29 mai 2009
Techno-campagne
Depuis quelques jours il pleut. Nous avons enfin aperçut les colibris aux abreuvoirs. Ils viennent tous les jours. Je suis légèrement enrhumée. Je me sens la tête lourde. J'ai envie de m'installer dans mon lit, avec un livre et un thé bouillant. Un peu comme Sylvia dans Le club Jane Austen (le film, pas le livre...) que je me regarde en boucle depuis deux jours, même si je l'ai vu des centaines de fois: "J'ai envie de me planquer sous la couette et de lire des romans. Et de manger." Sylvia, elle, décide de faire un flan. Moi j'ai envie de chocolat noir. Je n'en ai pas. Je me contenterai de pudding maison, fait hier avec du cacao. C'est un bon choix de remplacement.
J'ai passé la semaine à attendre des installateurs. Réparateur de satellite pour la télé, qui ne fonctionnait plus depuis des semaines. Installateur de satellite pour Internet. Je salue haut et fort l'inventeur du satellite. Le seul moyen pour nous d'avoir une connexion haut débit à peu près potable. Déjà quatre ans que nous nous débattons avec une connexion téléphonique qui bloque la ligne et ne fonctionne plus un jour sur deux depuis les Fêtes. Ces dernières semaines, c'est encore pire. Pleins de sites habituels nous sont inaccessibles. C'est décourageant de s'y prendre à 10-15 reprises (on est TRÈS patients...) pour réussir à poster un commentaire quelque part, partager une photo, télécharger un courriel un peu lourd. Vivre en marge de tout a ses avantages inconditionnels, comme une qualité de vie et une existence beaucoup plus paisible. Mais son plus gros désavantage, ce sont les services. Ils sont inexistants. Surtout pour nous, qui sommes les seuls sur notre rang. Nous ne sommes pas rentables donc on ne nous dessert pas. On souhaite que les gens restent ou retournent vers les régions, mais les services ne suivent pas. Ce n'est pas parce qu'on aime vivre à l'écart qu'on veut se passer des technologies. Mon seul contact régulier avec nos familles, qui ne vivent pas dans la même région que nous, passe par les technologies. Ce n'est pas normal, sous prétexte qu'il n'y a pas suffisamment d'usagers dans mon rang (normal, puisque nos terrains forment ce rang...) qu'aucune compagnie ne peut me desservir. C'est frustrant de se faire répondre "non" partout. "Vous vivez trop loin". Je le sais, toutes les compagnies possibles et inimaginables me l'ont dit.
Hier, l'installateur est venu poser une antenne sur mon toit. Une antenne qui capte pour moi Internet haute vitesse. J'ai l'impression de passer du temps de qualité sur la toile et non plus des heures à tenter de charger une énième "impossible d'afficher la page"...
J'ai encore plein de choses à arranger. Je n'ai plus de courriel, le nouveau sera en fonction bientôt. Je n'ai pas eu le temps de répondre à personne ni de poster aucun commentaire... je reviendrai avec tout ça bientôt, dès que je vais un peu mieux. J'ai déplacé des meubles pour faire de la place aux deux installateurs. Rien n'est rangé. J'ai la tête lourde et envie de rien. Mon doux est malade. J'ai l'impression d'être cernée jusqu'aux coudes. Je suis fatiguée... La semaine a été dure, sur plusieurs plans. Dernier jour de travail. Vivement une fin de semaine à ne rien faire... Je vais toutefois me donner une petite poussée et aller faire une bonne soupe. Pour que justement ce week-end nous n'ayons rien à faire. Une soupe brûlante. Des films. Du thé. Des livres. Je veux juste dormir un peu et traîner d'un divan à l'autre, en pyjama...
Et au grand déplaisir de certains, sûrement, qui doutent que l'été nous rendra visite un jour, je suis absolument ravie de voir sur mon météoéclair qu'on annonce de la pluie tout le week-end. Ne rien faire sans culpabiliser. C'est excellent.
22 mai 2009
Comme un jour d'été...
