30 novembre 2009
Faire entrer la magie de Noël
Hier nous avons décidé qu'il était grand temps de faire entrer Noël dans notre maisonnée! La température ne prête pas vraiment à avoir la tête à Noël, mais le temps lui, il file à toute vitesse et bientôt ce sera Noël. Il était temps de remédier à la grisaille de cette fin novembre.
Après le déjeuner et une tasse de thé, nous nous sommes habillés. Mine de rien, le vent était glacial et s'infiltrait partout. C'était un temps parfait pour une veille de neige, le ciel gris et lourd, sauf qu'avec les températures actuelles, on n'en espérait pas tant.
Nous nous sommes vêtus chaudement et avons amené gustave avec nous. Il était tout content, comme si on ne le sortait jamais! C'est fou comme il aime être à l'extérieur ce chien-là. Il adore courir, fouiner partout, s'amuser avec un rien. Il aime aussi un peu trop l'eau... où il n'a pas manqué d'aller plonger dès que nous avions le dos tourné! Comme des fous, nous essayions de l'attrapper en riant, pour l'éponger un peu. Il a finallement attrappé une branche d'arbre que nous avions délaissée et il est allé jouer avec sur le terrain.
Les poches remplies d'attaches et de décorations, nous avons commencé par couper les branches trouvées et ramassées il y a un moment dans la forêt. Mon Doux maniait la cisaille, moi j'attachais les fins fils de fer autour des branches. J'avais les mains gelées, mes mitaines étant trop épaisses pour être portées pendant que je manipulais le fil de fer. Nous avons attaché les branches au bas de chaque fenêtre et des boucles rouge à grelots ainsi que des boules scintillantes sont allées rejoindre les branches de sapin. Fiers du résultat, nous sommes rentrés nous réchauffer.
Un bon pâté au poulet bien chaud et quelques biscottis plus tard, nous nous sommes mis à nos chaudrons, histoire de faire quelques provisions jusqu'à Noël. Pièce de boeuf, deux chaudrons de bouilli de légumes, un énorme poulet au feu, du bouillon de poulet maison, un pouding à l'érable, d'autres biscottis et finallement, une soupe à l'orge, ont cuits et mijotés toute la journée. La maison était toute chaude et remplie de parfums. Nous avons monté le sapin de Noël et installés les décorations dans la maison.
Et à cinq heures ce matin au réveil, une belle surprise toute blanche nous attendait:

Eh oui! De la belle neige! Il suffisait de faire entrer un peu de la magie de Noël pour que la neige arrive aussi!
27 novembre 2009
La forêt sous la pluie
Hier avant de partir au travail, je me suis lancée dans une frénésie de ménage. Il y a des moments comme ça où la maison n'est pas à mon goût et où j'ai envie de tout nettoyer pour que tout soit impeccable, propre, parfumé et confortable avant la fin de semaine. Après, toujours, je me sens mieux.
Ce matin je me suis réveillée aux aurores. Je savais que tout était propre et qu'hormis un peu de vaisselle, je n'avais rien à faire aujourd'hui. J'ai donc paressé un moment au lit avec mon livre d'Anne Perry. Au levé, Gustave dormait encore sur le divan du salon. J'ai laissé les rideaux fermés, mais j'ai ouvert tout grand ceux de la cuisine. J'ai mis de l'eau à chauffer pour le thé et préparé des gauffres. La grande tasse fumante me réchauffait les mains. J'ai lu, en robe de chambre rouge, assorti à la table qui elle, a déjà revêtue son chemin et ses napperons de Noël. Dehors, le temps était gris. Froid. Quand Gus s'est levé, je lui ai donné à manger, je me suis changée et nous sommes sortis. Froid, pas froid, hier nous sommes restés à la maison. Ce matin, la forêt nous attendait.
Il y avait beaucoup de brume sur le chemin mais très peu dans la forêt. Je rêve du jour où je pourrai prendre de belles photos, comme ça été le cas il y a deux-trois ans, alors que s'élevaient entre les arbres, de belles et longues volutes de brume blanche. Presque fantômatiques.
