29 juillet 2009
Dans la taïga...
Le temps est souvent brumeux au petit matin. Le ciel est changeant. On ne peut se fier à la météo. Mais peut-on jamais s'y fier? En tout cas, pas en ce moment. Il annonce de la pluie? Le soleil brille et le ciel est plus bleu que bleu. Il annonce une belle journée ensoleillée? Je me prépare à faire tout mon lavage, étendre au soleil, pour économiser l'énergie. Le ciel se couvre tout à coup et de gros orages éclatent. Le ciel est instable. Le ciel est étrange. On peut vivre l'automne, le printemps et l'été en une seule journée.
Mais depuis deux jours il fait affreusement chaud (et surtout très humide) et le temps ressenti frôle les 35°c. Hier, j'ai quand même fait tout ce que je devais faire. La journée a été bien remplie en tâches de toutes sortes. J'ai aussitôt profité du beau temps pour faire un peu de sport.
Aujourd'hui, le temps est trop humide pour moi. Je ne fais rien. La matinée s'est passée à remettre en ordre mon vieil ordinosaure. À remplir les mangeoires dehors. À aller chercher le courrier. Rien de plus. Les rideaux sont tirés sur le soleil trop fort de cet été très étrange. Je tente de garder la fraîcheur de la maison. Nous avons mal dormis. Je tombe de fatigue. Gustave a envie de jouer. Pas moi. Cet après-midi je lirai probablement. Je suis plongée dans la Taïga en ce moment, avec des hommes qui ne sont pas des anges et qui construisent un chemin de fer. J'aime beaucoup. J'en parlerai bientôt, ici. Cette lecture me change de la chaleur et de notre humidité...
26 juillet 2009
Ce que j'aime de l'été...
Pouvoir ouvrir les fenêtres, beau temps, mauvais temps, faire circuler l'air dans toutes la maison.
Lorsque je suis en voiture, après avoir descendu la côte qui mène à la forêt, sentir tout à coup l'air changer. Ce phénomène est exceptionnel. On passe tout à coup de la chaleur à un air frais rempli de l'odeur des grands pins qui bordent la route. La sensation est merveilleuse. J'ouvre alors toutes les fenêtres de la voiture et même si j'ai froid, je me laisse bercer par l'effluve de la forêt. Je sais, rien qu'à la fraîcheur de l'air, que je rentre chez moi.
Les voisins qu'on croisent en sortant du sentier ou en travaillant sur le terrain. On se salue, on échange quelques mots. L'hiver, sauf nous, les gens ne sortent pas. Du moins, pas beaucoup. Alors que nous, nous sommes toujours dehors.
Ces parties de ballon avec Gustave, où l'on courent tous les deux jusqu'à perdre le souffle. Ensuite, on rentre boire un grand verre (ou bol) d'eau.
Les travaux sur le terrain et le chien qui se promène à sa guise là où il veut, pendant que l'on travaille. Il gambade, tout content. Ça fait plaisir de le voir.
Ces jours de pluie, nombreux cette année, qui changent la dynamique de la journée. Ils nous obligent à prendre plus de repos et à s'occuper la tête plutôt que les jambes. Une pause en quelque sorte, dans la vie estivale.
Travailler moins souvent, mais des journées beaucoup plus remplies. Travailler aussi avec les filles, des étudiantes, qui reviennent chaque année pendant leurs études. J'ai l'impression de prendre une pause, de pouvoir m'attarder à des tâches que je n'ai jamais le temps de faire ordinairement, comme du bricolage ou des projets de toutes sortes. En plus de passer de belles journées à papoter avec elles, alors que j'ai l'habitude de travailler seule. Ce sont des petits interludes dans l'année qui font aussi du bien.
Mes vacances, que je prends toujours quand plus personne n'est en vacances. Alors que les autres se préparent mentalement à la rentrée scolaire et à entreprendre le boum de septembre, moi je me retire pendant deux semaines pour faire le plein. Je ne suis pas du tout dans le même état d'esprit que les autres. J'adore ça.
