30 septembre 2009
Parfums d'automne
C'est une véritable journée d'automne aujourd'hui: c'est gris, parfois ensoleillé, parfois il pleut. Tout change en l'espace de quelques minutes. Il fait froid. Le vent s'engouffre entre les branches des arbres et transperce les manteaux.
Hier je promenais Gustave dans la forêt et je me disais que l'automne est vraiment une saison hors du commun. C'est probablement celle qui offre une expérience olfactive la plus marquante. Surtout en forêt. Quand tout est humide, que les arbres perdent leurs feuilles, l'odeur est indescriptible. Une odeur de pluie, de feuilles, de fleurs aussi parfois, même si elles ne sont plus là. L'odeur varie en fait selon les essences d'arbres tout au long de la promenade. Les chiens ne sont pas indifférents aux odeurs aussi variées, surtout quand on sait qu'ils ont l'odorat des milliers de fois plus développé que le nôtre. Gustave s'en donne à coeur joie. Il est surexcité et se promène à toute vitesse d'une arbre à l'autre, se roule dans les feuilles et cours partout.

Aujourd'hui, cependant, je me sens fiévreuse. J'ai froid. Je suis emmitoufflée comme en hiver, dans quatre épaisseurs de vêtements et j'ai encore le frisson. Il fait 6°c à l'extérieur. Avec la pluie, parfois, et la boue partout dans les rangs, je n'ai pas une envie folle de sortir. J'ai plutôt envie de thé chaud et de m'installer avec une couverture dans un coin de la bibliothèque. J'espère que je ne couve pas la grippe et que ça passera.
En attendant je profite du spectacle qu'offre la forêt et je la contemple par mes fenêtres. Partout, la nature est parée de mille couleurs. C'est beau. Peut-être que je sortirai plus tard, on verra. Gustave a de l'énergie à revendre, il faudrait que je l'amène en promenade, un peu. Plus tard. Pour le moment, j'ai juste envie d'un peu de repos...
26 septembre 2009
Semaines colorées
Mon ordinateur a rendu l'âme il y a deux semaines. Un virus traître qui a tout détruit. On a beau être prudent, on ne l'est jamais trop. Investir sur un ordinosaure ne nous tentait pas du tout. Il était vieux, faisait de drôles de bruits, ralentissait notre connexion. Nous nous sommes résignés: le cadeau de Noël commun que nous prévoyions pour la fin décembre a été devancée au mois de septembre. Deux semaines, donc, sans ordinateur, nous rappelle à quel point on s'habitue à ces petites bêtes.
Pendant ces deux semaines de congé forcé, auquel je me suis malgré moi éloigné, j'ai profité de l'automne qui est bien là. Des couleurs époustoufflantes. Ces deux semaines ont été colorées. Les promenades se sont faites plus nombreuses. Les lectures plus longues. Les films visionnés plus nombreux. Et les pratiques de violon quotidiennes. Je me suis beaucoup améliorée, j'essaie, je m'amuse et j'ai retrouvé mon cher violon avec grand plaisir.
Je profite tous les jours de la forêt, qui est absolument merveilleuse. Les coloris. Les animaux. Le feuillage. Le contraste des couleurs. Je m'en donne à coeur joie pour les photos. La lumière est tellement différente! Et ça ne dure que peu de temps.
En promenade, le matin, je suis attentive à tous les petits détails de l'automne. Ces champignons qui poussent partout. Les traces d'animaux. Parfois, pendant la promenade, nous rencontrons les chiens du voisin. Gustave est heureux comme un fou de rencontrer ses "amis". On écoute les oiseaux, on fait un dernier petit tour avant de rentrer.
Les soirées et les nuits sont de plus en plus froides. Ce matin, au réveil, il faisait -2°c. C'est la plus froide nuit depuis la fin de l'été. Les vitres étaient givrées. Je pense à sortir les draps d'hiver, tout neuf, que j'ai acheté il y a quelques semaines. Bientôt, il faudra les mettre... Nous chauffons depuis le début de la semaine. Plus tard que l'année dernière. Tant mieux.
