18 décembre 2009
Soir d'hiver...
Certains soirs d'hiver, alors que dehors la température dégringole, que la chaleur n'arrive pas à chasser l'humidité de la maison, que les poutres claquent comme des coups de fusil sous la morsure du froid, nous nous installons dans la bibliothèque pour la soirée.
Nous préparons une théière que nous apportons, encore fumante, sur la petite table au milieu de la pièce. Nous sortons les livres qui occuperont notre soirée. Nous nous installons sur le divan, enfoncés dans la chaleur des coussins, une couverture douce sur les genoux.
Gustave vient se coucher à nos pieds. Parfois il a envie de jouer et bouscule un peu la quiétude de la pièce, avant de s'endormir, épuisé, sur son gros coussin rond.
On jette un oeil dehors. Parfois, il tombe quelques flocons. Parfois le ciel étoilé nous enveloppe, l'espace d'un instant. On remplit à nouveau les tasses de thé. On ajuste la couverture pour garder les pieds bien au chaud. Encore une heure de lecture. Après il faudra penser à aller au lit...
16 décembre 2009
Dans mon coin de forêt, il neige
Il neige tous les jours maintenant. Le ciel était beau aujourd'hui, tout bleu, avant qu'il se remette à neiger. Ce matin, à 6h, je pelletais l'entrée. J'ai pris mon temps, travaillé doucement, observé le soleil se lever au-dessus des arbres. Même les oiseaux n'étaient pas encore aux mangeoires. J'ai déjeuné et dîné très tôt. J'ai nettoyé un peu la maison. J'ai avancé mes petits cadeaux de Noël, bricolé un peu. J'aime cette préparation et cette attente de la Fête de Noël.
Gus avait l'air tout triste assis dans le salon, à me regarder travailler. Pour lui faire plaisir, je l'ai amené marcher dans notre parcelle de forêt. La neige nous y arrive aux genoux, par-dessus mes bottes hautes. Il en rentre même un peu, par le haut. Je suivais Gus, tout content de batifoler dans la neige. Je n'ai jamais vu un chien aimer autant l'eau... sous toutes ses formes! Y compris en neige. Il apprécie principalement les endroits où la neige est la plus épaisse. Il s'y faufile en sautillant. De la neige sur la tête, sur le dos, il y plonge littéralement! Par moments je ne le vois plus. Ensevelit, on le voit pourtant avancer, puis ressortir, toujours en sautillant. Je le surveille, je ne voudrais tout de même pas le perdre dans la neige...
À la croisée de deux sentiers, il y a un grand arbre sous lequel on trouve refuge l'été, pour se protéger du soleil, sous lequel je vais lire parfois, et qui a toujours accueillit les jeux de mes chiens. La neige qui est tombée ces derniers fait ployer ses arbres sous la masse blanche. On le croirait remplit de guirlande, paré pour Noël qui vient.
Ce soir, c'est le souper de Noël de la bibliothèque. Il est bientôt temps de se préparer!
01 décembre 2009
Sentiers sous la neige
Sous la neige, la forêt est figée, glacée. Le silence est total. Les arbres sont lourds du poids des flocons qui s'agrippent à leurs branches. Les promenades tôt le matin sont remplies de magie. Depuis que la neige est là, nous passons des heures dehors. Ce que je peux aimer l'hiver. Pas conduire dans la neige. Mais le reste. La beauté féérique de l'hiver. La magie de la neige que l'on peut modeler comme on veut. Ça me rappelle un "foyer de neige" que j'avais vu dans ce livre-ci. Je devrais le faire... chaque année j'y pense. Peut-être cette année...
Aujourd'hui, j'ai moins de temps pour la promenade, je travaille un peu plus. J'ai tout de même amené Gustave, qui ne semble vivre que pour ces instants passés dehors. Encore plus quand il fait froid. Et encore davantage quand il y a de la neige. Sa petite vie de chien ne tourne qu'autour d'un seul mot: dehors... je crois qu'il y vivrait, s'il le pouvait.