Hier c'était une vraie journée d'été. Après la grisaille qui nous donnait l'impression d'être toujours en hiver, il faisait plus de 30ºc au thermomètre. Il faisait chaud, chaud, chaud et même si je ne raffole pas de la chaleur, hier je l'ai appréciée. Parce qu'elle m'a permit de sortir les petites blouses d'été. De porter des sandales. D'ouvrir toutes les fenêtres, ce que je n'ai pas pu faire depuis fort longtemps. J'ai lavé les vitres, les rideaux. Avec le vent, la bonne odeur du tissu fraîchement lavé embaumait toute la maison! Avec la verdure à l'extérieur et le chaud soleil, tout me semblait abolument merveilleux. Après du gris, c'est si bon de voir enfin les arbres vert, les coloris d'été prendre le dessus et la nature nous offrir de beaux paysages!
Hier matin j'ai traversé très tôt les champs, où les fermiers étaient déjà au travail. La couleur brune des champs, les arbres verts, les tracteurs rouges se détachaient sur le fond du ciel bleu. C'était agréable à l'oeil. Au loin, on aperçoit le village et les silos des fermes qui pointent vers le ciel. Je roulais doucement, pour profiter du vent qui soufflait, de la brise qui faisait voleter mes cheveux. J'écoutais de la musique d'été. J'avais envie de vacances...
20 mai 2009
Mercredi
Un printemps que je trouvais fort joli il y a peu mais qui offre beaucoup de journées (trop) froide. Bientôt juin, on ne le croirait pas. Nous devons encore chauffer la maison pratiquement tous les jours... La nuit, du givre apparaît dans les vitres.
Je fais encore du ménage dans la bibliothèque. Chaque jour j'ajoute un livre ou deux dans les boîtes. Faire le ménage des livres me donne envie d'en lire pleins et de découvrir certaines choses. Des oubliés. Des petits nouveaux. Je suis dans une bonne période de lecture. Je lis doucement, quelques minutes, quelques heures, grapillées ici et là. Nous avons changé de système informatique récemment au travail et le gros avantages est de pouvoir, de la maison, me commander les livres dont j'ai envie. Ils me sont livrés à la bibliothèque. C'est fantastique!
Le ciel gris de ce mercredi de congé m'offre une journée de vrai repos. Entre tout ce qu'il y a à faire, les journées défilent et je ne trouve pas le temps de prendre une petite pause. Les plates-bandes avancent bien, elles ont été nettoyées et nous en avons créées d'autres. Notre petit coin de paradis prend des airs champêtres qui me plaisent beaucoup!
En attendant, une petite tasse de thé (la troisième, je crois, de la journée) et une heure ou deux à flâner ici et là, avant de penser au souper...
15 mai 2009
Élagage
Il y a plusieurs étapes dans ma vie de lectrice. Celle où je me jetais sur tous les livres possibles et inimaginables. Celle où je les accumulais à la vitesse de l'éclair. Celle où l'on m'a détesté lorsque j'ai déménagé et qu'on a vu la trentaine de boîtes marquées "livres" qu'on devait déplacer. Celle où j'ai consacré une pièce pour mes chers bouquins. Et celle, aujourd'hui, où j'ai une furieuse envie de grand ménage.
Depuis plusieurs mois, je fais le tri, un peu partout dans la maison. Depuis deux semaines, c'est pire. La folie ménagère s'est emparée de moi. Nous envisageons des rénovations. Nous envisageons de changer certains vieux meubles, qui ne sont plus adaptés, pour des meubles plus pratiques, plus épurés. J'ai déjà trouvé preneur pour les anciens, qui auront grâce à cela, une seconde vie. J'ai donc envie de ménage, afin d'offrir plus de place à nos projets. Lorsque je me retrouve devant un item, je me pose alors la question: l'ai-je utilisé depuis la dernière année? Non? Hop, on débarrasse! Alors, pour faire de la place à du neuf, dans ma vie, je trie, je récupère, je recycle, je donne, mais je fais le grand ménage. De tout. Vaisselle. Papiers. Objets en tout genre. Livres.
