11 novembre 2009
Soleil Glacé
Mes journées s'écoulent doucement cette semaine. Entre le travail en fin d'après-midi et les petites tâches dans la maison que je suis capable de faire, je repose le reste du temps mon bras et mon dos. L'un comme l'autre reprennent des forces. J'ai recommencé les promenades avec Gustave. Pas dans la forêt, on entend encore des coups de feu. Autour de la maison, du moins. J'ai besoin d'air et d'espace. Mon Gus est tout fou de courir dans l'herbe glacée. Oui, car la journée de printemps a laissé sa place à une température d'hiver. -4°c ce matin. On s'habille chaudement pour sortir.
Les journées sont belles, pleines de soleil. Les rayons courent sur la table, se faufilent entre les pages de mes livres, arrosent au passage la tasse de thé, qui fume toute la journée. La maison sent bon les épices et les fruits d'automne. On a envie de petits gâteaux massifs pour le thé d'après-midi. Les aiguilles de l'horloge comptent le temps qui passe. Les oiseaux chantent et sont heureux. Gus dort dans un coin, un brin de soleil lui chatouille le nez. J'ai une pile de livres de Noël qui m'attend. Je les feuillette, je les regarde, je lis une phrase ou deux, en attendant décembre pour m'y plonger. J'aime profondément les livres de Noël, qu'ils soient pour adultes, pour enfants, qu'ils se donnent des allures de contes moraux ou d'enquêtes policières. En attendant de les ouvrir, c'est Sherlock Holmes qui m'accompagne... il a été mon compagnon de tous mes étés d'adolescente. Aujourd'hui, je lis à nouveau ses aventures avec autant de plaisir!
09 novembre 2009
Comme si c'était le printemps
C'est une vraie journée d'été aujourd'hui. Après un temps d'hiver, où nous avons sorti les manteaux chauds et les mitaines, voilà qu'il fait soleil et... 18°c! Le changement de température est étonnant. Serait-ce l'été des Indiens? On se croirait au printemps...
Mon bras va mieux. Un peu. Il faut laisser le temps faire les choses. Mais mes doigts sont plus mobiles, même si je ne peux pas prendre de charges, aussi legères soient-elle, de cette main-là. C'est la main gauche et je suis droitière. Par contre, je réalise que pour une droitière, je fais énormément de choses de la main gauche.
À force de tout faire de la même main et de forcer pas toujours très bien, je me suis fait mal au dos vendredi soir. J'ai passé la fin de semaine allongée ou assise droite comme un poteau, incapable de faire quoique ce soit. Aujourd'hui ça va mieux. Masages et repos ont beaucoup aidé. Je dois toutefois faire attention à mes mouvements.
Ma belle-famille nous a rendu visite samedi. Ils ont apporté à dîner, je n'ai rien eu à préparer. Ils nous ont offert quelques pots de soupe et un pâté. Ce fut grandement apprécié.
J'ai terminé Les mystères d'Udolphe. Avoir la chance d'en discuter et de lire cette oeuvre à deux m'a vraiment permis de mieux la comprendre et d'en apprécier la richesse. C'est une belle expérience. Je lis un livre de Noël, d'Anne Perry. J'adore cette auteure. Je ne suis pas du tout en symbiose avec le temps, avec ce roman de Noël. On se croirait beaucoup plus au début des vacances d'été qu'à quarante-cinq jours de Noël!
05 novembre 2009
Le froid
Il fait de plus en plus froid. La maisonnée est passée en mode hivernal. Le chauffage fonctionne depuis déjà de nombreuses semaines. Les couvertures chaudes se sont glissées un peu partout sur les divans et les chaises de la maison. J'aime avoir des pièces chaleureuses, qui donnent envie de s'asseoir, de se reposer, de profiter du calme. Une petite maison pleine de chaleur dans la forêt.
