées il y a quelques Noëls et qu'on garde précieusement pour les porter pendant le temps des Fêtes. Une petite couverture pour la voiture, vu que je porterai une jupe et que je ne veux pas avoir froid pendant le trajet. Les affaires du chien, quelques jouets, pour qu'il puisse s'amuser un peu, des biscuits, parce que c'est aussi la fête pour lui. Les cd de Noël qu'il ne faut pas oublier et qu'on écoute en voiture en papotant joyeusement.
Quand on arrive à destination, j'aime marcher dans la neige jusqu'à la maison de mes parents. J'aime transporter les petits sacs et les cadeaux. Le vent pique les joues, on a hâte de sonner à la porte et de revoir ceux qu'on aime. Tout le monde s'embrasse. La maison sent bon. Tout le monde parle en même temps. Gustave court partout, pour avoir lui aussi sa part d'attention. La maison devient un brouhaha sympathique.
C'est Noël!
18 décembre 2009
Soir d'hiver...
Certains soirs d'hiver, alors que dehors la température dégringole, que la chaleur n'arrive pas à chasser l'humidité de la maison, que les poutres claquent comme des coups de fusil sous la morsure du froid, nous nous installons dans la bibliothèque pour la soirée.
Nous préparons une théière que nous apportons, encore fumante, sur la petite table au milieu de la pièce. Nous sortons les livres qui occuperont notre soirée. Nous nous installons sur le divan, enfoncés dans la chaleur des coussins, une couverture douce sur les genoux.
Gustave vient se coucher à nos pieds. Parfois il a envie de jouer et bouscule un peu la quiétude de la pièce, avant de s'endormir, épuisé, sur son gros coussin rond.
On jette un oeil dehors. Parfois, il tombe quelques flocons. Parfois le ciel étoilé nous enveloppe, l'espace d'un instant. On remplit à nouveau les tasses de thé. On ajuste la couverture pour garder les pieds bien au chaud. Encore une heure de lecture. Après il faudra penser à aller au lit...
17 décembre 2009
Un froid venu du nord
Hier soir en sortant du restaurant où se déroulait notre souper de Noël du travail, il commençait déjà à faire froid. J'avais laissé ma voiture près de la rivière, toujours plus loin que celle des autres. J'aime marcher un peu, bien emmitoufflée. La soirée avait été délicieuse. Nous nous sommes régalées, avons été bien gâtées, le repas était merveilleusement bon, nous avons beaucoup rit, pris des photos, beaucoup papoté. Nous avons offert des fleurs à notre responsable, puis chacune a eu un petit cadeau sympathique d'un commerçant de la région. J'aime l'idée d'encourager ceux qui oeuvrent chez nous. Bref, c'était une très belle soirée. En arrivant près de la voiture, j'ai levé les yeux au ciel. Le froid était pinçant. La voiture, ensevelie sous la neige.
Ce matin au réveil, j'ai tout de suite senti que la température avait chutée. On le sent dans la maison. On le sait aussi par les poutres qui claquent en pleine nuit. Je me suis habillée chaudement et j'ai été voir le thermomètre: -25°c. Les froids commencent. Rien en comparaison avec les -40°c qu'il fait, parfois. Mais c'est frisquet quand même. Ça m'amuse de dire ça. Les gens me regardent avec des gros yeux.
Peut-être qu'on sortira tantôt, quand le soleil sera levé. J'espère que ma voiture partira. Elle le devrait, mais je ne la connais pas encore, c'est son premier hiver avec moi. Ce soir, je travaillerai sur des Duos lecture que nous intégrerons pour le retour des vacances. J'avais préparé des Duos en janvier 2009, pour les adultes. Un roman accompagné d'un documentaire sur le même sujet. L'été dernier, j'ai repris le même principe pour les enfants, mais avec cinq livres: une revue, un roman, une bande dessinée, un documentaire, un album. Succès immédiat! Cette fois, je refais le concept de 2009, pour les adultes. Trente nouveaux duos auxquels je travaille depuis l'automne. J'adore ces projets! En mars, nous recevons un personnage de livre pour enfant très appréciés des jeunes lecteurs. J'ai travaillé sur une grande affiche pour annoncer la venue et inciter les jeunes à lire et relire les livres. Je dois mettre en affiche ce que j'ai travaillé il y a quelques semaines: dessins, informations... Ça aussi, ça doit être prêt pour le retour des vacances!