18 septembre 2009
Absence involontaire
Bonjour à tous,
Un petit mot pour vous informer que mon ordinateur a rendu l'âme il y a quelques jours. Je n'ai donc plus accès à Internet jusqu'à la fin de la semaine prochaine.
Il m'est donc impossible de répondre aux messages, courriels et commentaires.
Je vous reviens dès que possible!
À bientôt!
13 septembre 2009
Les signes de l'automne: de la nature à la cuisine!
Peu importe ce qu'en disent les dates, l'automne est là. On le sait. On le sent. Dans quelques jours il sera officiellement là, mais il est déjà là depuis quelques semaines. On le voit. Dans notre façon d'agir et dans la nature, qui change peu à peu chaque jour depuis la fin de l'été. Ce n'est d'ailleurs plus un temps d'été, même si nous y sommes toujours, mais plutôt un temps d'automne. Les soirées sont fraîches, les nuits sont froides. Nous approchons du fatidique zéro la nuit. À cette époque, l'an dernier, nous chauffions. Mais pas cette année. Les journées sont encore assez belles pour donner de la chaleur à la maison afin d'éviter le chauffage. Pour le moment.
Les sentiers, même s'ils sont encore majoritairement verts, ont commencé à prendre des teintes colorées. Le rouge, le jaune, l'orangé, par petites touches, comme si Dame Nature avait peint des petits points de couleur ici et là. En randonnée, lorsqu'on débouche sur un nouveau sentier, il m'arrive de voir beaucoup de feuilles mortes par terre, signe que l'automne est passé par là. Certains arbres subissent son passage plus rapidement que d'autres. Ils nous laissent cependant le doux plaisir de marcher dans les feuilles qui craquent sous les pas et aussi, des coloris qui donnent envie de prolonger encore un peu la promenade. Pour en profiter, car l'automne est une saison qui passe si vite.
On sait aussi que l'automne est là quand on commence, nous aussi, à faire des provisions pour l'hiver. Le désir de conserver encore un peu du soleil de l'été, de pouvoir goûter, dans nos plats hivernaux, les saveurs d'un jardin qui a d'abord fleurit et produit tout l'été, puis qui se repose doucement sous un tapis de feuilles puis ensuite, de neige. Prolonger la belle saison jusque dans nos assiettes, quand la pluie, le vent, le froid frappe nos vitres et nous confinent à l'intérieur, c'est un petit plaisir que l'on renouvelle année après année, maintenant que notre vie évolue au gré des saisons et des petits plaisirs, plutôt qu'au fil du travail et de l'argent. C'est une façon d'être en symbiose avec nos choix et aussi, de sentir qu'on en profite pleinement.
Par une soirée froide, glaciale et humide, il n'y a rien de tel que de rester tout simplement à la maison, ouvrir un bocal que l'on a fait soi-même et préparer un petit souper qui goûte notre région. Nous sommes entourés de petits producteurs, dans une région économiquement difficile. Surtout en période de récession. Surtout quand les maisons sont à vendre et ne se vendent pas, que les peu nombreuses compagnies ont fermées leurs portes et que tout le monde tente de survivre comme il le peut. Acheter local, encourager le verger à deux pas de chez moi, la bleuetière de mon village ou le maïs sucré et délicieux des champs qui bordent les rangs autour de chez moi, est sûrement le meilleur moyen de m'offrir des produits frais, succulents, et d'aider à ce que les gens de chez nous puissent rester chez nous et continuer à nous offrir leurs produits. On ne trouve pas tout local, mais ce que l'on peut, on l'achète de chez nous.