Mes chiens, sur ce point, me ressemblent... j'aime le froid. La majorité des gens ne le comprennent pas. J'aime m'habiller chaudement et être à l'extérieur. Je passe plus de temps dehors l'hiver que l'été. Je serais bien triste d'être née dans un pays chaud... Après l'accident je croyais que je n'aimerais plus l'hiver. Ça me rendait affreusement triste. La peur de conduire ou d'être en voiture sur la glace et la neige me stresse énormément. Si ce n'était de moi, je resterais à la maison tout l'hiver, à profiter du paysage, des promenades, des jeux dans la neige. Mais j'affronte, comme on se doit d'affronter nos peurs...
Maintenant que la neige est là, les promenades dans les sentiers sous la neige me font penser au livre du même nom de Mario Rigoni Stern que nous avons choisi de lire ensemble, Amelie-melo et moi, pour nous mettre un peu dans l'ambiance de l'hiver. Bientôt, bientôt, dès que nos moments de lecture concordent un peu plus...
Lorsqu'il y a de la neige, nous nous promenons jusqu'à en être fatigués. Quand les jambes commencent à être lourdes et pétillent sous le froid, il est temps de rentrer. Les promenades sous la neige se prolongent le plus longtemps possible, juste pour mon plaisir et celui de mon petit chien de neige.

30 novembre 2009
Faire entrer la magie de Noël
Hier nous avons décidé qu'il était grand temps de faire entrer Noël dans notre maisonnée! La température ne prête pas vraiment à avoir la tête à Noël, mais le temps lui, il file à toute vitesse et bientôt ce sera Noël. Il était temps de remédier à la grisaille de cette fin novembre.
Après le déjeuner et une tasse de thé, nous nous sommes habillés. Mine de rien, le vent était glacial et s'infiltrait partout. C'était un temps parfait pour une veille de neige, le ciel gris et lourd, sauf qu'avec les températures actuelles, on n'en espérait pas tant.
Nous nous sommes vêtus chaudement et avons amené gustave avec nous. Il était tout content, comme si on ne le sortait jamais! C'est fou comme il aime être à l'extérieur ce chien-là. Il adore courir, fouiner partout, s'amuser avec un rien. Il aime aussi un peu trop l'eau... où il n'a pas manqué d'aller plonger dès que nous avions le dos tourné! Comme des fous, nous essayions de l'attrapper en riant, pour l'éponger un peu. Il a finallement attrappé une branche d'arbre que nous avions délaissée et il est allé jouer avec sur le terrain.
Les poches remplies d'attaches et de décorations, nous avons commencé par couper les branches trouvées et ramassées il y a un moment dans la forêt. Mon Doux maniait la cisaille, moi j'attachais les fins fils de fer autour des branches. J'avais les mains gelées, mes mitaines étant trop épaisses pour être portées pendant que je manipulais le fil de fer. Nous avons attaché les branches au bas de chaque fenêtre et des boucles rouge à grelots ainsi que des boules scintillantes sont allées rejoindre les branches de sapin. Fiers du résultat, nous sommes rentrés nous réchauffer.
Un bon pâté au poulet bien chaud et quelques biscottis plus tard, nous nous sommes mis à nos chaudrons, histoire de faire quelques provisions jusqu'à Noël. Pièce de boeuf, deux chaudrons de bouilli de légumes, un énorme poulet au feu, du bouillon de poulet maison, un pouding à l'érable, d'autres biscottis et finallement, une soupe à l'orge, ont cuits et mijotés toute la journée. La maison était toute chaude et remplie de parfums. Nous avons monté le sapin de Noël et installés les décorations dans la maison.
Et à cinq heures ce matin au réveil, une belle surprise toute blanche nous attendait:

Eh oui! De la belle neige! Il suffisait de faire entrer un peu de la magie de Noël pour que la neige arrive aussi!
27 novembre 2009
La forêt sous la pluie
Hier avant de partir au travail, je me suis lancée dans une frénésie de ménage. Il y a des moments comme ça où la maison n'est pas à mon goût et où j'ai envie de tout nettoyer pour que tout soit impeccable, propre, parfumé et confortable avant la fin de semaine. Après, toujours, je me sens mieux.