Plus que trois jours de travail en comptant ce soir. Je compte bien avancer à la bibliothèque. J'espère que l'achalandage me le permettra. Tout doit être prêt à temps!
11 décembre 2009
La neige sous le soleil
Ce matin, en allant porter le courrier de Noël à la boîte au bout du chemin, j'ai observé un moment le soleil qui se levait. J'étais en robe de chambre, tache rouge sur la blancheur de la neige. La tempête a fait rage pendant plusieurs heures. J'ai pelleté trois heures mercredi, trois autres heures hier. Je suis fatiguée. Me lever à 4h le matin et travailler de soir, n'aide certes pas mon cas. Mais ce n'est pas grave. Dehors, le temps est magnifique. La blancheur de la neige à perte de vue blesse presque les yeux lorsqu'on s'y attarde un peu trop. Les rangs sont glacés. Je roule lentement, en écoutant de la musique de Noël. Ça m'occupe l'esprit, m'empêche d'avoir peur de déraper. Même après trois ans, la peur est toujours là. Moins forte. Mais là. Plus j'accumule le temps qui me sépare de l'accident, plus je prends confiance en ma conduite et moins j'ai peur. Le fait d'avoir dû changer de voiture cet été, m'aide aussi à me sentir plus en sécurité. N'empêche, la neige, c'est beau et j'aime toujours autant, même quand elle rend glissantes les routes autour de chez moi.
Le vent des dernières heures résonnait partout autour de nous. Il poussait la neige en congères, remplissait les moindre cavités de son son hurlant. Dès qu'on ouvrait la porte pour Gustave, le vent s'engouffrait dans la maison, faisait résonner son hurlement glaçant. Les branches de sapin retenues par une grosse boucle rouge sur le lampadaire de l'entrée s'accrochent encore de peine et de misère. Celles autour des fenêtres de la maison ont tenu bon. Le vent faisait vibrer les fenêtres par bourrasques, les poutres du plafond craquaient. Le vent charriait la neige du toit, qui tourbillonnait devant les fenêtres. On ne voyait rien dehors. Puis, ce matin, il vente moins. Le temps est glacial. Près de -10°c au petit matin. Avec le vent qui reste et qui s'infiltre partout, vaut mieux être habillé chaudement. L'hiver est là, convenablement installé. Nous aurons de la neige pour Noël, je le crois bien.
Ce matin, je traîne encore en pyjama. Je m'occupe de quelques préparatifs des Fêtes qu'il reste à faire. Cette semaine, je prends une pause cuisine. Je recommencerai probablement cette fin de semaine, afin que tout soit prêt dans les temps. Nous avons choisis notre menu de Noël pour notre souper d'amoureux. Les autres soupers-rencontres-retrouvailles et fêtes familiales en tout genre sont fixées et préparées. Je bricole, je flâne, je profite de la chaleur réconfortante de la maison. Dans son coin de forêt, elle se tient droite contre les éléments qui se déchaînent à l'extérieure. Petite maison, havre de quiétude et de douceur...
J'ai téléphoné à ma mère, qui est loin, à qui c'est l'anniversaire aujourd'hui. J'étais heureuse de lui parler, heureuse de sentir le bonheur dans sa voix. Heureusement que le téléphone existe. Il me permet de rester en contact et de sentir la proximité de ceux que j'aime, qui vivent loin de moi. En attendant de pouvoir être ensemble pour vrai, dans quelques semaines.