Ce matin la forêt n'était pas trop brumeuse. Juste au loin. Elle donnait l'impression d'un infini perdu dans le blanc. Nous nous sommes promenés un moment. L'odeur du bois était très forte. L'humidité aussi. Le froid nous glace jusqu'aux os. Il a commencé à pleuvoir. Nous nous sommes dirigés vers une portion de la forêt plus couverte par les branches. Nous avons pu prolongé un peu plus la promenade, au grand plaisir de Gus. La forêt était de plus en plus sombre. La pluie de plus en plus forte. Nous nous sommes dirigés vers la maison. Nous sommes rentrés juste à temps: il pleuvait à plein ciel.
Lorsque nous sommes rentrés, j'ai nettoyé les pattes de Gustave (il me tend ses pattes lui-même, comme un grand). J'ai remis la théière sur le poêle, pour un second thé brûlant. Le temps est glacial. Les décorations de Noël ont piètre mine sous la pluie. Ce n'est pas grave. Demain nous cuisinerons des plats réconfortants. Peut-être un petit dessert. Du thé. Malgré la pluie, la fin de semaine s'annonce douillette et chaleureuse.
25 novembre 2009
Noël? Déjà?
C'est difficile de croire que dans si peu de temps, Noël sera là. Autour de moi, personne ne se sent à Noël. Avec des températures qui ressemblent à celles d'un beau mois d'octobre, l'ambiance n'est pas là. Il faut être réaliste: nous sommes un pays d'hiver. Un pays de neige et de froid. Un pays où à Noël, tout est blanc. Il a toujours neigé. Ou presque. Je me souviens d'un Noël, d'il y a 4-5 ans. Nous marchions en souliers. Le soir du réveillon, je suis sortie prendre un bol d'air en chandail, entre deux "Joyeux Noël" et un morceau de bûche. C'était un Noël étrange.
Dimanche dernier, nous nous installions devant un film de Noël... qui s'avérait se passer en Floride, où il n'y a ni neige (pas même de l'artificielle) ni bonhomme de neige. Mon Doux a décrété "que ce n'était pas vraiment Noël". Par manque d'ambiance, nous avons fermé la télé. Noël sans la neige, ce n'est pas Noël. 10°c en presque décembre, c'est indécent.
Naturellement, je n'aime pas conduire l'hiver. Depuis l'accident, ça me fait peur. Je n'aime pas non plus les factures de chauffages ultra salées que nous recevons comme cadeau de Nouvel An chaque année. Rendre agréable, ne serait-ce qu'un peu, une maison dans la forêt, aux quatre vents, demande une certaine quantité de chauffage. Et on sait que le chauffage n'est pas donné. Cette année, c'est encore difficile. Un peu comme l'an dernier.
Mais Noël sans neige me rend toujours un peu triste. C'est un moment étrange. Comme si on décidait tout à coup de fêter Noël en septembre. Ça n'a pas de sens. Ici, pour moi, c'est comme ça. Je ne me souviens que d'un ou deux Noëls sans aucune neige. Il y en a peut-être eu d'autres mais je doute.
C'est ce manque d'ambiance qui fait que je n'ai rien cuisiné encore. Que je n'écoute pas encore de musique de Noël, moi qui adore ça. Que les lumières sont toujours dans le garage et le sapin aussi. Que mes décorations "nature" ne sont pas encore confectionnées et attendent près de l'entrée.
Je commence à cuisiner aujourd'hui. Il le faut bien et c'est peut-être une bonne façon de se mettre tranquillement dans l'ambiance. Aujourd'hui j'ai fais des biscottis. C'est la première fois. J'adore ces biscuits, mais pas ceux du commerce. Je n'en ai jamais fais en pensant que le "cuit deux fois" devait être compliqué. Finallement j'aurais dû m'y mettre bien avant: les biscottis sont au four et une agréable odeur de chocolat et d'orange parfume la maison...
En attendant, je vais faire entrer l'ambiance du temps des Fêtes ici... avec un décor bien hivernal (à défaut de l'avoir en vrai).
24 novembre 2009
Un petit morceau de temps
Je n'ai rien écris depuis quelques jours. Il y a pourtant pleins de petits riens qui font le quotidien dont je pourrais parler. L'automne s'est déroulé à toute vitesse. Noël est à nos portes dans un mois. Il me semble que le temps file sans que je puisse l'arrêter, même pas juste un peu pour en profiter.