Ce matin je me suis réveillée aux aurores. Je savais que tout était propre et qu'hormis un peu de vaisselle, je n'avais rien à faire aujourd'hui. J'ai donc paressé un moment au lit avec mon livre d'Anne Perry. Au levé, Gustave dormait encore sur le divan du salon. J'ai laissé les rideaux fermés, mais j'ai ouvert tout grand ceux de la cuisine. J'ai mis de l'eau à chauffer pour le thé et préparé des gauffres. La grande tasse fumante me réchauffait les mains. J'ai lu, en robe de chambre rouge, assorti à la table qui elle, a déjà revêtue son chemin et ses napperons de Noël. Dehors, le temps était gris. Froid. Quand Gus s'est levé, je lui ai donné à manger, je me suis changée et nous sommes sortis. Froid, pas froid, hier nous sommes restés à la maison. Ce matin, la forêt nous attendait.
Il y avait beaucoup de brume sur le chemin mais très peu dans la forêt. Je rêve du jour où je pourrai prendre de belles photos, comme ça été le cas il y a deux-trois ans, alors que s'élevaient entre les arbres, de belles et longues volutes de brume blanche. Presque fantômatiques.
Ce matin la forêt n'était pas trop brumeuse. Juste au loin. Elle donnait l'impression d'un infini perdu dans le blanc. Nous nous sommes promenés un moment. L'odeur du bois était très forte. L'humidité aussi. Le froid nous glace jusqu'aux os. Il a commencé à pleuvoir. Nous nous sommes dirigés vers une portion de la forêt plus couverte par les branches. Nous avons pu prolongé un peu plus la promenade, au grand plaisir de Gus. La forêt était de plus en plus sombre. La pluie de plus en plus forte. Nous nous sommes dirigés vers la maison. Nous sommes rentrés juste à temps: il pleuvait à plein ciel.
Lorsque nous sommes rentrés, j'ai nettoyé les pattes de Gustave (il me tend ses pattes lui-même, comme un grand). J'ai remis la théière sur le poêle, pour un second thé brûlant. Le temps est glacial. Les décorations de Noël ont piètre mine sous la pluie. Ce n'est pas grave. Demain nous cuisinerons des plats réconfortants. Peut-être un petit dessert. Du thé. Malgré la pluie, la fin de semaine s'annonce douillette et chaleureuse.
24 novembre 2009
Un petit morceau de temps
Je n'ai rien écris depuis quelques jours. Il y a pourtant pleins de petits riens qui font le quotidien dont je pourrais parler. L'automne s'est déroulé à toute vitesse. Noël est à nos portes dans un mois. Il me semble que le temps file sans que je puisse l'arrêter, même pas juste un peu pour en profiter.
Les soirées sont douces, tranquilles. Les fins de semaine aussi. Je suis enrhumée depuis près d'une semaine. Un drôle de rhume (on emploie maintenant le mot rhume, puisque la grippe elle, est devenue la nouvelle peste du moment). Un rhume, donc, un peu étrange, qui part, qui vient.
La fin de semaine nous profitons du peu de temps que nous avons en famille. La semaine, je m'occupe de la maison, on se sépare la préparation des repas selon nos horaires. J'amène Gus en promenade tous les matins depuis que la chasse est terminée. Je cuisine aussi. J'ai cuisiné beaucoup cet automne. J'ai pleins de recettes à partager, mais je en trouve pas le temps de les retranscrire. Avec Noël qui approche, j'aurai d'autres recettes à partager. Il faudrait vraiment que je prenne un moment pour les publier.
Tout va bien. C'est seulement le temps. Il file, sans que je puisse en attrapper un petit morceau, l'espace d'un instant...
16 novembre 2009
Après deux jours de pluie... le beau temps!
Il a plut toute la fin de semaine. C'était gris, froid, humide et mouillé. Les rangs étaient plein de boue. Nous ne sommes pas sortis. Nous avons lu, regardé pleins de films, nous avons cuisiné et passé du temps ensemble, mon Doux et moi. J'aime parfois la pluie, car elle nous permet de passer un week-end qui s'étire longuement et de faire des petites choses agréables qu'on n'a jamais le temps de faire.
