08 août 2009
Jour des animaux
Aujourd'hui nous avions toutes sortes de choses à faire à la maison. Nous en avons profité, entre les tâches, pour consacrer beaucoup de temps à nos animaux. Nous nous occupons toujours bien d'eux. Mais il y a des journées comme ça, où l'on réussit à avoir tout notre temps pour eux. Ce qui fait une différence notable. Nous en profitons. On ne prend pas plusieurs animaux de plusieurs espèces pour ne pas s'occuper d'eux. Ce sont aussi des moments appréciés passés tous ensembles. Nos petites bêtes nous font rire, nous font nous exclamer et nous font passer de bons moments. Ils nous rendent bien tout ce temps et cet amour en nous en donnant au centuple.
Ce matin, alors que le temps était encore frais (9°c cette nuit, 13°c ce matin au réveil) nous en avons profité pour aller lancer le ballon à Gustave. Les bulldogs anglais ne supportent en général pas les extrêmes de températures (même si mes chiens ont toujours bien supporté l'hiver) et ils ont beaucoup de mal l'été, pendant les grandes chaleurs. Le vent frais a été profitable, Gustave a pu courir longtemps et mon Doux aussi! Moi, avec mon pied, je me contentais de retourner le ballon. Gustave joue très bien et pousse le ballon avec ses pattes. C'est vraiment très drôle!
La journée était magnifique. De profiter du soleil, du vent frais et de la proximité de la forêt me donnait à réfléchir à quel point c'est agréable de vivre ici. De pouvoir sortir de la maison, d'être sur un immense terrain que l'on peut convertir l'espace d'un moment, en grand terrain de jeu.
En rentrant, nous avons ouvert toutes les cages des oiseaux. La maison devient alors pour eux leur espace de jeu. Nous leur installons un module avec escaliers et clochette ainsi qu'un bassin pour se laver. Ils ont passé la journée à batifoler dans la maison, à nous visiter dans les différentes pièces, à voler un peu partout. Ils sont sept, ils ont amplement le choix d'un compagnon de jeu!
Pendant le dîner, Kiwi voulait manger la portion de gâteau au chocolat de mon Doux. Nous ne lui en avons naturellement pas donné, mais il était têtu le petit et revenait à la charge, jusqu'à ce que la dernière bouchée soit engloutie! Kiwi et Charlotte ont également visité un peu la bibliothèque. Kiwi, surtout, fait une fixation sur les livres. Squeaky a fait des bêtises, comme d'habitude et a embêté Gustave, qui ne s'occupe même pas de lui. Kiwito et Albert ont été sages comme des images, comme d'habitude eux aussi! Fabrice s'est promené essentiellement dans la cuisine et sur l'épaule de mon Doux, alors que Georges (sur la photo) a élu domicile sur la tringle à rideaux de la cuisine et m'observait passer de la maison à la terrasse, pour étendre les vêtements.
Avant le souper les oiseaux sont rentrées chacun chez soi, éparpillés dans l'une des trois cages. C'était l'heure du repas pour eux aussi. Gustave, lui, nous a regardé préparer le souper en espérant qu'il resterait un peu de saumon pour lui!
Finallement, une journée bien remplie pour tout notre petit monde!
20 juillet 2009
Petit tyran
En me promenant avec Gustave, j'ai entendu de drôles de cris en passant tout près d'un poteau, au coin du rang. Deux oiseaux se tenaient aux aguets de chaque côté du poteau. En m'approchant un peu, j'ai pu constater qu'entre le bois du poteau et les fils, un couple de tyrans tri tri avait fait un nid!
Le tyran tri tri est un oiseau gris-noir, à la poitrine blanche. Il mesure une vingtaine de centimètres. C'est un oiseau que l'on retrouve surtout au Canada et aux États-Unis. Il mange essentiellement des insectes et parfois des petits fruits. Nous avons un couple qui élit domicile dans la corniche de notre maison, chaque année. Comme ils ne nous dérangent pas du tout et que l'on peut assister à l'envolée des petits, nous les laissons tranquille. Ils aiment les insectes et donc, mangent les guêpes qui venaient faire des nids près du toit de notre maison. Grâce à l'oiseau, nous avons enfin la paix et plus aucune trace de guêpes l'été. C'est fantastique!