Les quenouilles qui poussent devant la maison et qu'on laisse parce que c'est très joli.
Les fruits d'été, bleuets, framboises, cerises, fraises, mûres, que l'on dévore à toutes les sauces parce que la saison est si courte. Celle du maïs aussi, dont on retrouve des petits kiosques de vente partout au bord des routes. Les grains gorgés de soleil goûtent l'été...
22 juillet 2009
Quête de bonheur et d'idéal
J'ai regardé le film Vers l'inconnu. J'avais aussi lu le livre de Krakauer il y a un moment. Ce genre de choses me remue toujours un peu. Cette quête de la liberté. Ce désir de pousser plus loin la vie. Cette envie de ne pas faire comme les autres. De vivre une vie quelque peu en marge. De déroger à ce que tout le monde fait, comme des moutons, parce que c'est ce qu'on doit faire, parce que c'est ce que la société fait. Qu'est-ce que la liberté? Qu'est-ce que le bonheur?
Quelque part dans le film, on dit que la beauté et la nature la plus pure sont des choses essentielles. Qu'on se doit de s'y arrêter. Ou quelque chose comme cela. Je ne me souviens plus des mots exacts. Ça me touche. Parce que je ne comprends même pas qu'on puisse regarder le soleil et ne rien y voir d'autre que juste un soleil. Je ne conçois pas non plus qu'on ne lève jamais le nez au ciel, pour tenter de voir ce qu'il y a au-delà. Qu'on puisse vivre toute notre vie sans remarquer ce qui nous entoure. Sans voir l'arbre devant lequel on passe chaque jour, grandir au fil des saisons. Parce que les gens ne remarquent rien. Ils vivent, passent à côté de tout, cherchent le bonheur dans les choses futiles. Dans l'argent, qu'ils gagnent en quantité mais qu'ils n'ont même plus le temps de dépenser. Et si un jour ils en ont moins, même s'ils gagnent à eux seuls l'équivalent de quatre fois notre salaire annuel à deux, ils sont tout à fait démunis. Je comprends le geste symbolique de Chris dans le film (ou dans le livre, ou dans la vraie vie parce que c'est quand même une histoire vraie) de brûler ses billets et de faire don de sa bourse d'études à un organisme de charité.
Je comprends son idée de vouloir vivre autre chose. D'avoir l'impression de s'enfermer dans une vie qui n'est pas lui et d'avoir envie de s'enfuir. Adolescente, j'ai eu l'impression de vivre hors de mon temps. De ne pas être dans la bonne époque. Dans la bonne vie. Ou même de vivre une vie qui n'était pas moi. C'est difficile de faire des choix qui vont à l'encontre de la société. De choisir le temps. De choisir une vie plus contemplative. De décrocher. Parce qu'on ne se sent pas inclus dans ce que les autres vivent. D'avoir le sentiment d'être la seule, par la fenêtre de l'autobus, à contempler le ciel et à y voir tellement de belles choses, que personne autour ne remarque. Parce qu'on a l'impression que les gens, autour de nous, ne sont que des moutons. Ils suivent le courant, travaillent toute leur vie comme des déchaînés et finissent par mourir, sans avoir profité de rien. Partir faire les magasins et dépenser 500$ ce n'est pas ce que j'appellerais profiter de la vie...