Ce matin, c'était le retour du soleil. J'ai attendu que les sentiers soient un peu asséchés et j'ai aimené Gus faire sa promenade. En marchant à côté de lui, je réfléchissais. À mon Homer. Au fait qu'il est parti bien tôt. Et au fait qu'il devait déjà être malade quand nous l'avons acheté. Plus tard, beaucoup plus tard, nous avons appris que son petit frère avait un souffle au coeur. Son père est mort aussi, vers le même âge. Il avait probablement une tare génétique dès le moment où nous l'avons eu. C'était un beau chien, avec des capacités exceptionnelles. Lorsque je le compare à Gus, je constate que Homer fatiguait beaucoup plus vite. Qu'il refusait parfois d'aller marcher. Je croyais que c'était un caprice à l'époque. On nous répète sans cesse que les bulldogs anglais sont des chiens têtus et paresseux. Un chien n'est paresseux que si on le laisse le devenir. Même s'ils adorent dormir et être bien au chaud sur des couvertures et des coussins, mes chiens ont toujours profité d'exercice au grand air et de longues promenades dans les bois, chaque matin, dès leur plus jeune âge. Ils ont été habitués à nous accompagner des journées entières lorsque nous travaillions à l'extérieur. Ils jouent beaucoup et aiment courrir, que ce soit l'été ou l'hiver. Je pense, avec le recul, qu'Homer prenait sur lui parfois pour être avec nous. Il était beaucoup moins lourd et moins bâti que peut l'être Gus.
Ce matin, Gustave et moi avons marché pendant un très long moment. Nous avons arpenté tous les chemins dans la forêt, marché dans des endroits où nous n'étions jamais allés et profité de la température magnifique. Gustave est résistant. Il marche avec entrain. Il est joyeux. Il adore ça et ça se voit. Nous avons observé la nature, rebroussé chemin sur des sentiers encore trop boueux ou trempés pour être agréables et nous sommes finallement rentrés à la maison.
Tous les deux nous avions besoin de bouger, après une fin de semaine remplie de pluie et de repos à l'intérieur. La promenade nous a fait du bien. J'ai nettoyé les pattes de mon Gus, lui ai donné suffisamment d'eau pour se rafraîchir et j'ai préparé le dîner.
L'après-midi sera douce, les pièces sont inondées de soleil...
11 novembre 2009
Soleil Glacé
Mes journées s'écoulent doucement cette semaine. Entre le travail en fin d'après-midi et les petites tâches dans la maison que je suis capable de faire, je repose le reste du temps mon bras et mon dos. L'un comme l'autre reprennent des forces. J'ai recommencé les promenades avec Gustave. Pas dans la forêt, on entend encore des coups de feu. Autour de la maison, du moins. J'ai besoin d'air et d'espace. Mon Gus est tout fou de courir dans l'herbe glacée. Oui, car la journée de printemps a laissé sa place à une température d'hiver. -4°c ce matin. On s'habille chaudement pour sortir.
Les journées sont belles, pleines de soleil. Les rayons courent sur la table, se faufilent entre les pages de mes livres, arrosent au passage la tasse de thé, qui fume toute la journée. La maison sent bon les épices et les fruits d'automne. On a envie de petits gâteaux massifs pour le thé d'après-midi. Les aiguilles de l'horloge comptent le temps qui passe. Les oiseaux chantent et sont heureux. Gus dort dans un coin, un brin de soleil lui chatouille le nez. J'ai une pile de livres de Noël qui m'attend. Je les feuillette, je les regarde, je lis une phrase ou deux, en attendant décembre pour m'y plonger. J'aime profondément les livres de Noël, qu'ils soient pour adultes, pour enfants, qu'ils se donnent des allures de contes moraux ou d'enquêtes policières. En attendant de les ouvrir, c'est Sherlock Holmes qui m'accompagne... il a été mon compagnon de tous mes étés d'adolescente. Aujourd'hui, je lis à nouveau ses aventures avec autant de plaisir!
04 novembre 2009
Méli-Mélo de novembre
J'avais promis de revenir avec un billet sur mes lectures... ce sera pour dans quelques jours, je dois encore l'écrire.
Je croyais que la chasse se terminait à la fin octobre. Mais non, après vérification auprès de la Faune et des Ressources naturelles, ils ont toujours le droit de chasser jusqu'à la mi-novembre. Je commence à détester sérieusement la chasse qui me prend tous les plus beaux moments de l'année en occupant les forêts où j'aime me perdre, avec mon chien. Je suis toujours confinée à faire le tour de ma maison sur les trois portions de rangs qui entourent notre terrain. J'ai hâte de pouvoir reprendre mes promenades...