Les tyrans tri tri sont des oiseaux assez agressifs dit-on, de là leur nom, qui peuvent attaquer d'autres espèces d'oiseaux beaucoup plus grands qu'eux. Je n'ai par contre jamais été témoin de ce genre de comportement et je suis ravie de leur présence autour de ma maison, car ils nous sont bénéfiques.
Pour revenir au petit nid aperçu en haut du poteau, je l'ai découvert en début de semaine et chaque jour je vais observer les petits. Ils ont déjà grossit depuis quelques jours. Ils semblent être trois oisillons, du moins d'après ce que j'aperçois au bas de la route. Je sais que le tyran tri tri fait son nid sur des poteaux à l'occasion, mais il me semble que celui-ci est passablement à découvert et moins protégé.

J'espère toutefois que j'aurai la chance d'assister à l'envolée des oisillons!
15 juin 2009
Gustave
Peu de temps après avoir perdu Homer, nous avons décidé d'adopter Gustave. Il était prêt à partir de son élevage. Sa bouille nous a fait craquer. Nous n'avons pas attendu longtemps et avons décidé d'aller le voir. Le soir-même, nous rentrions avec lui à la maison. Ce fut rapide. Sur le coup, j'ai eu peur de le regretter. Et si je n'aimais pas suffisamment ce petit chien? Je me trompais lourdement. Gustave est tout ce qu'il y a de plus attachant.
Avec mes heures de travail d'été, j'ai tout mon temps libre, puisque ma semaine normale de travail est condensée en deux grosses journées. Il me reste cinq jours libres à la maison. Je pensais aussi à l'automne et aux nombreuses heures que mon Doux doit faire au travail chaque fois. À toutes ces soirées où Homer m'accompagnait devant un bon film, avec un thé et une couverture en attendant que mon homme rentre à la maison. Je me suis dis que malgré le deuil d'Homer, il me restait beaucoup de place pour aimer un autre petit chien.
M'occuper de Gustave rempli bien mes journées. Ça me rappelle aussi de bons souvenirs. C'est notre troisième bulldog. Chacun a ses manies, son tempérament, son caractère. Mais les bulldogs ont tous ce petit quelque chose qui me plaît tant, ces expressions et cette lueur de compréhension qui font que je suis littéralement amoureuse de cette race.
Gustave est un petit chien amusant, attachant, qui découvre le monde qui l'entoure. Il est doux, tranquille, mais aussi très joueur. Et je suis très contente de l'avoir avec moi. Il fait le bonheur de tous ceux qui le rencontre!
La vie continue et cette fois, ce sera avec mon petit Gustave, que j'aime déjà beaucoup, beaucoup... :)
10 juin 2009
La vie continue
Vivre va de paire avec l'inévitable question du deuil. Vivre, c'est aussi mourir un jour. Que la perte soit humaine ou animale, elle fait toujours mal.
Le 1er juin, Homer a fait une petite chute en sautant pour attrapper un bâton. Un accident tout bête, pendant que l'on jouait. C'était une belle journée. Il est tombé, a semblé sonné pendant un moment puis je l'ai aidé à se relever. Il semblait un peu déboussolé, sans plus. Le mardi soir, en rentrant du travail, il avait la tête penché, du mal à marcher sur ses quatre pattes. Mais il était enjoué, mangeait bien. On l'a amené chez le vétérinaire, mais sans vraiment s'inquiéter. Homer était encore un jeune chien. On en a donc conclue à une commotion cérébrale. Et peut-être une otite, à cause de la tête penchée. Il ne présentait pas vraiment de signes de maladie. Il a donc été traité pendant quelques jours, sans résultat. Le dimanche suivant, au matin, Homer semblait apathique. Il dormait beaucoup. Ne se levait pas. On a tenté de contacter un vétérinaire, mais le dimanche rien n'est ouvert. De minutes en minutes son état se détériorait. Il semblait avoir mal, poussait de petits cris, ne bougeait plus. Ne tenait plus sur ses pattes. Le vétérinaire nous a téléphoné vers 15h. Homer n'arrivait plus à se lever. Je croyais le voir mourir dans mon salon. Nous l'avons pris dans nos bras pour le mettre dans la voiture. Il ne pouvait plus le faire lui-même. La chute a causé un ACV qui laisse de graves séquelles, allant de la perte de la vue, de l'ouïe, jusqu'à la paralysie, et souvent à une ou plusieurs rechutes qui peuvent entraîner la mort. Il était trop jeune pour un ACV. Personne n'a envisagé cette possibilité. J'en ai voulu au vétérinaire, à moi-même et à la terre entière de m'enlever MON chien... C'est normal. Mais ce n'est la faute de personne.