Un jour, on se réveille. On a suffisamment réfléchit. On sait ce que l'on veut. Mais entre le savoir et franchir le pas, il y a une marge. Certains en rêvent toute leur vie, en disant aux autres qui ne se contentent pas de penser à la vie qu'ils auront, mais de vivre, qu'ils ont de la chance. Et ça m'a toujours exaspéré. On fait sa chance. On choisit des choses parce que l'on y croit, on le veut. Personne ne frappe à notre porte un beau jour en nous disant: "Voilà ta nouvelle vie, tout y est prêt, clé en main". Changer demande du temps. Changer demande des efforts. Changer ne tombe pas du ciel. Il y a des gens qui se plaignent de ne pas être heureux. Ils en parleront toute leur vie, mais ne changeront jamais rien. Pendant ce temps, ils regardent l'herbe qui paraît plus verte chez le voisin et ils l'envient. Mais le voisin a travaillé à contre-courant pour réaliser une vie à la hauteur de ce qu'il croyait. Le voisin gratte ses fonds de tiroir l'hiver parce qu'il a du mal à payer son chauffage. Mais le voisin a du temps. Il peut contempler la vie. Il voit les arbres pousser. Les animaux grandir. Les oiseaux, revenir année après année refaire leur nid près de chez lui. Il sort dehors, le soir et observe les étoiles en se disant que le monde est bien grand. Et que lui est là, pour l'observer. Il réfléchit à la grandeur de tout ce qui l'entoure. Et il vit. Il retourne à l'essence même des choses.
Des films et des livres comme Vers l'inconnu me font toujours un effet assez spectaculaire. Ils viennent chercher des choses en moi, réveillent quelque chose qui ont fait de moi l'adolescente perdue et perplexe face à la société que j'étais. Ils me font retrouver l'essence de ce que je crois profondément. Et ils me confortent dans les choix que j'ai fais, il y a quatre ans, pour venir vivre ici...
Entre autres choses, parce que les rêves c'est aussi la vie, je rêve de l'Alaska depuis que je suis toute petite. Un jour j'y partirai, en caravane. Mais pas toute seule. Une des premières choses que j'ai su de mon Doux, lorsqu'on s'est rencontrés, c'est qu'il rêvait lui aussi de l'Alaska. Un jour, on y partira peut-être tous les deux... C'est un rêve, comme on en a de nombreux. Mais en attendant, rien ne nous empêche de vivre quand même notre vie, telle qu'on se l'imagine, au quotidien. Ce qu'on ne se prive pas de faire, même si les hivers sont parfois durs et que l'argent n'est pas toujours là. On est deux. Et on n'a qu'une seule vie à vivre...
21 juillet 2009
Journée d'été
Depuis dimanche, il fait beau comme il n'a pas fait beau depuis longtemps. Un peu de soleil et de beau temps, c'est agréable et j'en profite largement. Surtout avec tout ce temps libre, l'été... C'est une façon de me déconnecter complètement du reste du monde. Je prends mon petit bain de "foule" deux jours par semaine, avec le public de la bibliothèque. Le reste du temps, je profite de mon coin de paradis. De ces journées où je me lève si tôt, en même temps que le soleil. Où il n'y a personne dehors. Après avoir donné rapidement à manger à mon Gustave et avoir avalé un muffin maison ou un bol de gruau avec des fruits du soleil, nous sortons. Selon les journées et les envies du moment, nous continuons sur le rang jusqu'au bout, avant de retourner vers la maison. Parfois on se contente d'une petite promenade sur le terrain. D'autres fois, comme ce matin, nous avons traversé la route pour aller se perdre dans la forêt.
Le soleil se faufilait dans le sentier. Gustave était aux anges: il pouvait sentir tout ce qu'il voulait, renifler chaque brin d'herbe, mordiller un bout de bois. Nous avons commencé les plus longues promenades depuis peu. Ses petites pattes le lui permettent et comme il a déjà assimilé plusieurs concepts de base (la propreté, les commandements "vient", "assis", "reste") et qu'il n'a que trois mois et demi, je peux me permettre déjà beaucoup de choses que je ne faisais pas avec mes autres chiens. On marche pendant un moment. Dans les arbres au-dessus de nous, les oiseaux font la fête. On les entend piailler à tue-tête. En sortant, nous croisons un voisin du bout du rang. Je discute un peu, pendant que Gustave joue avec Nanouk, le gros labrador du voisin. Gustave est carrément grimpé dessus avec ses pattes et semble trouvé la chose amusante. Un petit détour par mon nid de tyrans tritri pour voir que les petits commencent déjà à se tenir tout au bord du nid et qu'ils ont encore grossit. Nous rentrons ensuite à la maison.