L'automne et le début de l'hiver sont des moments où le travail de mon Doux l'amène à faire énormément d'heures. C'est le moment de l'année où il est agréable d'être chez soi, de s'offrir des repas réconfortants et de profiter des quelques heures qui s'offrent à nous. Les week-end précédents l'automne, c'est le moment de planifier notre garde-manger. De faire le décompte de ce qui nous reste de l'automne précédent. De renouveller la réserve. De partager des moments uniques, tous les deux, dans la cuisine. Nous préparons toutes sortes de plats en prévision des semaines d'automne: sauces aux tomates pour les pâtes pour les soirées pressées, compotes de pommes maison avec des pommes cueillies nous-même au verger d'à côté, préparation pour les gâteaux aux pommes que je ferai l'hiver venu, compotes de pêches pour écouler un surplus de fruits dans un trop gros panier, bouillis de légumes parce que c'est mon plat hivernal favoris, soupe au poulet et aux nouilles pour les jours où l'on se sent fatigué et qu'on a besoin de chaleur, soupe consistante au boeuf et à l'orge pour les estomacs affamés après une longue randonnée.
Les pots viennent s'accumuler dans notre armoire en bois, spécialement installée pour recevoir toutes ces douceurs. On en profite aussi pour la remplir de denrées qui se conserveront longtemps. Tout à portée de la main. Faire 40 minutes de voiture pour aller chercher à manger, dans une tempête de neige, ce n'est pas très intéressant. D'autant plus que ces repas spéciaux, préparés à la maison, ont un goût différent de ceux que l'on achète. Ils goûte l'enfance. Les repas en famille. Le partage. Ils goûtent aussi notre région.
L'automne chez moi, n'arrive pas seulement dans la forêt. Elle s'invite aussi à notre table. Elle nous permet de mettre la nature dans notre assiette et nous offre tous les petits plaisirs de la vie. L'automne, vraiment, est une saison tout ce qu'il y a de plus délicieuse... dans tous les sens du mot!

10 septembre 2009
Entre deux
Le dernier mois a été magique. Le temps est splendide, pas une goutte de pluie. Les soirées sont fraîches, froides et souvent glaciales (à la limite du point de congélation). Les journées sont chaudes et plein de soleil. Juste ce qu'il faut pour réchauffer la maison et nous empêcher de chauffer le soir venu. Le temps que la maison se refroidisse, le soleil est à nouveau là pour tout réchauffer. L'an dernier, à la même époque, nous avions déjà commencé à chauffer. Je croise les doigts pour que cette belle température dure encore un peu...
Nous profitons de la fraîcheur de la forêt, des promenades quotidiennes, parfois plusieurs fois par jour. On se lève si tôt, qu'on a amplement le temps de paresser entre les arbres, d'observer les oiseaux. Gustave a une drôle de manie qui nous fait bien rire depuis quelques temps: il attrape un bout de branche, de rondin, de roche ou de cocotte et promène son morceau dans toute la forêt. Puis il le dépose quelque part et le récupère au cours de la promenade suivante. Je devrais prendre des photos, mais ça ne rendrait pas tout le comique de son comportement. Surtout quand il ramasse une branche de la grosseur d'un tronc d'arbre, de trois mètres de long, et qu'on doit tout à coup faire attention à ne pas trébucher dedans!
Depuis avant mes vacances, j'ai quelque peu délaissé l'ordinateur. Il est souvent fermé. Je suis lente à mettre les commentaires à jour. Je profite du beau temps. De cette période où ce n'est pas tout à fait l'automne et où ce n'est plus l'été. Quelque part entre les deux. La luminosité est exceptionnelle.
Hier soir, nous sommes sortis en amoureux, Gustave avec nous. Nous avons marché longuement dans la forêt, en discutant, main dans la main. Jusqu'à la tombée de la nuit, où les bois deviennent sombres, presque inquiétants. Nous sommes rentrés, fatigués.
La soirée a été douce et calme...

03 septembre 2009
Mon violon

Je ne suis pas une "vraie" musicienne. Chez moi, il n'y a pas vraiment de musicien. Tout le monde aime la musique, mais personne n'en joue véritablement. Le violon m'a toujours intéressée. Il y a deux ans, je me suis payée des cours dans une école privée. Une école ancienne, magnifique. Je n'avais cependant pas l'impression d'apprendre ce que je voulais apprendre. Je n'étais pas vraiment à l'aise avec mon professeur. Il me disait que j'étais douée et que je saisissais très vite ce qu'il fallait. Alors il m'en donnait plus. Et plus. Et plus. Mais au bout d'un moment, j'avais l'impression que le rythme était trop vite pour un simple passe-temps. On me parlait de spectacle en groupe, de récital...