Les soirées sont douces, tranquilles. Les fins de semaine aussi. Je suis enrhumée depuis près d'une semaine. Un drôle de rhume (on emploie maintenant le mot rhume, puisque la grippe elle, est devenue la nouvelle peste du moment). Un rhume, donc, un peu étrange, qui part, qui vient.
La fin de semaine nous profitons du peu de temps que nous avons en famille. La semaine, je m'occupe de la maison, on se sépare la préparation des repas selon nos horaires. J'amène Gus en promenade tous les matins depuis que la chasse est terminée. Je cuisine aussi. J'ai cuisiné beaucoup cet automne. J'ai pleins de recettes à partager, mais je en trouve pas le temps de les retranscrire. Avec Noël qui approche, j'aurai d'autres recettes à partager. Il faudrait vraiment que je prenne un moment pour les publier.
Tout va bien. C'est seulement le temps. Il file, sans que je puisse en attrapper un petit morceau, l'espace d'un instant...
18 novembre 2009
Voies
C'est une journée pleine de soleil. Il fait beau, beau beau! Le ciel est bleu uni, il n'y a pas l'ombre d'un nuage.
C'est une journée merveilleuse. Merveilleuse à cause du temps qu'il fait. Mais aussi merveilleuse à cause de ce que la vie peut nous réserver. Et ces jours-ci, elle réserve pleins de belles choses, des petites, des plus grosse, à moi et mon entourage.
J'aime cette image. J'ai beaucoup réfléchit en la prenant. Elle représente trois voies. La première, la facile, celle qui est droite, en asphalte. Sans trou. Sans défaut. Un chemin facile. Sans embûches. La seconde, remplie d'eau. Elle est droite. Pas trop surprenante, mais demande de l'effort. Se rendre au bout est un exercice de chaque instant. La dernière, en terre sablonneuse. Elle est rocailleuse. Elle offre des embûches, des racines sur lesquelles buter et tomber. On tombe, on se relève. Mais dans chacune de ces voies, on fini par se rendre au bout. Elles sont comme la vie.
Je suis heureuse et fière de tout ce qui arrive à mon petit monde, ces derniers temps. Après avoir pris les chemins rocailleux ou difficiles, la vie leur offre de nouvelles persectives.
Le temps se met de la partie pour m'offrir un mercredi de congé sans pareil. De la joie, l'envie de sourire tout le temps. Une table et une maison lumineuse, remplie d'un soleil presque indécent pour la saison. Une boîte à thé vide, en fer blanc, qui m'attend pour que j'en fasse quelque chose de joli. Un carré de chocolat, un thé épicée et quelques livres et journaux sont étalés sur la table.
Nous avons passé la matinée dehors. L'après-midi sera doucement à l'intérieur, avec le soleil qui inonde tout...
16 novembre 2009
Après deux jours de pluie... le beau temps!
Il a plut toute la fin de semaine. C'était gris, froid, humide et mouillé. Les rangs étaient plein de boue. Nous ne sommes pas sortis. Nous avons lu, regardé pleins de films, nous avons cuisiné et passé du temps ensemble, mon Doux et moi. J'aime parfois la pluie, car elle nous permet de passer un week-end qui s'étire longuement et de faire des petites choses agréables qu'on n'a jamais le temps de faire.
Ce matin, c'était le retour du soleil. J'ai attendu que les sentiers soient un peu asséchés et j'ai aimené Gus faire sa promenade. En marchant à côté de lui, je réfléchissais. À mon Homer. Au fait qu'il est parti bien tôt. Et au fait qu'il devait déjà être malade quand nous l'avons acheté. Plus tard, beaucoup plus tard, nous avons appris que son petit frère avait un souffle au coeur. Son père est mort aussi, vers le même âge. Il avait probablement une tare génétique dès le moment où nous l'avons eu. C'était un beau chien, avec des capacités exceptionnelles. Lorsque je le compare à Gus, je constate que Homer fatiguait beaucoup plus vite. Qu'il refusait parfois d'aller marcher. Je croyais que c'était un caprice à l'époque. On nous répète sans cesse que les bulldogs anglais sont des chiens têtus et paresseux. Un chien n'est paresseux que si on le laisse le devenir. Même s'ils adorent dormir et être bien au chaud sur des couvertures et des coussins, mes chiens ont toujours profité d'exercice au grand air et de longues promenades dans les bois, chaque matin, dès leur plus jeune âge. Ils ont été habitués à nous accompagner des journées entières lorsque nous travaillions à l'extérieur. Ils jouent beaucoup et aiment courrir, que ce soit l'été ou l'hiver. Je pense, avec le recul, qu'Homer prenait sur lui parfois pour être avec nous. Il était beaucoup moins lourd et moins bâti que peut l'être Gus.