Aujourd'hui, je m'installerai avec mes livres, un chocolat chaud sûrement et je me reposerai. Il fait beau, la forêt doit être magnifique, mais je n'ai qu'une envie: rester en pyjama le plus tard possible et lire. Ce que je ferai, en attendant le week-end. Dans quelques heures, il sera là...
30 novembre 2009
Faire entrer la magie de Noël
Hier nous avons décidé qu'il était grand temps de faire entrer Noël dans notre maisonnée! La température ne prête pas vraiment à avoir la tête à Noël, mais le temps lui, il file à toute vitesse et bientôt ce sera Noël. Il était temps de remédier à la grisaille de cette fin novembre.
Après le déjeuner et une tasse de thé, nous nous sommes habillés. Mine de rien, le vent était glacial et s'infiltrait partout. C'était un temps parfait pour une veille de neige, le ciel gris et lourd, sauf qu'avec les températures actuelles, on n'en espérait pas tant.
Nous nous sommes vêtus chaudement et avons amené gustave avec nous. Il était tout content, comme si on ne le sortait jamais! C'est fou comme il aime être à l'extérieur ce chien-là. Il adore courir, fouiner partout, s'amuser avec un rien. Il aime aussi un peu trop l'eau... où il n'a pas manqué d'aller plonger dès que nous avions le dos tourné! Comme des fous, nous essayions de l'attrapper en riant, pour l'éponger un peu. Il a finallement attrappé une branche d'arbre que nous avions délaissée et il est allé jouer avec sur le terrain.
Les poches remplies d'attaches et de décorations, nous avons commencé par couper les branches trouvées et ramassées il y a un moment dans la forêt. Mon Doux maniait la cisaille, moi j'attachais les fins fils de fer autour des branches. J'avais les mains gelées, mes mitaines étant trop épaisses pour être portées pendant que je manipulais le fil de fer. Nous avons attaché les branches au bas de chaque fenêtre et des boucles rouge à grelots ainsi que des boules scintillantes sont allées rejoindre les branches de sapin. Fiers du résultat, nous sommes rentrés nous réchauffer.
Un bon pâté au poulet bien chaud et quelques biscottis plus tard, nous nous sommes mis à nos chaudrons, histoire de faire quelques provisions jusqu'à Noël. Pièce de boeuf, deux chaudrons de bouilli de légumes, un énorme poulet au feu, du bouillon de poulet maison, un pouding à l'érable, d'autres biscottis et finallement, une soupe à l'orge, ont cuits et mijotés toute la journée. La maison était toute chaude et remplie de parfums. Nous avons monté le sapin de Noël et installés les décorations dans la maison.
Et à cinq heures ce matin au réveil, une belle surprise toute blanche nous attendait:

Eh oui! De la belle neige! Il suffisait de faire entrer un peu de la magie de Noël pour que la neige arrive aussi!
27 novembre 2009
La forêt sous la pluie
Hier avant de partir au travail, je me suis lancée dans une frénésie de ménage. Il y a des moments comme ça où la maison n'est pas à mon goût et où j'ai envie de tout nettoyer pour que tout soit impeccable, propre, parfumé et confortable avant la fin de semaine. Après, toujours, je me sens mieux.
Ce matin je me suis réveillée aux aurores. Je savais que tout était propre et qu'hormis un peu de vaisselle, je n'avais rien à faire aujourd'hui. J'ai donc paressé un moment au lit avec mon livre d'Anne Perry. Au levé, Gustave dormait encore sur le divan du salon. J'ai laissé les rideaux fermés, mais j'ai ouvert tout grand ceux de la cuisine. J'ai mis de l'eau à chauffer pour le thé et préparé des gauffres. La grande tasse fumante me réchauffait les mains. J'ai lu, en robe de chambre rouge, assorti à la table qui elle, a déjà revêtue son chemin et ses napperons de Noël. Dehors, le temps était gris. Froid. Quand Gus s'est levé, je lui ai donné à manger, je me suis changée et nous sommes sortis. Froid, pas froid, hier nous sommes restés à la maison. Ce matin, la forêt nous attendait.