Ce matin je me suis levée tôt. C'est congé, mais je ne me sentais pas du tout fatiguée. M'être endormie hier soir dans les bras de mon Doux, sur le divan, devant le hockey, a sûrement contribué à enlever un peu de fatigue. Vers 7h ce matin, je commençais à préparer ma soupe boeuf et orge. Une recette tirée de La boîte à lunch emballante, un livre que j'adore. Je la modifie à ma guise. Ça a mijoté un moment puis j'ai pu tout préparer en dix petits bols prêts à congeler, pour les midis pressés où on a besoin de se réchauffer. J'en ai gardé deux dans le frigo, on les réchauffera ce soir, avec de bons craquelins de blé et quelques morceaux de fromage.
Après dîner, j'ai amené Gustave avec moi. Nous sommes allés chercher le courrier au chemin, puis nous avons fait une petite et courte promenade. Ce fut suffisant pour qu'en rentrant, Gus monte sur le divan, que je lui installe sa couverture et qu'il s'endorme, tout tranquille. Ça m'arrange car avec l'état de mon bras, je ne peux pas vraiment jouer avec lui. Je me suis fait un thé, accompagné d'un morceau de chocolat noir, je vais flâner un peu sur la toile avant de me retirer dans la bibliothèque pour avancer mon pavé...
30 octobre 2009
Bientôt novembre...
Le temps file à toute vitesse. Le début de la semaine a été difficile. La migraine ne me laissait aucun répit et comme je n'arrivais pas à dormir, j'étais dans une fatigue extrême qui ne partait pas. Heureusement, depuis mercredi, j'ai pu me reposer un peu. J'ai dormi jusqu'à 9h ce matin, chose que je n'ai pas connu depuis des lustres. à 4h45, 5h, je suis générallement déjà debout. Dormir, enfin!, un peu, m'a fait le plus grand bien. Je vais profiter de mon week-end qui arrive pour prendre du repos: thé, livres et films sont au programme. On ne fait rien. Le corps en a besoin.
La semaine a été aussi occupée que difficile. Les voitures ont maintenant leurs pneus d'hiver. Nous sommes fins prêts à voir arriver les tempêtes. Le garde-manger et le congélateur regorgent de plats préparés la semaine dernière, qu'il ne reste plus qu'à réchauffer. De bons petits pains et gâteaux réconfortants sont prêts aussi, en portions individuelles. Eux aussi, il ne reste qu'à les réchauffer un peu et à ajouter un filet de sirop d'érable ou de caramel maison pour une petite douceur gourmande.
Les derniers jours de chasse sont arrivés. Mais les gens en profitent et on entend tirer des coups de feu de partout. Il y a toujours des imbéciles qui ne devraient pas avoir de carabine. L'an dernier, une balle est passée tout près de la maison. Les vitres ont vibrées. Hier, en voulant sortir Gustave un peu au tour de la maison, les coups de feu qu'on entendaient au loin m'ont fait rapidement rentrer à l'intérieur. Gus ne sort maintenant que dans l'enclos et il trouve le temps long. Je pense que nos longues promenades libres en forêt lui manque. À moi aussi. Mais je ne veux pas prendre de chance. Comme il s'ennuie, il est détestable cette semaine. Il fouille dans la bibliothèque, mange des bibelots en plâtre (et est malade par la suite), il fait tomber ce qui se trouve sur la table basse du salon, gruge le support à chaussures, fait des dégâts et n'écoute pas ce qu'on lui dit. En soirée, il s'endort près de nous pendant qu'on lit ou regarde un film et il réclame des câlins. On ne peut que lui pardonner ses journées difficiles. Ça lui passera bientôt...
En revenant du garage hier, je constatais à quel point notre coin de pays est magnifique. J'écoutais Enya, un de ses premiers albums. Sa musique me semble souvent divine. Elle coïncide souvent avec le paysage que j'ai devant moi. Là, dans ma voiture, j'ai eu une bouffée de reconnaissance. Envers qui, envers quoi, envers la vie peut-être. Tout simplement d'être là et d'être si belle...
En attendant la journée d'aujourd'hui elle, s'écoule doucement. Il me reste quelques petites choses à faire dans la maison. Ensuite un peu de lecture, un bon thé, avant d'aller travailler.
Bonne fin de semaine!