Après dîner, c'est l'heure de la piscine. Il fait très chaud. Le soleil brille fort. On en profite, dès que le temps le permet, puisque demain et jusqu'à dimanche, il n'y aura que des orages, de la pluie, des orages... J'aurai tout le temps de faire le ménage, l'époussettage et de ramasser ce qui traîne un peu. On profite du (rare) beau temps pendant qu'il est là! Le reste, peut attendre un jour ou deux.
Je remplis donc la piscine à Gustave, lui sort ses jouets et on joue à toutes sortes de jeux de balles et de ballon. Je prend du soleil, je me trempe les orteils et je respire un bon bol d'air. Gustave est amusant. Il n'y a rien de tel qu'une journée comme celle-ci pour relaxer n'importe qui. Le temps passe et on ne le voit même pas.
Ensuite, quand mon chien commence à avoir envie de sortir de l'eau, je m'installe plus loin avec une chaise, un bon livre et une bouteille d'eau. Je ne suis pas le genre à m'étendre au soleil des heures (j'ai une peur panique des maladies, dont le cancer de la peau...) mais quand le soleil a manqué trop longtemps, j'aime bien m'asseoir et lire sous les chauds rayons, pendant une heure ou deux. J'en ressors toute bronzée, avec ma dose de vitamine D pour affronter les longs jours de pluie à venir. Gus joue dans l'herbe, à la lisière de la forêt, avec un jouet ou son ballon. C'est un chien adorable, qui écoute beaucoup et ne s'éloigne jamais. Je peux donc me concentrer sur mon livre. De temps en temps, je jette un oeil au ciel tout bleu, aux oiseaux, pas très loin, qui se promènent sur le terrain. Je me dis que la vie, c'est cela. Pouvoir en profiter. Être libre de passer une journée dehors, quand l'envie nous prend. D'avoir du temps et de pouvoir choisir ce que l'on en fera. Mais bon, cet état de choses vient aussi avec des choix. On ne peut pas tout avoir. Je préfère le temps à l'argent. La campagne à la ville. Mes choix, à ma vie d'avant. Avec leurs conséquences, leurs désagréments, leurs désavantages. Parce qu'ils me conviennent mieux et parce qu'ils sont à mon image, à l'idée que je me fais de ma vie. On ne vit qu'une fois, vaut mieux faire des choix en accord avec ce que l'on croit, du moins, je le pense...
Le soleil brille trop fort. Gustave est sec, ou presque. Je vide la petite piscine. Je ramasse les jouets, la chaise et mon livre. Nous rentrons à la maison.

20 juillet 2009
Petit tyran
En me promenant avec Gustave, j'ai entendu de drôles de cris en passant tout près d'un poteau, au coin du rang. Deux oiseaux se tenaient aux aguets de chaque côté du poteau. En m'approchant un peu, j'ai pu constater qu'entre le bois du poteau et les fils, un couple de tyrans tri tri avait fait un nid!
Le tyran tri tri est un oiseau gris-noir, à la poitrine blanche. Il mesure une vingtaine de centimètres. C'est un oiseau que l'on retrouve surtout au Canada et aux États-Unis. Il mange essentiellement des insectes et parfois des petits fruits. Nous avons un couple qui élit domicile dans la corniche de notre maison, chaque année. Comme ils ne nous dérangent pas du tout et que l'on peut assister à l'envolée des petits, nous les laissons tranquille. Ils aiment les insectes et donc, mangent les guêpes qui venaient faire des nids près du toit de notre maison. Grâce à l'oiseau, nous avons enfin la paix et plus aucune trace de guêpes l'été. C'est fantastique!
Les tyrans tri tri sont des oiseaux assez agressifs dit-on, de là leur nom, qui peuvent attaquer d'autres espèces d'oiseaux beaucoup plus grands qu'eux. Je n'ai par contre jamais été témoin de ce genre de comportement et je suis ravie de leur présence autour de ma maison, car ils nous sont bénéfiques.