On commençait déjà à faire notre deuil. Après avoir vu l'état dans lequel il était à la maison, je n'espérais rien, à moins d'un miracle. Je ne peux concevoir de laisser vivre un animal qui souffre autant, qui n'est plus l'ombre de lui-même. Je ne le voudrais même pas pour moi, encore moins pour mes animaux. Mentalement, on se prépare. Les jours qui ont suivis ont été horribles. On se donnait jusqu'à mardi, avec le vétérinaire, pour tenter l'impossible. Au cas où. Mais pas trop longtemps, pour ne pas étirer sa vie inutilement. Souffrir, ce n'est pas une vie. Ces journées-là ont été intenables. On savait Homer entre la vie et la mort. On devait faire son deuil en quelque sorte, mais il était toujours vivant. On ne savait plus comment parler de lui. Au passé, au présent? Peut-être qu'un miracle, ça existe? On est lucide et conscient que ses chances sont minces, mais il reste toujours un petit espoir...
Le pire de son absence, c'était de sentir sa présence. C'était de prévoir faire des gestes en fonction de lui, en se rappelant tout à coup qu'il n'y est plus. C'était s'endormir dans le silence alors que l'on était habitués à le faire sous ses ronflements depuis 4 ans. C'était d'aller chercher le courrier sans lui, alors que je n'avais qu'à prononcer le mot pour qu'il viennent me rejoindre dehors et que ce soit l'occasion d'un petit bol d'air pour tout les deux, avant le dîner. C'était d'avoir le réflexe de remplir son bol d'eau, de refermer une porte ou de faire attention si on échappe quelque chose. Le plus dur, c'était d'aller le porter au vétérinaire, de rentrer à la maison et d'avoir encore le réflexe de penser qu'il nous accueillera à notre arrivée... Le plus dur, c'était le silence. De ne plus entendre ses griffes tapoter le plancher à chacun de ses pas. Le plus dur, c'était de se regarder, mon Doux et moi, avec une sorte de sourire triste, et de savoir que tout les deux, on pensait à lui. Le plus dur, c'était de voir une journée magnifique, pleine de soleil et de vent, et de penser qu'il aurait été si agréable de sortir en promenade tous les deux, comme on le faisait régulièrement...
Je passais mes journées avec mon chien. Il m'accompagnait dans mes déplacements, dans mes activités, je lui parlais beaucoup. Prendre un chien pour le laisser attacher à un mètre de corde après un poteau ce n'est pas mon genre. À force de lui montrer des choses, de lui parler, il était très réveillé, très intelligent et très alerte. Il connaissait une foule de mots. Il connaissait le nom des gens, le nom des aliments, les pièces de la maison. Il savait comment ouvrir la porte de la maison, si seulement ses coussinets avaient été aggrippants...
Ces trois jours, j'ai erré dans la maison comme une âme en peine. Je mangeais parce qu'il faut bien se nourrir. Peu importe ce que j'attrapais au passage, tant que ça se mangeait et remplissait le corps, ça faisait l'affaire. J'ai fais des souper de crème glacée au chocolat. Mangé des noix en quantité industrielle. Et vidé des litres d'eau. J'ai beaucoup écrit, des textes soi-disant pour mon blog, décousus et remplis de beaux mots et d'expression sur ce que je ressentais. Écrire m'a donné du courage. A fait cesser les larmes au fil des heures. J'ai trouvé un site web sur le deuil animal qui m'a beaucoup aidé. J'ai lu et relu les différentes sections. Mon état désespéré a duré deux jours. J'allais travailler et je me concentrais sur une tâche routinière (classer des cartes, des livres) pour concentrer mon esprit sur quelque chose de simple, qui me ferait oublier pendant quelques minutes, ma peine. J'ai lu et relu tout le site web consacré à Homer. Ça m'a fait du bien. J'en ai d'ailleurs fait une copie à l'aide d'un excellent aspirateur de site. Je le garderai comme souvenir, pour me rappeler les bons moments.