Ce matin, Gustave et moi avons marché pendant un très long moment. Nous avons arpenté tous les chemins dans la forêt, marché dans des endroits où nous n'étions jamais allés et profité de la température magnifique. Gustave est résistant. Il marche avec entrain. Il est joyeux. Il adore ça et ça se voit. Nous avons observé la nature, rebroussé chemin sur des sentiers encore trop boueux ou trempés pour être agréables et nous sommes finallement rentrés à la maison.
Tous les deux nous avions besoin de bouger, après une fin de semaine remplie de pluie et de repos à l'intérieur. La promenade nous a fait du bien. J'ai nettoyé les pattes de mon Gus, lui ai donné suffisamment d'eau pour se rafraîchir et j'ai préparé le dîner.
L'après-midi sera douce, les pièces sont inondées de soleil...
13 novembre 2009
Le retour des promenades
Depuis deux jours, nous avons repris nos promenades. La chasse est pratiquement terminée. Nous n'entendons plus de coups de feu. Les gens préparent leur bois pour l'hiver et ne pensent plus vraiment à chasser. Les camions remplis de chasseurs se font plus rares cette semaine, voire inexistants. Malgré tout, nous sommes prudents. Il vaut toujours mieux l'être un peu trop, surtout en matière de chasse.
Ce matin, lorsque nous sommes sortis, le soleil se levait à peine. On voyait quelques rayons défier les branches des arbres et se faufiler entre elles jusqu'à nous. La lumière donnait une teinte vive à tout ce qui nous entourait. C'était magnifique. Si tôt, il n'y a pas un bruit, pas une âme qui vive. Les autobus scolaires ne sont même pas passés ramasser les quelques enfants des environs. Nous sommes seuls au monde.
Nous avons décidé de nous enfoncer dans la forêt. Il faisait -8°c. J'étais bien emmitoufflée et Gustave très content de gambader dans les feuilles gelées. La terre glacée craquait sous les pas. C'est ce bruit qui rythmait notre promenade. Et au loin, le cri d'un oiseau, que je crois être un oiseau de proie. Aucun petit oiseau ne peut produire un son pareil. Nous avons souvent aperçu des faucons dans le coin. Ce sont des oiseaux impressionnants, qui imposent le respect.
Mis à part le bruit de mes bottes, Gustave qui fait bouger les feuilles qu'il renifle et l'oiseau, c'est le silence total. Tout dort encore. La nature nous offre des paysages bordés de blanc, féériques, étranges. Nous sommes à mi-chemin entre un automne qui s'étire encore un peu et un hiver qui n'est pas encore là.
Le givre est tellement épais lorsque le thermomètre dégringole, mais qu'il ne neige pas encore, qu'on croirait que tout est recouvert d'une fine couche de neige. L'eau gèle aussi et les cristaux forment des étoiles à la surface. Il faudrait que j'en fasse des photos, un beau matin. Que j'y aille seule. Car avec Gustave surexcité (je me demande ce que ce sera quand il y aura deux mètres de neige!) et un seul bras entièrement valide, prendre des photos devient plutôt compliqué...
Nous nous sommes promenés encore un moment. J'ai ramassé des branches et des cocottes tombées par terre pour en faire des décorations de Noël. J'aime les décors qui s'inspirent de la nature. J'avais fais la même chose pour l'automne et l'Halloween. Des citrouilles, des fougères fanées. L'hiver, j'accroche à mes fenêtres enneigées des branches de sapin, des boucles rouges et des cocottes de pin. Toutes des choses que je trouve dans la nature, tombées par terre, naturellement.
En rentrant, Gustave faisait une fixation sur ma branche de sapin qu'il essayait d'attrapper. Au passage, il a ramassé un grand morceau d'écorce d'arbre et, la tête haute, l'a rapporté à la maison. Lui aussi, revient de la forêt avec son précieux butin. Il me fait rire. Nous sommes sortis de la forêt. Le soleil brillait.