Pour revenir au petit nid aperçu en haut du poteau, je l'ai découvert en début de semaine et chaque jour je vais observer les petits. Ils ont déjà grossit depuis quelques jours. Ils semblent être trois oisillons, du moins d'après ce que j'aperçois au bas de la route. Je sais que le tyran tri tri fait son nid sur des poteaux à l'occasion, mais il me semble que celui-ci est passablement à découvert et moins protégé.

J'espère toutefois que j'aurai la chance d'assister à l'envolée des oisillons!
19 juillet 2009
Récouverture: À l'heure du thé
J'ai décidé de remette à neuf cet espace, en lui donnant une vocation légèrement différente de ce qu'elle était. Avant, c'était un espace essentiellement littéraire mais comme j'ai réouvert ma bibliothèque, je cherchais depuis longtemps quelque chose à faire avec À l'heure du thé, dont j'aime beaucoup le décor et les couleurs. J'aime aussi ce que m'évoque le nom. À l'heure du thé. C'est l'heure de la pause. L'heure de prendre un temps d'arrêt dans la journée. Alors j'y vais dans cette optique pour la suite: ce sera un endroit pour parler de tout ce dont je ne parle pas ici ou là, et encore moins là. J'aime bien que les choses soient compartimentées. J'aime que mon blogue de livres ne parlent que de livres et de mes avis de lectures. J'aime bien que mon carnet de campagne n'évoque que la vie au quotidien ici, les petits voyages, les randonnées et la forêt, les animaux, le jardinage. Un peu de cuisine. Le blogue de Gustave n'est réservé qu'à Gustave. Alors il me faut un endroit pour partager des citations, des avis sur des nouveautés littéraires, des notes sur la culture, mes nouvelles acquisitions, des jeux, la littérature, l'histoire, sur des films dont j'ai envie de parler, de la musique, des choses du genre. J'ai aussi envie de savoir ce que vous lisez, ce que vous pensez de telle ou telle chose. Je ne me vois pas en parler ici... Pour moi, ça ne cadre pas. Ce qui explique peut-être pourquoi j'ai toujours mené de front plusieurs blogues à la fois...
Au tout début, avant les blogues (le mien, ma bibliothèque, remonte à 2003... année d'ouverture de canalblog et donc, il a déjà 6 ans!) j'avais un site web via un hébergeur gratuit (que je ne nommerai pas) qui m'a perdu à deux reprises toutes mes choses. J'avais des copies, mais comme je n'y connaissais rien, tout réinstaller m'a pris des jours... Mon site était compartimenté et s'appelait Le monde d'Allie. J'y avais des sections bien définies: une pour la photographie, une pour les livres, une pour un journal personnel, une pour les animaux... Finallement, je n'ai fais que reproduire en blogues ce que j'avais avant: une multitude d'espaces différents pour toutes les sphères de ma vie...
Et si, à l'heure du thé, vous voulez faire un petit tour dans mon autre chez moi, histoire de prendre une pause et de papoter, n'hésitez pas:
17 juillet 2009
Vieux moulin
En fin de semaine dernière, nous avons eu la chance de pouvoir aller visiter le moulin à vent de Pointe-aux-Trembles. En famille, ce fut une sortie des plus agréables et l'occasion de partager des moments de notre histoire, tous ensemble. Je suis toujours très friande de ce genre d'excursion qui nous fait vivre, l'espace d'un moment, un peu de la vie au temps de nos ancêtres.
Avec ses quatre étages, ce moulin est le plus haut moulin français du Québec. Il a été construit sous le Régime Français, pour les sulpiciens, en 1719. Ne produisant plus beaucoup, il sera agrandit en 1833 afin qu'il contienne deux meules et puisse produire plus de farine. Le moulin a cessé ses activités en 1866. Il a été classé bien archéologique en 1983 et acheté par la ville de Montréal en 2001.