Hier, c'était mardi. Dernier jour de chance pour mon gros bébé. Le vétérinaire m'appelle. Homer ne va pas mieux. Aucune amélioration. Il y a même détérioration. Nous étions préparé. Il est temps de prendre la grande décision. On ne le laisse pas vivre dans cet état. Le soir, nous avons rendez-vous. À cette étape, je crois que toute décision est bien personnelle. On nous a demandé si on souhaitait assister à l'euthanasie. Oui. On voulait être certain qu'il mourrait et quand il rendrait son dernier soupir. On ne voulait pas, par contre, garder le corps pour l'enterrer au jardin. Nous n'en étions pas capables, émotivement et je ne me voyais pas passer devant sa "tombe" tous les jours, en me disant que mon chien y était enterré. Et si on déménageait? Je n'avais pas envie de le laisser sur un terrain où je ne reviendrais jamais...
Quand nous sommes arrivés chez le vétérinaire, on nous a très bien accueillit. On nous a expliqué le déroulement de l'euthanasie. La dame nous a dit que beaucoup de gens n'assistent pas à la mort de leur animal. Je crois que c'est un choix tout personnel, mais moi, ça m'a fait un bien immense. Un calmant lui a d'abord été administré. Nous nous sommes approchés de la cage où il était. Il s'est poussé jusqu'à nous à l'aide de ses pattes de derrière. Les seules toujours en fonction. Tout le devant était paralysé. Il avait maigri. Il nous a reconnu. A agité sa petite queue. A voulu aller voir mon Doux et se coller à lui. Le vétérinaire nous a laissé 20 minutes avec lui. J'ai trouvé l'attitude du vétérinaire et de son assistante très reposante, très respectueuse. Je leur en suis reconnaissante. Nous avions besoin de ce temps passé avec Homer. Nous lui avons parlé. Dis combien il était aimé et que l'on penserait toujours à lui. On l'a caressé longuement, derrière les oreilles, comme il aimait. Nous lui avons dit que nous serions là avec lui et qu'il cesserait de souffrir. Il s'est détendu. Nous l'avons amené sur la table. Doucement, le vétérinaire l'a couché. Homer s'est laissé glissé dans une sorte de demi-sommeil. Il gardait ses yeux sur nous. Je lui ai caressé la tête pendant tout le temps qu'a duré l'injection. Il a soufflé deux fois avant que son coeur s'arrête. Paisiblement. Calmement. Je lui ai fermé les yeux. Je lui ai caressé la tête une dernière fois. Son collier dans ma main, nous sommes sortis et rentré à la maison.
Dans la voiture, je pleurais, je souriais. Je me sentais soulagée. Pour moi, pour lui. J'ai eu le sentiment de lui avoir offert une fin douce, calme, et humaine, tout comme l'a été sa vie. Nous étions avec lui jusqu'à la fin, comme il a été là pour nous dans nos joies, nos peines et nos difficultés au cours des quatre dernières années.
Homer est mort hier. Tout ça semble soudain pour vous, qui me lisez, car je n'ai pas vraiment écrit beaucoup ces derniers temps, mais les derniers jours m'ont parus des semaines. Homer est gravement malade depuis plus d'une semaine. Nous l'avons vu dépérir à vue d'oeil et avons eu le temps de faire en quelque sorte notre deuil. La journée d'hier s'est mieux passée que ce que j'appréhendais. Ce matin, je me suis réveillée en pensant à lui, qui gambadait sur le terrain, enjoué et heureux comme il l'était avant d'être malade. J'ai rangé son collier et sa couverture favorite dans une boîte. Elle a toujours son odeur.
La vie continue. Pleurer mon chien pendant 2 ans ne me mènera à rien, même si on l'a énormément aimé. Ça ne le fera pas revenir. Il faut avancer dans la vie, à travers le bon comme à travers les épreuves. Nous n'oublions pas pour autant. Nous allons faire agrandir et encadrer notre photo préférée de lui. Celle avec les marguerites. Parce qu'elle représente bien ce qu'était Homer.