Il y avait beaucoup de brume sur le chemin mais très peu dans la forêt. Je rêve du jour où je pourrai prendre de belles photos, comme ça été le cas il y a deux-trois ans, alors que s'élevaient entre les arbres, de belles et longues volutes de brume blanche. Presque fantômatiques.
Ce matin la forêt n'était pas trop brumeuse. Juste au loin. Elle donnait l'impression d'un infini perdu dans le blanc. Nous nous sommes promenés un moment. L'odeur du bois était très forte. L'humidité aussi. Le froid nous glace jusqu'aux os. Il a commencé à pleuvoir. Nous nous sommes dirigés vers une portion de la forêt plus couverte par les branches. Nous avons pu prolongé un peu plus la promenade, au grand plaisir de Gus. La forêt était de plus en plus sombre. La pluie de plus en plus forte. Nous nous sommes dirigés vers la maison. Nous sommes rentrés juste à temps: il pleuvait à plein ciel.
Lorsque nous sommes rentrés, j'ai nettoyé les pattes de Gustave (il me tend ses pattes lui-même, comme un grand). J'ai remis la théière sur le poêle, pour un second thé brûlant. Le temps est glacial. Les décorations de Noël ont piètre mine sous la pluie. Ce n'est pas grave. Demain nous cuisinerons des plats réconfortants. Peut-être un petit dessert. Du thé. Malgré la pluie, la fin de semaine s'annonce douillette et chaleureuse.
24 novembre 2009
Un petit morceau de temps
Je n'ai rien écris depuis quelques jours. Il y a pourtant pleins de petits riens qui font le quotidien dont je pourrais parler. L'automne s'est déroulé à toute vitesse. Noël est à nos portes dans un mois. Il me semble que le temps file sans que je puisse l'arrêter, même pas juste un peu pour en profiter.
Les soirées sont douces, tranquilles. Les fins de semaine aussi. Je suis enrhumée depuis près d'une semaine. Un drôle de rhume (on emploie maintenant le mot rhume, puisque la grippe elle, est devenue la nouvelle peste du moment). Un rhume, donc, un peu étrange, qui part, qui vient.
La fin de semaine nous profitons du peu de temps que nous avons en famille. La semaine, je m'occupe de la maison, on se sépare la préparation des repas selon nos horaires. J'amène Gus en promenade tous les matins depuis que la chasse est terminée. Je cuisine aussi. J'ai cuisiné beaucoup cet automne. J'ai pleins de recettes à partager, mais je en trouve pas le temps de les retranscrire. Avec Noël qui approche, j'aurai d'autres recettes à partager. Il faudrait vraiment que je prenne un moment pour les publier.
Tout va bien. C'est seulement le temps. Il file, sans que je puisse en attrapper un petit morceau, l'espace d'un instant...
11 novembre 2009
Soleil Glacé
Mes journées s'écoulent doucement cette semaine. Entre le travail en fin d'après-midi et les petites tâches dans la maison que je suis capable de faire, je repose le reste du temps mon bras et mon dos. L'un comme l'autre reprennent des forces. J'ai recommencé les promenades avec Gustave. Pas dans la forêt, on entend encore des coups de feu. Autour de la maison, du moins. J'ai besoin d'air et d'espace. Mon Gus est tout fou de courir dans l'herbe glacée. Oui, car la journée de printemps a laissé sa place à une température d'hiver. -4°c ce matin. On s'habille chaudement pour sortir.