Cette semaine nous avons sorti nos manteaux d'hiver. Les foulards, les mitaines chaudes. Le froid est souvent glacial. Le vent s'engouffre partout. Les bottes attendent la neige, rangées près de l'entrée. Les soirées commencent souvent avec un thé brûlant, épicé, accompagné d'un petit carré de chocolat.
Je viens de regarder la météo prévue pour ce soir. Des flocons de neige. Peut-être de la pluie. Quelque chose entre les deux, selon l'oscillation de la température sous et au-dessus de zéro. En tournant la tête vers la baie vitrée, je constate que le ciel a déjà commencé à nous en envoyer: il neige, doucement, à petits flocons.
Dehors, cette semaine, le temps a changé. Le ciel est plus bas, plus lourd. Il y a une bonne odeur de froid et d'aiguilles de pin.
L'hiver s'en vient...

30 octobre 2009
Bientôt novembre...
Le temps file à toute vitesse. Le début de la semaine a été difficile. La migraine ne me laissait aucun répit et comme je n'arrivais pas à dormir, j'étais dans une fatigue extrême qui ne partait pas. Heureusement, depuis mercredi, j'ai pu me reposer un peu. J'ai dormi jusqu'à 9h ce matin, chose que je n'ai pas connu depuis des lustres. à 4h45, 5h, je suis générallement déjà debout. Dormir, enfin!, un peu, m'a fait le plus grand bien. Je vais profiter de mon week-end qui arrive pour prendre du repos: thé, livres et films sont au programme. On ne fait rien. Le corps en a besoin.
La semaine a été aussi occupée que difficile. Les voitures ont maintenant leurs pneus d'hiver. Nous sommes fins prêts à voir arriver les tempêtes. Le garde-manger et le congélateur regorgent de plats préparés la semaine dernière, qu'il ne reste plus qu'à réchauffer. De bons petits pains et gâteaux réconfortants sont prêts aussi, en portions individuelles. Eux aussi, il ne reste qu'à les réchauffer un peu et à ajouter un filet de sirop d'érable ou de caramel maison pour une petite douceur gourmande.
Les derniers jours de chasse sont arrivés. Mais les gens en profitent et on entend tirer des coups de feu de partout. Il y a toujours des imbéciles qui ne devraient pas avoir de carabine. L'an dernier, une balle est passée tout près de la maison. Les vitres ont vibrées. Hier, en voulant sortir Gustave un peu au tour de la maison, les coups de feu qu'on entendaient au loin m'ont fait rapidement rentrer à l'intérieur. Gus ne sort maintenant que dans l'enclos et il trouve le temps long. Je pense que nos longues promenades libres en forêt lui manque. À moi aussi. Mais je ne veux pas prendre de chance. Comme il s'ennuie, il est détestable cette semaine. Il fouille dans la bibliothèque, mange des bibelots en plâtre (et est malade par la suite), il fait tomber ce qui se trouve sur la table basse du salon, gruge le support à chaussures, fait des dégâts et n'écoute pas ce qu'on lui dit. En soirée, il s'endort près de nous pendant qu'on lit ou regarde un film et il réclame des câlins. On ne peut que lui pardonner ses journées difficiles. Ça lui passera bientôt...
En revenant du garage hier, je constatais à quel point notre coin de pays est magnifique. J'écoutais Enya, un de ses premiers albums. Sa musique me semble souvent divine. Elle coïncide souvent avec le paysage que j'ai devant moi. Là, dans ma voiture, j'ai eu une bouffée de reconnaissance. Envers qui, envers quoi, envers la vie peut-être. Tout simplement d'être là et d'être si belle...
En attendant la journée d'aujourd'hui elle, s'écoule doucement. Il me reste quelques petites choses à faire dans la maison. Ensuite un peu de lecture, un bon thé, avant d'aller travailler.
Bonne fin de semaine!