Nous commençons à penser à un nouveau petit chien. Pas pour remplacer Homer. Rien ni personne ne peut le remplacer. Mais pour avoir à nouveau un petit compagnon, amusant, différent, une autre petite boule de poil à aimer. Avec ses nouvelles manies. Son caractère propre. Mais ce sera un bulldog anglais, comme Homer. Parce que quand on a appris à aimer ces chiens, on ne peut plus s'en passer...
09 juin 2009
Au revoir, Homer
Homer
12 septembre 2005 - 9 juin 2009
Après presque 4 ans de vie avec nous, Homer nous a quitté suite à un ACV qui lui fût fatal. Ceux qui nous connaissent bien savent que ce chien comptait énormément pour nous. Il nous accompagnait partout et était beaucoup aimé de nos familles et de nos amis.
Tout petit, sa venue était attendue et espérée depuis longtemps. Homer était une petite boule d'énergie, de vitalité et un compagnon merveilleux. Il a eu une vie heureuse et a toujours été gâté et choyé. Il nous l'a rendu au centuple.
Homer nous manque beaucoup. Son souvenir restera longtemps dans nos cœurs. Il y garde une place importante, même s'il laisse un grand vide...
Merci à tous pour votre soutien et vos bons mots.
08 mai 2009
Ma ménagerie
Depuis hier soir, nous avons un nouveau petit pensionnaire à la maison. Je me suis amusée à le prendre en photo et j'ai décidé aussi de photographier tout mon petit monde. J'adore les animaux, ce n'est pas un secret. Depuis l'automne, nos connaissances nous offrent des oiseaux qu'ils ne veulent plus. On trouve toujours une petite place pour tout ce beau monde. Quand il y a de la place pour un, il y a de la place pour sept. J'aimerais aussi, mis à part la fermette, avoir un chat, un autre chien (ou plusieurs, pourquoi pas) et des chevaux. Je me vois bien partir en promenade sur les rangs de terre avec mon amoureux, chacun son cheval. L'hiver, on pourrait les atteler à un traîneau. Un de mes voisins le fait. Je suis charmée chaque fois que je le vois. J'ai déjà un nom pour mon futur cheval. Je le garde secret, comme quelque chose à offrir à celui que j'aurai, un de ses jours...
L'été dernier, nous avons vu un chien abandonné au bord de l'autoroute. Il était adorable avec son oeil cerclé de brun et son petit corps potelé tout blanc. La voiture devant nous s'est arrêtée pour le récupérer. Sinon, c'était nous qui le ramenions à la maison. Je trouve cruel de se débarrasser d'animaux qu'on a adopté et qu'on ne veut plus, en les relâchant dans la nature... Un animal reste un animal. Il n'obéit pas au doigt et à l'oeil et ne fait pas toujours ce que l'on voudrait. Il vaut mieux ne pas en adopter si on n'est pas certain de pouvoir s'en occuper. Ou s'il devient trop difficile de le faire au fil du temps, je pense que la moindre des choses, c'est de lui trouver une bonne famille qui s'en occupera. Pour un animal, on demeure souvent tout le centre de son petit monde...
Voici donc ma petite ménagerie. Assurément que d'autres s'ajouteront au fil du temps...
Homer
Homer est bien connu. Il n'a pas vraiment besoin de présentation. C'est notre petite mascotte ;) Il a 4 ans. C'est un bon chien. Les bulldogs anglais n'étant pas légion, on se fait remarquer partout où l'on va. Il faut dire qu'on l'amène avec nous partout où c'est possible. Il a l'air menaçant, paraît-il. On se fait souvent demander s'il mord, si on peut le flatter, s'il est méchant. Ça me convient de me promener avec un chien qui a l'air d'une brute. Homer est adorable. Mais je sais que s'il ressent que j'ai peur ou que ma vie pourrait être menacée, il n'hésitera pas à me défendre. C'est un chien affectueux, câlin, qui adore le hockey, les bananes, se promener et les balles. Il a mit trois ans au moins à entrer dans le garage parce que ça l'effrayait. Il nous accueille toujours en sautillant et en branlant son derrière. Comme il n'a pratiquement pas de queue, c'est très drôle. Il aime les massages et lécher les derrières de genoux et les coudes. Ce que je déteste. À moi il ne le fait pas. Mais il s'essait avec les autres. Au cas où ils diraient oui. Quand on est dehors, il préfère l'eau boueuse et suspecte du fossé ou des ruisseaux, à celle toute propre de son bol. Il boit d'ailleurs vraiment mal et je dois mettre son bol dans un récipient en plastique, car sinon il inonde la cuisine... Il est fasciné par les autres animaux (oiseaux compris) parce qu'ils bougent eux aussi et Homer ne semble pas comprendre qu'il n'y a pas que lui qui soit en vie. Il a par contre comprit comment ouvrir la porte arrière, il fait le mouvement mais comme ses pattes manquent de doigts, il n'y arrive pas. S'il avait des mains, je pense qu'il en profiterait pour l'ouvrir et aller se promener un peu...