Au fil des ans, après avoir appartenu à des particuliers puis, avoir été sur le terrain d'un ancien bâtiment funéraire, le moulin a été restauré et un parc a été créé. Il est maintenant ouvert au public. Sur Wikipedia, on peut voir la fiche du moulin et une ancienne photo qui date des années 1900. Alors que sur cette fiche on peut voir de très intéressantes photos du moulin avant la restauration. Il était demeuré quelque peu à l'abandon (mais tout de même protégé et donc à l'abri de la démolition). C'est ce qui explique la construction de l'ancien salon funéraire autour du moulin.

Le moulin ainsi que le parc qui l'entoure a été inauguré à la fin juin 2009. C'est donc tout récent et l'aménagement est vraiment à la hauteur. Le parc est ceinturé de grands blés qui rappellent l'ancienne production du vieux bâtiment.

Tout près du fleuve, un chemin ceinture à travers le parc embellit par des arbres et un joli jardin. Un belvédère s'avance au dessus des rochers qui surplombe le fleuve.

On peut s'y asseoir, admirer la vue et on peut regarder dans des lunettes qui nous offrent une vision de ce qu'était le bord du fleuve à cette époque. Les magnifiques illustrations que l'on peut y voir sont de Francis Back.

L'intérieur du moulin peut être visité. Un guide (ils étaient deux sur le site lors de notre visite) nous explique la fabrication et le fonctionnement du moulin. Un petit film d'une dizaine de minutes, parlant du moulin et de la pose de la seconde meule, est projeté sur les murs du bâtiment, à l'intérieur. Derrière le moulin, un long madrier permettait de faire tourner le toit, afin d'aligner les ailes avec le vent.

Des meules tournantes ont été disposées à travers le sentier qui mène au fleuve et raconte l'histoire du moulin, la vie de ses habitants, les céréales qui y étaient moulues et l'époque de sa construction. Chaque plateau a également un oeil magique où l'on peut regarder pour voir de nouvelles illustrations. Un autre petit bâtiment du parc présente un film de l'Office Nationale du Film. Un écran ludique et interactif permet aux visiteurs d'apprendre plusieurs choses sur le moulin.

La visite fut des plus instructive et nous a permit d'apprendre beaucoup sur la vie dans un moulin, à l'époque du Régime français. C'est également l'occasion de passer du temps au bord de l'eau et de profiter d'un bon bol d'air!

Parc du Vieux Moulin de Pointe-aux-Trembles
11630 rue Notre-Dame est (angle 2e avenue), Montréal
On peut visiter le moulin les fins de semaine,
du 20 juin au 6 septembre, de 12h à 17h.
L'entrée est gratuite.
Pour des informations: 514-872-2240
Et vous savez quoi? Les chiens sont admis sur le site (sauf dans le moulin) pour une petite promenade au bord du fleuve.

15 juillet 2009
Billes de glace
Il faisait tout juste 10°c ce matin. C'était un peu l'automne. Cet après-midi, il fait 20°c. Le temps, ces jours-ci, est quelque chose...
Lundi, il faisait beau. En quelques secondes, le ciel est devenir noir, le tonnerre s'est mis à gronder. En quatrième vitesse, je décrochais les vêtements sur la corde à linge - qui était pleine jusqu'au bout - en espérant avoir le temps de tout enlever avant l'orage. Je suis rentrée dans la maison avec mon gros panier sous le bras. Des éclairs ont zébrés le ciel et la pluie s'est mise à tomber. Doucement pour commencer, puis de plus en plus fort. On ne voyait rien devant soi. La maison me semblait bien seule, entourée de ses grands arbres. J'aime quand je suis à la maison et que dehors, les éléments se déchaînent. Ici, on a l'impression parfois de vivre en ermite. Cette sensation me plaît.
En entendant du bruit dans les vitres, j'ai eu la surprise de voir des grêlons tomber... Ça me rappelle cette tempête, que nous avions essuyé l'été dernier, en revenant à la maison en voiture. Des grêlons gros comme des balles de golf tombaient de partout. Nous nous étions précipités sous le toit d'une station service afin d'épargner nos vitres...
C'est une étrange sensation que de se sentir si petit face aux éléments... Par chance, ici, nous ne connaissons pas les tornades...