27 octobre 2009
Dans la pénombre
J'ai passé un excellent week-end. Mais depuis samedi soir, je suis malade. J'ai une migraine qui ne me laisse pas en paix deux minutes. En fait, par moments ça va mieux. Par d'autres je me sens fiévreuse, j'ai froid et j'ai mal au coeur. Les habituels symptômes d'une forte migraine dans mon cas. Il y avait bien longtemps que je n'en avais pas eu une aussi forte. Me lever à 4h45 le matin et faire de bonnes grosses journées sans arriver à bien dormir n'est pas l'idée du siècle... Malgré la migraine, je travaille quand même. J'ai besoin de toute mon énergie pour venir à bout de mes journées. J'ai envie de m'enfouir sous les couvertures dans mon lit et d'y passer de longues heures. Avec mes livres, un thé et somnoler de temps à autres. En pyjama aussi, naturellement. Ma maman m'en a offert de beaux et confortables, dans lesquels j'ai envie, en ce moment, de passer toute mes journées... ce que je fais jusqu'à une heure avancée de l'après-midi, avant de me changer rapidement pour courir au travail.
Ma journée de congé de mercredi est déjà remplie de rendez-vous que je ne peux repousser. J'attends donc le week-end prochain avec impatience pour ne rien faire. Flâner. Lire. Regarder des films avec Gustave couché sur mes genoux. Dormir. Je rêve de dormir pendant trois jours. Mais je n'arrive même pas à dormir une nuit complète. Je me réveille encore et toujours avant le soleil...
Je ne fais qu'un saut chaque matin sur l'ordinateur, faire le tour rapidement de tout mon petit monde. Mais je ne reste pas longtemps, migraine oblige. J'avais repris le pas sur toutes mes lectures, mes billets, mais je suis en train d'accumuler un grave retard dans tout. J'ai pleins de choses à partager, mais pas la force de le faire. Plus tard...
22 octobre 2009
Un week-end d'automne à la campagne
La journée d'aujourd'hui est remplie de brouillard. On ne voit pas bien devant soi. Dans les champs, s'étirent de longs filaments blancs où disparaissent les dernières récoltes encore sur pied et quelques fois, un tracteur. Il pleut aussi. Tout est froid et humide. Heureusement, la chaleur de la maison et un bon thé réussissent à chasser tout ça.
Cette semaine a été très occupée. Je n'ai pas écris beaucoup. Je n'ai pas eu le temps pour grand chose. Les prochains jours seront tout aussi remplis. Entre le travail, les rendez-vous ici et là (il faut préparer les voitures pour l'hiver qui s'en vient), je prépare aussi une jolie fin de semaine pour ma famille, qui viendra nous visiter. Il y a fort à faire et ce sera en quelque sorte notre week-end d'automne à la campagne, tous ensemble, avant Noël. Demain je passerai de longues heures dans la cuisine, avant de partir au travail. J'adore recevoir et cuisiner pour les autres. Ça n'arrive pas très souvent car nous vivons tous éloignées les uns des autres. Mais lorsque c'est possible, j'en profite largement.
Entretemps, je suis toujours plongée dans Les mystères d'Udolphe. Notre lecture commune à moi et Amèlie-Melo, avance bien, même si certains jours, un peu moins. Nos recherches autour de ce roman aussi. Oui, car on ne se contente pas de lire, on s'offre aussi de mettre nos connaissances en commun afin d'échanger des dossiers, des idées et des informations autour du livre. Chacune de notre côté, nous faisons des recherches sur le préromantisme entre autres. Et j'avoue que je suis sous le charme de ce travail en commun. Nous avons déjà planifié la prochaine lecture...
Je vous souhaite un beau week-end, un peu en avance, mais je serai muette pendant quelques jours, histoire de profiter de ce long week-end d'automne, en famille. À bientôt!
16 octobre 2009
Premiers gels
Depuis quelques jours il fait de plus en plus froid. Nous avons d'abord eu des avertissements de gel au sol, puis le gel est devenu chose courante chaque matin, au réveil. On a sorti les draps en polar, monté les chauffages, étalé les couvertures et les jetées sur les divans. La maisonnée passe tranquilement en mode hivernal.