Charlotte et Albert
Albert (vert turquoise) est une perruche perlée qui appartenait à mon amoureux avant que je le connaisse. C'est un vieil oiseau, qui a eu 14 ans en avril. Il est toujours fringant comme un jeune coq! Je serai triste quand il partira puisqu'il a toujours fait parti de ma vie avec mon amoureux. Nous commençons à croire qu'il est immortel. Albert a connu nombre d'oiseaux. Ils sont tous morts et lui est toujours là. Quand nous avons aménagé tous les trois ensemble, moi, mon Doux et Albert, nous lui avons acheté une femelle, Clémentine. J'ai adoré Clémentine. On pouvait la prendre et jouer avec. Mon frère la faisait danser. C'était très drôle. Albert était amoureux de Clémentine mais elle ne le voyait que comme un frère. Elle avait un fichu caractère. Albert n'a jamais connu l'amour avant la mort de Clémentine. Elle était avec lui dans une cage et nous avions un autre couple dans une autre cage. Quand elle est morte, nous avons placé les trois perruches dans une cage. Albert est tout de suite tombé amoureux de Charlotte (en jaune, une perruche lutinos de 4 ans). Et ce fût réciproque. Maintenant les deux ne se lâchent pas d'une semelle et passent leurs grandes journées à se bécotter. Dès que j'ai voulu les photographier, ils se sont rejoints sur le même perchoir. Impossible de parler de l'un sans parler de l'autre!

Kiwito
Nous avons acheté Kiwito (une perruche perlée qui a maintenant 4 ans) et Charlotte en même temps. Ils se sont toujours bien aimés, sans que ce soit l'amour fou. Quand Albert est arrivé dans le décor, Kiwito s'est effacé pour lui laisser la place. Il ne semble pas malheureux. Les trois s'aiment bien et sont toujours ensemble. Kiwito s'appelait Kiwi au départ. Mais nous avons eu un autre oiseau par la suite qui s'appelait déjà Kiwi et était habitué à son nom. Et comme nous surnommions toujours Kiwito le premier Kiwi, eh bien ce nom lui est resté. Kiwito est très drôle. Il est plus petit que tous les autres oiseaux. Il a de très grands pieds. On ne le voit pas sur la photo, mais ses pattes sont anormalement longues. C'est mon petit aux grands pieds :) Il a un joli plumage et un beau colori. Kiwi c'est un petit oiseau très en vie, tannant comme pas deux, et qui aime bien qu'on cours derrière lui pour l'attrapper. Plus on cours, plus ça l'amuse et moins il veut retourner dans sa cage. Je le soupçonne d'aimer s'amuser à nos dépends...
Kiwi
Voilà notre second Kiwi, un Cockatiel gris de 4 ans. Il nous a été offert par une amie d'une ancienne collègue de travail qui n'avait plus envie de s'en occuper. C'est un oiseau adorable. Il est doux, gentil et peut passer des heures sur le bord de la fenêtre à regarder dehors. Quand on s'approche de lui, il baisse la tête pour qu'on le caresse. Il aime être perché sur notre épaule et regarde toujours avec une grande curiosité ce que l'on fait. Il adore le papier et les livres en tout genre. Il faut le surveiller, car il les mange... Kiwi est vraiment curieux. Il aime regarder partout, observer, il a un très beau chant. Il ne se méfie pas d'Homer et il devrait, car mon chien veut toujours jouer avec lui, sans se rendre compte de sa force. Il l'a déjà attrappé à quelques reprises, dans un moment d'inattention. Heureusement, il ne lui a pas fait mal. Je me suis rendue compte que Kiwi adore les bretzel! Un jour que j'en mangeais, il s'est mit à grignoter le bout du mien... Je lui ai donc donné pour voir et il l'a dévoré. Ça m'a amusée. Avec Clémentine qui est décédée il y a plus d'un an, Kiwi est l'oiseau que je préfère, je pense, pour sa sociabilité. On peut le prendre quand on veut. Il ne s'échappe jamais, ne fait pas de problème. C'est un amour! J'ai du mal à m'imaginer que quelqu'un ne veulent plus s'occuper d'un oiseau pareil. Tranquille, doux, affectueux, c'est l'un des meilleurs oiseaux que j'ai connu!