Les journées sont belles, pleines de soleil. Les rayons courent sur la table, se faufilent entre les pages de mes livres, arrosent au passage la tasse de thé, qui fume toute la journée. La maison sent bon les épices et les fruits d'automne. On a envie de petits gâteaux massifs pour le thé d'après-midi. Les aiguilles de l'horloge comptent le temps qui passe. Les oiseaux chantent et sont heureux. Gus dort dans un coin, un brin de soleil lui chatouille le nez. J'ai une pile de livres de Noël qui m'attend. Je les feuillette, je les regarde, je lis une phrase ou deux, en attendant décembre pour m'y plonger. J'aime profondément les livres de Noël, qu'ils soient pour adultes, pour enfants, qu'ils se donnent des allures de contes moraux ou d'enquêtes policières. En attendant de les ouvrir, c'est Sherlock Holmes qui m'accompagne... il a été mon compagnon de tous mes étés d'adolescente. Aujourd'hui, je lis à nouveau ses aventures avec autant de plaisir!
09 novembre 2009
Comme si c'était le printemps
C'est une vraie journée d'été aujourd'hui. Après un temps d'hiver, où nous avons sorti les manteaux chauds et les mitaines, voilà qu'il fait soleil et... 18°c! Le changement de température est étonnant. Serait-ce l'été des Indiens? On se croirait au printemps...
Mon bras va mieux. Un peu. Il faut laisser le temps faire les choses. Mais mes doigts sont plus mobiles, même si je ne peux pas prendre de charges, aussi legères soient-elle, de cette main-là. C'est la main gauche et je suis droitière. Par contre, je réalise que pour une droitière, je fais énormément de choses de la main gauche.
À force de tout faire de la même main et de forcer pas toujours très bien, je me suis fait mal au dos vendredi soir. J'ai passé la fin de semaine allongée ou assise droite comme un poteau, incapable de faire quoique ce soit. Aujourd'hui ça va mieux. Masages et repos ont beaucoup aidé. Je dois toutefois faire attention à mes mouvements.
Ma belle-famille nous a rendu visite samedi. Ils ont apporté à dîner, je n'ai rien eu à préparer. Ils nous ont offert quelques pots de soupe et un pâté. Ce fut grandement apprécié.
J'ai terminé Les mystères d'Udolphe. Avoir la chance d'en discuter et de lire cette oeuvre à deux m'a vraiment permis de mieux la comprendre et d'en apprécier la richesse. C'est une belle expérience. Je lis un livre de Noël, d'Anne Perry. J'adore cette auteure. Je ne suis pas du tout en symbiose avec le temps, avec ce roman de Noël. On se croirait beaucoup plus au début des vacances d'été qu'à quarante-cinq jours de Noël!
05 novembre 2009
Le froid
Il fait de plus en plus froid. La maisonnée est passée en mode hivernal. Le chauffage fonctionne depuis déjà de nombreuses semaines. Les couvertures chaudes se sont glissées un peu partout sur les divans et les chaises de la maison. J'aime avoir des pièces chaleureuses, qui donnent envie de s'asseoir, de se reposer, de profiter du calme. Une petite maison pleine de chaleur dans la forêt.
Cette semaine nous avons sorti nos manteaux d'hiver. Les foulards, les mitaines chaudes. Le froid est souvent glacial. Le vent s'engouffre partout. Les bottes attendent la neige, rangées près de l'entrée. Les soirées commencent souvent avec un thé brûlant, épicé, accompagné d'un petit carré de chocolat.
Je viens de regarder la météo prévue pour ce soir. Des flocons de neige. Peut-être de la pluie. Quelque chose entre les deux, selon l'oscillation de la température sous et au-dessus de zéro. En tournant la tête vers la baie vitrée, je constate que le ciel a déjà commencé à nous en envoyer: il neige, doucement, à petits flocons.
Dehors, cette semaine, le temps a changé. Le ciel est plus bas, plus lourd. Il y a une bonne odeur de froid et d'aiguilles de pin.
L'hiver s'en vient...