Au fil des jours, on perçoit le changement continu de température qui prépare la nature à l'hiver. Hier soir en terminant le travail, les vitres de la voiture étaient toutes givrées. Les journées sont plus froides: -5°c ce matin. Notre promenade, à Gustave et à moi, nous a amenée jusqu'au prochain rang. Ensuite, ce ne sont que des plantations, où les chasseurs prennent d'assaut leurs petites maisonnettes de bois et où il est dangereux de s'aventurer. Cette année, les coups de fusil me semblent plutôt rares. On ne prend toutefois pas de chance.
Nous sommes donc allés jusqu'au prochain rang et nous sommes revenus. Toujours le même trajet qui me semble plutôt monotone. Nous suivons une route, ce qui n'a pas le charme des promenades libres en forêt, où tout est sujet à s'émerveiller, à découvrir et à observer. Même Gustave semble s'en lasser un peu, même s'il est toujours impatient de faire une promenade. Il est difficile d'aller ailleurs. J'ai hâte de retrouver ma forêt et mes promenades au petit matin, très tôt, quand on n'entend que les oiseaux...
Le plaisir de ces promenades me fait réaliser à quel point je serais incapable de vivre ailleurs. À quel point aussi je ne pourrais pas revenir en ville. Ce calme. Ces oies que l'on entend. Le bruissement des feuilles. Les saisons. La neige en abondance. Tout ça me manquerait. Et le temps qu'il fait quand le froid arrive...
La beauté de ces premiers gels c'est qu'ils sont souvent spectaculaires. Ils viennent se poser comme de la dentelle de givre sur les feuilles des plantes et les transforment en sucrerie attirante pour le regard. Tout est blanc partout, mais ce n'est que du givre, pas de la neige. Tout donne envie d'aller s'amuser dehors, de prendre des photos, de sentir le froid contre la peau. L'odeur du froid est merveilleuse. Surtout en forêt.
Les après-midi de soleil réchauffent un peu la maison. Avant de partir travailler, je ferme un peu les rideaux, pour garder la chaleur à l'intérieur. Je sais qu'au retour, il fera nuit noire, que la maison sera plus froide. Mais Gustave nous attendra près de la porte, endormi sur son coussin. Les oiseaux nous accueilleront avec des chants joyeux. Il nous restera à préparer un souper rapide et à s'installer pour la soirée.
Quand, après une promenade ou une journée de travail, on rentre à la maison, qu'elle est bien chauffée et qu'on peut se préparer un thé brûlant ou un chocolat chaud, s'installer avec un bon livre et profiter de la chaleur qui nous envahit doucement, pour chasser cette froidure qui nous a suivie un peu jusqu'à l'intérieur, on sait que le bonheur n'est jamais bien loin...

02 octobre 2009
Voyage au pays du thé
Dernier jour avant la fin de semaine. Un week-end qui s'annonce frois, gris, pluvieux. Je me suis fais des réserves de films à regarder, quelques livres à lire et je compte en profiter pour rester tranquillement à la maison, emmitoufflée dans une couverture, avec Gustave qui dort près de nous. La maisonnée se place sous le signe de l'automne. On préparera quelques plats chauds et réconfortants. On boira beaucoup de thé. La semaine prochaine, c'est l'Action de Grâces. Il y aura à faire et surtout, je dois préparer le gâteau qui clôturera le repas traditionnel familial. J'ai déjà ma petite idée...
La semaine dernière, une amie m'a fait parvenir un véritable coffre aux trésors. Le paquet renfermait toutes sortes de choses, mais essentiellement autour du thé. Du thé à profusion qui a été rejoindre les tablettes de ma jolie armoire à thé et qui seront des compagnons réconfortants pour la saison qui commence.