Fabrice
Fabrice est une cockatiel jaune d'un an. Oui, oui, Fabrice est une fille. Elle nous a été donnée en même temps que Kiwi, par la même personne. Les deux étaient dans une même cage. Fabrice avait un nom absolument grotesque, vulgaire et horrible, que je ne dirai pas ici. Je ne pouvais imaginer que l'on nomme sciemment un animal de cette façon. Comme elle était habituée à son nom, j'ai du user d'imagination pour lui trouver un nom qui avait une sonorité semblable. Il faut dire aussi que Fabrice devait être un mâle. Nous l'avons donc nommé Fabrice. Mais elle s'est mise à pondre des oeufs... Alors malgré tout, son nom est resté... Il était un peu tard pour changer et de toute façon, on ne trouvait rien de vraiment ressemblant à son précédent nom. Fabrice est un oiseau à l'humeur très changeante. Elle est malgré tout très apprivoisée et on peut la prendre. Mais elle fait des dégâts et n'en fait qu'à sa tête... Fabrice est un oiseau un peu agressive. Elle est la patrone dans la cage et fait la pluie et le beau temps. Jusqu'à ce que l'on découvre qu'elle aimait bien Squeaky...

Squeaky
Squeaky est un inséparable d'environ 2 ans. C'est un petit diable. Il a des coloris époustoufflants et je ne me lasse pas de l'observer. Il picosse tout, touche à tout, vole toujours partout où l'on ne veut pas qu'il vole et il est jaloux de tout et de tout le monde. Si on prend un autre oiseau, il pousse de petits cris. Mais il ne supporte pas qu'on le touche. Il est étrange. Il s'approche, observe, jalouse, mais qu'on ne le touche pas! Monsieur n'aime pas. Il aime se promener et retourne dans sa cage quand Monsieur le décide. Il sait qu'Homer est une "menace" pour lui à cause de sa rudesse et il sait aussi que le chien aimerait bien lui toucher. Alors il le nargue. Il court devant lui et s'envole au dernier moment. Il va se percher sur les jouets du chien pour le faire sortir de ses gonds. Il est très intelligent. Un peu trop parfois... Il adore Fabrice et déteste Kiwi. Au début, il était très gentil avec eux, si bien que nous avons regroupé les trois oiseaux dans une cage. Squeaky et Fabrice, même s'ils ne sont pas de la même espèce, forment un couple... C'est assez étrange de les voir. On pourrait écrire un feuilleton là-dessus. Un ménage agressif, mais qui batifole passionnément... Sauf que Squeaky a commencé à s'en prendre à Kiwi en le picossant et le forçant à demeurer au fond de la cage. Nous l'avons donc séparé des deux autres. Depuis, Kiwi est heureux, chante beaucoup. Squeaky et Fabrice continuent de batifoler. Tout le monde est content.

Georges
Georges a vécu avec ma belle-soeur pendant 7 ans. C'est elle qui l'a acheté. C'est un inséparable. C'est notre nouveau petit pensionnaire! Il nous connaît déjà et donc le changement s'est fait en douceur. Ma belle-soeur nous l'a offert car elle a moins de temps et sait que nous adorons les oiseaux. Autrement, elle l'aurait gardé. Georges est un petit oiseau très doux, apprivoisé et très tranquille. Il avait tendance à crier. Il n'avait jamais eu d'autres compagnons oiseaux. Ici, il est gâté! Il n'est arrivé que hier et déjà, il crie moins. Il observe beaucoup les autres oiseaux. Demain, nous le sortirons de sa cage, le temps de lui laisser un moment pour s'habituer à son environnement. Son caractère me fait penser à celui de Kiwi. Peut-être que les deux s'entendront bien. Si c'est le cas, on tentera de les regrouper ensemble. Nous irons tranquillement, le temps de laisser à chacun le soin de s'apprivoiser. Je sens que je vais aimer cet oiseau-là... Jusqu'à maintenant, il est adorable :)
Voilà donc ma petite ménagerie et des anecdotes sur chacun de nos compagnons. Nous avons aussi eu d'autres animaux, au fil du temps, qui sont passés dans nos vies. Des chats, des chiens, d'autres oiseaux, des poissons... D'autres viendront rejoindre les rangs de notre ménagerie au fil des mois, des années... Je viendrai alors vous en glisser un mot. Ils sont important pour moi, pour nous. Ils nous apportent beaucoup et rendent vivante notre petite maison.