Ça a fonctionné un moment puis, après deux cours où je n'ai pu me rendre à cause de grosses tempêtes de neige, mais que j'ai dû payer quand même, j'ai abandonné.
Je voulais apprendre le violon, pour le plaisir, pas en faire un métier. J'avais l'impression d'être à l'école et de devoir performer pour atteindre les hauts niveaux. Pratiquer, pratiquer, plusieurs heures par semaine, même quand je n'en avais pas envie. Ce n'est pas du tout l'idée que je me faisais de ma relation avec mon violon.
Quand j'ai abandonné mes cours, j'ai arrêté totalement le violon. La musique me sortait par les oreilles. Je n'ai aucune ambition musicale. Tout ce que je voulais, c'est pouvoir maîtriser la base pour être en mesure de jouer des pièces simples, dans ma bibliothèque, à l'abri des regards. Pour moi. Pour mon amoureux. Rien de plus. Parce que la musique classique - et la musique du violon - m'a toujours accompagnée dans ma vie, j'avais envie de la faire entrer un peu plus chez moi en jouant à mon tour.
Graduellement, quelques mois après l'abandon de mes cours, j'ai repris mon violon. Des pièces simples. De l'improvisation. Quelques compositions. Juste pour mon propre plaisir. J'ai appris quelques pièces de Noël. J'ai travaillé mon violon lorsque j'avais envie de me défouler, de penser à autre chose, de passer le temps. J'y retournais par plaisir. Peu m'importe de ne pas jouer à la perfection. Ce n'est pas ce que je recherche.
En janvier, quand tous les pépins nous sont tombés dessus (perte de travail, maladie, problèmes financiers, deuil, bris..) les cordes de mon violon se sont brisées. Je ne sais pas les changer moi-même. J'ai remisé l'instrument. Le ciel nous tombait dessus, j'avais d'autres choses à penser, trop de choses à régler. Le temps a passé. J'en suis venue à oublier mon violon dans un coin. Ma tête était beaucoup trop remplie de tout pour prendre le temps de penser au violon.
L'été s'est écoulé doucement. L'automne est à nos portes. L'automne, c'est le moment où la musique me manque le plus. J'ai rendez-vous avec mon luthier dans quelques jours, pour qu'il répare mon violon. J'ai hâte de retrouver mon compagnon musical. Il commence à beaucoup me manquer...
01 septembre 2009
Temps frais pour les promenades
Pendant les vacances, j'ai connu l'été caniculaire et l'automne. En quelques jours, le temps suffocant dont j'ai horreur a fait place à des températures près du point de congélation au petit matin. Les soirées et les nuits sont froides. Quand nous amenons Gustave dehors pour une dernière fois avant la nuit, il fait si froid que de la buée blanche se forme dans l'air quand nous respirons. C'est signe que l'automne s'en vient.
L'été, avec la chaleur et les maringouins, je suis incapable d'aller faire de longues randonnées qui valent la peine. On sort donc sur notre terrain, mais on ne va pas très loin. Mon chien non plus n'aime pas la chaleur. La température des derniers jours nous a fait reprendre avec plaisir nos randonnées quotidiennes. Au moins une bonne heure chaque matin, lorsque le soleil se lève. Le temps est froid. Il faut s'habiller chaudement le matin, même si après le dîner, il fait souvent près de 20°c.
À cette période de l'année, la forêt est magnifique. Le soleil s'infiltre entre les branches des arbres. L'air est frais. C'est rafraîchissant. On peut marcher longtemps, au son des oiseaux qui s'interpellent d'un côté et de l'autre de la forêt.
En rentrant à la maison, Gustave saute dans son bol d'eau et s'endort à mes pieds, près de l'ordinateur. Moi, je me prépare un thé et je prolonge les petits matins en prenant ensuite tout mon temps.