Cette boîte aux trésors est pour moi l'occasion de me préparer un petit rituel du thé, de prendre le temps de le préparer et de m'asseoir dans la chaise berçante, entre les deux fenêtres de la salle à manger, et de regarder dehors, mon monde à moi, tout en voyageant. De temps à autre j'ouvre un livre merveilleux qui était aussi dans le colis, La route du thé et des fleurs de Robert Fortune. Je lis quelques passages. C'est alors l'occasion pour moi de plonger dans un tout autre monde. De m'arrêter pour m'imaginer ce que je lis, entre mon automne à moi et le périple de Robert Fortune.
Vraiment, le week-end s'annonce tout à fait comme de belles journées réconfortantes, à l'abri du temps gris...
Une belle fin de semaine à vous aussi!
13 septembre 2009
Les signes de l'automne: de la nature à la cuisine!
Peu importe ce qu'en disent les dates, l'automne est là. On le sait. On le sent. Dans quelques jours il sera officiellement là, mais il est déjà là depuis quelques semaines. On le voit. Dans notre façon d'agir et dans la nature, qui change peu à peu chaque jour depuis la fin de l'été. Ce n'est d'ailleurs plus un temps d'été, même si nous y sommes toujours, mais plutôt un temps d'automne. Les soirées sont fraîches, les nuits sont froides. Nous approchons du fatidique zéro la nuit. À cette époque, l'an dernier, nous chauffions. Mais pas cette année. Les journées sont encore assez belles pour donner de la chaleur à la maison afin d'éviter le chauffage. Pour le moment.
Les sentiers, même s'ils sont encore majoritairement verts, ont commencé à prendre des teintes colorées. Le rouge, le jaune, l'orangé, par petites touches, comme si Dame Nature avait peint des petits points de couleur ici et là. En randonnée, lorsqu'on débouche sur un nouveau sentier, il m'arrive de voir beaucoup de feuilles mortes par terre, signe que l'automne est passé par là. Certains arbres subissent son passage plus rapidement que d'autres. Ils nous laissent cependant le doux plaisir de marcher dans les feuilles qui craquent sous les pas et aussi, des coloris qui donnent envie de prolonger encore un peu la promenade. Pour en profiter, car l'automne est une saison qui passe si vite.
On sait aussi que l'automne est là quand on commence, nous aussi, à faire des provisions pour l'hiver. Le désir de conserver encore un peu du soleil de l'été, de pouvoir goûter, dans nos plats hivernaux, les saveurs d'un jardin qui a d'abord fleurit et produit tout l'été, puis qui se repose doucement sous un tapis de feuilles puis ensuite, de neige. Prolonger la belle saison jusque dans nos assiettes, quand la pluie, le vent, le froid frappe nos vitres et nous confinent à l'intérieur, c'est un petit plaisir que l'on renouvelle année après année, maintenant que notre vie évolue au gré des saisons et des petits plaisirs, plutôt qu'au fil du travail et de l'argent. C'est une façon d'être en symbiose avec nos choix et aussi, de sentir qu'on en profite pleinement.
Par une soirée froide, glaciale et humide, il n'y a rien de tel que de rester tout simplement à la maison, ouvrir un bocal que l'on a fait soi-même et préparer un petit souper qui goûte notre région. Nous sommes entourés de petits producteurs, dans une région économiquement difficile. Surtout en période de récession. Surtout quand les maisons sont à vendre et ne se vendent pas, que les peu nombreuses compagnies ont fermées leurs portes et que tout le monde tente de survivre comme il le peut. Acheter local, encourager le verger à deux pas de chez moi, la bleuetière de mon village ou le maïs sucré et délicieux des champs qui bordent les rangs autour de chez moi, est sûrement le meilleur moyen de m'offrir des produits frais, succulents, et d'aider à ce que les gens de chez nous puissent rester chez nous et continuer à nous offrir leurs produits. On ne trouve pas tout local, mais ce que l'on peut, on l'achète de chez nous.