28 avril 2009
Il était une fois Homer...
En général je trouve les animaux moins compliqués que les humains. Ils sont fidèles si on s'occupe d'eux. Ils nous aiment d'un amour inconditionnel, sans égart pour notre apparence physique, nos capacités, nos talents ou nos faiblesses. Ils ne nous jalousent pas, ne lorgnent pas nos avoirs, ne nous blessent pas hypocritement. Choses que beaucoup d'humains font sans vergogne. Donc, j'adore en général les animaux. Leur monde me fascine et on a beaucoup à apprendre d'eux.
Homer partage notre vie depuis 4 ans et demi. C'est un petit chien adorable, dont je suis absolument gaga. Il a son propre blogue. Pas la peine de me dire que c'est ridicule, on me l'a déjà dit. Mais ça ne me dérange pas. J'ai passé - et je passe toujours - tellement de temps avec ce chien-là que pour moi, il est un membre à part entière de la famille. Je partage de longues promenades avec lui. Des jeux de toutes sortes. Et ma collation de l'après-midi.
Nous vivons en retrait et avec un chien comme Homer, je me suis toujours sentie en sécurité. Il nous adore et nous le lui rendons bien. Je sais qu'il sera là s'il y a quoique ce soit. Lorsque mon amoureux rentrait tard du travail ou était coincé dans une tempête de neige, c'est Homer qui me tenait compagnie et faisait les cent pas devant la porte, pour me montrer que lui aussi, attendait... Quand je suis triste, il vient vers moi et colle sa tête contre la mienne, en plaçant ses pattes de chaque côté. Homer, c'est un petit bouffon qui pourrait marcher sur la queue pour me faire rire. Il aime jouer et s'amuser. Il est toujours trop content de nous voir et nous accueille comme si c'était le dernier jour de sa vie. Tout petit, on lui a toujours énormément parlé. Il comprend une foule de mots et d'expression qu'il en est surprenant. Il a des réactions et des mimiques très humaines et parfois, je décèle dans son regard, son air, une lueur de compréhension sur le monde, qui m'échappe...
"Si les animaux n'existaient pas, ne serions nous pas encore plus incompréhensibles à nous-mêmes?"
[Georges-Louis Leclerc]
Cette photo est l'une de mes préférées... :) Et je dédie ce petit interlude animal à tous les autres gaga de bêtes à poil, à plume, à écailles, etc.
17 avril 2009
Nuage d'oies
Cette période de l'année apporte avec elle des milliers d'oies qui font une halte au Québec avant de partir nicher plus au nord. Le spectacle est absolument remarquable. Près de la maison, dans le fin fond de la forêt, il y a un marais où viennent se reposer certaines d'entre elles. Pendant plusieurs jours, on les entends cancanner l'après-midi. Je n'ose pas aller les voir, de peur de les déranger. Je ne voudrais pas les faire fuir. Les entendre me rappelle que nous sommes à la saison des oies et qu'il faut profiter de leur visite car après, elles ne reviennent qu'à l'automne.
À Pâques, nous sommes allés en visite dans nos familles. Le soir, lorsque le soleil se tourne vers le lac et s'incline, le ciel devient brillant, orangé, magique. Et les oies continuent d'affluer dans les champs inondés. Elles me survolent, alors qu'armée de mon appareil photo je tente d'en capter quelques unes au passage.
C'est dans ces moments magiques que nous offrent la nature qu'on se dit que le monde est bien vaste, bien fragile et surtout, que nous n'en connaissons bien qu'une infime partie...