J'ai vraiment une prédilection pour les promenades très tôt le matin. L'atmosphère baigne dans une lumière magique, parfois glacée, parfois lumineuse, tout dépend d'où on se trouve. Tout est propre, figé dans la glace. L'air froid rafraîchit les idées, les poumons et fait rougir les joues. Ensuite, on rentre prendre un bon petit déjeuner. Gus est affamé. Je prépare du thé. La journée peut commencer...

11 novembre 2009
Soleil Glacé
Mes journées s'écoulent doucement cette semaine. Entre le travail en fin d'après-midi et les petites tâches dans la maison que je suis capable de faire, je repose le reste du temps mon bras et mon dos. L'un comme l'autre reprennent des forces. J'ai recommencé les promenades avec Gustave. Pas dans la forêt, on entend encore des coups de feu. Autour de la maison, du moins. J'ai besoin d'air et d'espace. Mon Gus est tout fou de courir dans l'herbe glacée. Oui, car la journée de printemps a laissé sa place à une température d'hiver. -4°c ce matin. On s'habille chaudement pour sortir.
Les journées sont belles, pleines de soleil. Les rayons courent sur la table, se faufilent entre les pages de mes livres, arrosent au passage la tasse de thé, qui fume toute la journée. La maison sent bon les épices et les fruits d'automne. On a envie de petits gâteaux massifs pour le thé d'après-midi. Les aiguilles de l'horloge comptent le temps qui passe. Les oiseaux chantent et sont heureux. Gus dort dans un coin, un brin de soleil lui chatouille le nez. J'ai une pile de livres de Noël qui m'attend. Je les feuillette, je les regarde, je lis une phrase ou deux, en attendant décembre pour m'y plonger. J'aime profondément les livres de Noël, qu'ils soient pour adultes, pour enfants, qu'ils se donnent des allures de contes moraux ou d'enquêtes policières. En attendant de les ouvrir, c'est Sherlock Holmes qui m'accompagne... il a été mon compagnon de tous mes étés d'adolescente. Aujourd'hui, je lis à nouveau ses aventures avec autant de plaisir!
09 novembre 2009
Comme si c'était le printemps
C'est une vraie journée d'été aujourd'hui. Après un temps d'hiver, où nous avons sorti les manteaux chauds et les mitaines, voilà qu'il fait soleil et... 18°c! Le changement de température est étonnant. Serait-ce l'été des Indiens? On se croirait au printemps...
Mon bras va mieux. Un peu. Il faut laisser le temps faire les choses. Mais mes doigts sont plus mobiles, même si je ne peux pas prendre de charges, aussi legères soient-elle, de cette main-là. C'est la main gauche et je suis droitière. Par contre, je réalise que pour une droitière, je fais énormément de choses de la main gauche.
À force de tout faire de la même main et de forcer pas toujours très bien, je me suis fait mal au dos vendredi soir. J'ai passé la fin de semaine allongée ou assise droite comme un poteau, incapable de faire quoique ce soit. Aujourd'hui ça va mieux. Masages et repos ont beaucoup aidé. Je dois toutefois faire attention à mes mouvements.
Ma belle-famille nous a rendu visite samedi. Ils ont apporté à dîner, je n'ai rien eu à préparer. Ils nous ont offert quelques pots de soupe et un pâté. Ce fut grandement apprécié.
J'ai terminé Les mystères d'Udolphe. Avoir la chance d'en discuter et de lire cette oeuvre à deux m'a vraiment permis de mieux la comprendre et d'en apprécier la richesse. C'est une belle expérience. Je lis un livre de Noël, d'Anne Perry. J'adore cette auteure. Je ne suis pas du tout en symbiose avec le temps, avec ce roman de Noël. On se croirait beaucoup plus au début des vacances d'été qu'à quarante-cinq jours de Noël!