14 juillet 2009
Précieux petits instants
Je n'ai pas écrit depuis plusieurs jours et pourtant, j'ai des tonnes de photos et de choses à partager. Nous avons profité de la fin de semaine qui regroupait trois anniversaires dans la famille (de trois générations différentes) pour faire plusieurs activités, des visites et passer du temps en famille. La température était à mon goût, avec juste assez de soleil pour pouvoir en profiter, du vent qui rafraîchit tout et nous pousse même à enfiler un petit chandail par-dessus notre tenue d'été, même si on porte des sandales et des lunettes soleil. Et des soirées aux orages impressionnants avec parfois de la grêle et de la pluie qui tambourine sur le toit de la voiture. J'aime ce temps entre-deux. J'aime cet été-automne que nous avons. J'aime surtout le vent, qui est toujours là, froid, rafraîchissant. J'ai aimé ce doux week-end, qui s'est écoulé doucement. Ces matinées et ces début de nuits passées sur la route à fredonner une chanson qui joue à la radio. À écouter les ronflements du chien sur la banquette arrière. À discuter, échanger, mon Doux et moi, sur tout et rien. Et à rêver aussi. Parce que des rêves, nous en avons des tiroirs pleins. Cette journée historique avec mes parents, où nous avons profité du vent du large, des canards et des bateaux, tout en faisant un saut dans le passé. Ces gâteaux d'anniversaire que nous avons dégustés tous ensembles, dans une famille, puis dans l'autre, en papotant à ne plus s'entendre penser. Ces discussions avec ma petite nièce, sur la littérature et les livres, qui lui donnent envie d'écrire à son tour. Les promenades à l'extérieur. Les chiens qui s'amusent. Les enfants qui rient. Et le départ, aussi. Parce qu'il faut bien rentrer à la maison...
06 juillet 2009
Randonnées à vélo
Nous avons toujours beaucoup aimé le vélo. C'est un moyen efficace, économique et agréable de prendre des vacances d'un jour ou de plusieurs jours, tout en voyant du paysage et en s'offrant une bonne séance d'exercice. Plus jeune, lorsque je vivais à Montréal, l'été je n'achetais pas de carte d'autobus, je voyageais en vélo. Ici, nous sommes loin de tout et c'est assez difficile de partir travailler en vélo, à moins d'être vraiment très très motivé... Donc le vélo demeure pour nous une façon de sortir à peu de frais, puisque nous avons rarement les moyens de s'offrir des vacances.
Nous aimons le vélo, mais moins l'idée de laisser notre chien à la maison toute la journée, tout seul. On aimerait aussi s'offrir des randonnées sur de plus longues périodes et c'est difficile en ayant un chien qui attend à la maison.
Depuis que nous avons des chiens, on pense à s'acheter une remorque à vélo pour animaux. C'est dispendieux, mais en pensant à l'été qui est là, aux peu de sorties que nous pourront nous octroyer et au fait que mon Doux n'aura pas de vacances cet été, on a décidé d'acheter la remorque. Ce que j'ai fais ce matin, en me rendant dans une ville voisine.
Je l'ai donc installée et j'ai décidé de l'inaugurer avant l'orage (qui tombe d'ailleurs en ce moment même). Gustave ne s'est pas fait prier pour monter dans la remorque (tant mieux!) et nous avons pu prendre la route pour environ deux heures de trajet. Tout s'est bien passé. Je suis contente de pouvoir habituer Gustave à la remorque pendant qu'il est petit. On pourra donc l'amener régulièrement et pour des trajets de plus en plus longs. Éventuellement, on pourra s'offrir des piques-niques, des promenades dans des parcs et des petits voyages.
Nous avons fait une halte à mi-parcours, pour permettre à chacun de boire un peu, puis le ciel devenant peu à peu très sombre, nous sommes rentrés à la maison. Voilà donc une belle journée et d'autres agréables randonnées qui s'annoncent, dont je pourrai éventuellement faire des comptes-rendus ici, de temps à autres.