L'automne et le début de l'hiver sont des moments où le travail de mon Doux l'amène à faire énormément d'heures. C'est le moment de l'année où il est agréable d'être chez soi, de s'offrir des repas réconfortants et de profiter des quelques heures qui s'offrent à nous. Les week-end précédents l'automne, c'est le moment de planifier notre garde-manger. De faire le décompte de ce qui nous reste de l'automne précédent. De renouveller la réserve. De partager des moments uniques, tous les deux, dans la cuisine. Nous préparons toutes sortes de plats en prévision des semaines d'automne: sauces aux tomates pour les pâtes pour les soirées pressées, compotes de pommes maison avec des pommes cueillies nous-même au verger d'à côté, préparation pour les gâteaux aux pommes que je ferai l'hiver venu, compotes de pêches pour écouler un surplus de fruits dans un trop gros panier, bouillis de légumes parce que c'est mon plat hivernal favoris, soupe au poulet et aux nouilles pour les jours où l'on se sent fatigué et qu'on a besoin de chaleur, soupe consistante au boeuf et à l'orge pour les estomacs affamés après une longue randonnée.
Les pots viennent s'accumuler dans notre armoire en bois, spécialement installée pour recevoir toutes ces douceurs. On en profite aussi pour la remplir de denrées qui se conserveront longtemps. Tout à portée de la main. Faire 40 minutes de voiture pour aller chercher à manger, dans une tempête de neige, ce n'est pas très intéressant. D'autant plus que ces repas spéciaux, préparés à la maison, ont un goût différent de ceux que l'on achète. Ils goûte l'enfance. Les repas en famille. Le partage. Ils goûtent aussi notre région.
L'automne chez moi, n'arrive pas seulement dans la forêt. Elle s'invite aussi à notre table. Elle nous permet de mettre la nature dans notre assiette et nous offre tous les petits plaisirs de la vie. L'automne, vraiment, est une saison tout ce qu'il y a de plus délicieuse... dans tous les sens du mot!

13 août 2009
Ménage d'avant les vacances
Hier, j'étais debout en même temps que le soleil. Je me suis lancée dans le grand lavage de toutes les fenêtres de la maison avant l'automne. Parce qu'elles étaient sablonneuses, à cause de la poussière venue des rangs. Parce qu'il a beaucoup plut cet été et que l'eau a laissé des taches partout. Et aussi, parce que les grandes fenêtres du salon et du bureau n'avaient pas encore été lavées. Elles sont immenses, difficiles à laver. Elles seront à changer dans les prochaines années. Heureusement, ce sont les seules. Les autres fenêtres de la maisons sont toutes neuves et éco-énergétiques. J'ai aussi ressortis les pots de peintures pour rafraîchir le cadrage de ces deux fenêtres et quelques moulures abîmées par les chiens ou par un petit accroc ici et là. J'ai nettoyé l'extérieur des fenêtres, tous les cadrages, grimpée sur un escabeau, au chaud soleil. Quand je suis rentrée j'ai bu deux bouteilles d'eau consécutives. C'est dire, comme il faisait chaud.
J'avais envie d'avancer mon ménage d'automne avant les vacances. J'aime quand la maison brille avant de refermer les fenêtres pour de bons et de s'y réfugier l'automne et l'hiver. Il me reste encore deux placards à nettoyer et à ranger, les rideaux à laver. Je crois que c'est tout. Je suis bien avancée. Je garderai les tâches qu'il me restent pour une journée grise ou pluvieuse.
Ce matin, le temps est tout frais et de la rosée froide recouvre tout. Ça sent la fin de l'été. Le temps se modifie imperceptiblement, chaque jour. Plusieurs fleurs sont toujours très belles dans nos plate-bandes. La saison avance, mais les fleurs, elles, restent. Je ne m'en occupe pas beaucoup. Je les laisse pousser à leur guise. Mon jardin a l'air un peu sauvage. Ça me convient bien. De temps en temps, un peu de désherbage. Le temps passé au jardin avec Gustave est du temps précieux. Je le surveille d'un oeil pendant que je travaille. Et lui en profite pour faire des bêtises qui me font rire.