06 novembre 2009
Un hiver Russe
Il y a bien longtemps que je souhaite faire un "hiver russe" à la maison. La Russie à travers les lectures et le thé. Pour moi, les auteurs russes ne se lisent que l'hiver. J'avais débuté l'an dernier avec Guerre et paix de Tolstoï, lecture qui n'a pas été faite dans les conditions les plus propices pour en apprécier toutes les nuances. Je m'étais alors promis de le relire. L'occasion se présente cette année avec Amelie-Melo. Au fil de nos discussions, nous avons décidé de lire (relire pour moi) Guerre et paix ensemble. En sachant que nos lectures sont toujours étoffées par des recherches, nous nous sommes dit que Guerre et paix, un pavé monumental, serait un bon choix. J'augmenterai à ce moment, mon billet sur ce livre.
Après avoir choisi Tolstoï et une date pour le lire (tout le mois de janvier au moins puisque le livre compte plus de 2000 pages), nous avons eu envie d'approfondir en lisant une oeuvre de cinq écrivains russes classiques. Il y aura donc au programme:
Guerre et Paix de Tolstoï
Crimes et châtiment de Dostoïevski
La cerisaie de Tchékhov
Docteur Jivago de Boris Pasternak
La veille de la Saint-Jean (ou Veillée d'Ukraine) de Gogol
Je lirai peut-être, si j'ai le temps, une biographie de Léon et Sophie Tolstoï qui me fait de l'oeil depuis bien longtemps et s'inspire de leurs correspondances respectives. On aimerait aussi, compléter avec une ou des adaptations de ces oeuvres au grand écran. Un livre, un film est toujours un concept intéressant. Ce programme risque de nous prendre tout l'hiver, mais je m'en réjouis! C'est intéressant de prendre le temps d'approfondir une oeuvre, surtout lorsqu'on partage cet intérêt à deux!
Voilà donc pour mon programme de lecture de l'hiver. Janvier, février, et on débordera peut-être sur le mois de mars, tout dépendra de nos compléments et de notre temps de lecture pour chaque livre. Le Tolstoï, le Dostoïevski et le Pasternak sont des pavés. Il faut y mettre du temps.
Un petit mot maintenant sur mes envies lectures des mois à venir. Pour novembre, je prévois terminer Les mystères d'Udolphe (je suis sur la bonne voie!) toujours en lecture partagée avec Amelie-Melo. Ensuite, j'aimerais lire quelques Sherlock Holmes. J'ai très envie de m'y replonger depuis un petit moment, surtout depuis que je suis une adepte des Enquêtes de Murdoch. Ça me rappelle un peu le célèbre détective. J'aimerais mettre la main sur le dernier Enola Holmes avant les Fêtes. Pour rester dans le même thème.
Décembre sera le mois consacré aux livres de Noël. Nouvelles, romans, jeunesse, albums, j'en ai une liste plutôt longue et plusieurs m'attendent déjà dans ma bibliothèque, en petites piles bien distinctes. Je me réjouis d'en lire. Les livres de Noël ont toujours ma préférence en décembre. Ce sera aussi le moment de partager une autre lecture commune, soit celle de La disparue de Noël d'Anne Perry, que je veux lire depuis longtemps et encore plus depuis ma découverte de La détective de Noël.
Après l'hiver russe, j'ai envie de planifier encore mes lectures autour d'un thème. Je veux lire québécois et redécouvrir nos classiques. Je veux aussi en profiter pour lire encore plus sur l'histoire de notre littérature et découvrir tous les petits bijoux qui se cachent dans ma bibliothèque. Peut-être que ce sera l'occasion de quelques autres lectures en duo. Nous avons commencé à en parler un peu. J'ai commencé à dresser une liste. J'en reparlerai le moment venu. Idem pour mes projets de découvrir la littérature canadienne-anglaise après la québécoise, probablement l'été prochain. Plusieurs titres m'attendent dans ma bibliothèque et il y a des auteurs sur lesquels je souhaite me pencher depuis longtemps. Idem pour la littérature américaine, sur laquelle j'aimerais aussi me pencher.
Si je suis ce programme, j'ai de la lecture assurée jusqu'à la fin de l'automne 2010! Je vois un peu loin, mais je trouve intéressant de me faire des projets lecture de ce genre. Me pencher sur un thème, en étudier les détails, les auteurs et les oeuvres, ça m'intéresse fortement!
Au fil de ces lectures, je ferai sûrement de belles découvertes! Et vous, quels sont vos projets lecture pour les semaines à venir? (ou à plus long terme, si vous êtes comme moi adeptes de listes en tous genres... y compris de listes de livres!)