Trier les livres m'apparaissait un vrai calvaire. Plus maintenant. J'en ai trop. Partout. J'ai des murs pleins, pleins de livres. Des livres de mon enfance. Des livres qu'on m'a offert. Des livres de poche. Des grands formats. Des livres que j'ai trouvé dans les ventes. Des livres que j'ai ramassé au fil du temps. Des livres qui ont eu une vie avant d'être miens. Des livres que je n'ai pas aimés. Des livres que j'ai acheté et que je n'ai jamais lu, parce que les goûts changent.
J'étais une très grande lectrice de polar, à la fin de l'adolescence et au début de l'âge adulte. Des polars bien sanglants, des crimes à profusion. J'en avais des tablettes et des tablettes dans la bibliothèque. Mais je n'en lis plus. Je n'aime plus vraiment les polars. Le sang qui coule à flots, les viols, les meurtres, les gens trucidés ou écartelés me font tourner de l'oeil... J'aime certains polars. Henning Mankell me plaît. Le personnage de Wallander et la société suédoise dont il parle. Je garde. J'en ai plusieurs. J'aime Agatha Christie, Ellery Queen, Sherlock Holmes. Ce sont des romans plus doux, moins sanglants. Des classiques de la déduction. Je garde. Le reste...
J'ai pleins de romans français. Des classiques, accumulés au fil du temps. Mais je n'aime pas vraiment les romans français. Il y a quelque chose dedans qui ne m'attire pas. Je garde Zola, que j'aime.
Tout comme les livres hispanophones, ceux des pays chauds et de l'Afrique. Ces contrées ne m'attirent pas. Ça en prend pour tous les goûts. Je ne sais pas pourquoi je les garde. Ou plutôt, pourquoi je les gardais...
Même chose pour ces incontournables que l'on se doit d'avoir lus. Mais je n'ai pas envie de les lire. Est-ce que je les lirai un jour? Non, je ne crois pas. En ai-je ouvert un pendant la dernière année? Non. Hop, dans la boîte. Aucun scrupule. Je n'ai plus de place pour les scrupules. Les murs sont pleins. Les tablettes débordent.
Les livres de mon enfance. Je les regarde avec tendresse. J'en ouvre un, que j'aimais bien. L'intérieur est tout barbouillé de crayon violet. Je ne m'en souvenais plus. Et celui-là a bien vieillit. Il est très peu attirant. Les dessins sont ridicules. Je garde deux recueils de contes. Parce que les contes, c'est bien et que ça peut occuper les neveux et les nièces. Mais le reste... Les jeunes aiment le fantastique. Ma nièce lit Amos Daragon et Géronimo Stilton. Cet album en est bien loin... Dans la boîte.
J'ai aussi tous les Frissons que je dévorais à grande vitesse. La dame de la bouquinerie me les prendra à ma prochaine visite. Ils se vendent encore. J'ai aussi la collection quasi complète, aux couleurs pastels, des Baby Sitters. Qui ne se vend plus du tout, je me suis renseignée. Je relis quelques lignes. C'était assez moyen à vrai dire. Ça me plaisait pourtant, vu la pile de livres rose, vert et bleu qui m'entoure. Je n'ai pas envie de les conserver, ils prennent presque trois tablettes de ma bibliothèque... Trois. Je pourrais les vendre sur Ebay, mais je ne suis pas très vendeuse. Quand je veux me débarrasser de quelque chose, c'est tout de suite. Les ventes de garage, très peu pour moi.
Un petit tour dans les livres de cuisine, qui sont légion et que je n'ouvre presque plus. J'ai mes incontournables. Je les garde jalousement. Les autres... J'ai un livre sur les fondues. Je ne sais pas ce qu'il fait là. Je déteste profondément la fondue. Idem pour un livre sur les sauces. Je n'aime pas les sauces en général. Sauf sur les spaghettis. Et mon amoureux a inventé une recette que j'adore, pour les pâtes. On en congèle plein dans des petits plats. Pas besoin de livre. Hop, dans la boîte. Ou plutôt, les boîtes, à cette étape-ci...
Il y a tous ces livres que j'ai lu, à une époque, que j'ai aimé, mais que je ne relirai pas. Ce ne sont pas des livres pour être relus. Agréables à lire une première fois, mais sans plus. Au point où j'en suis, j'ai envie de tout mettre dans des boîtes. Les tablettes se vident et je me sens mieux.
Je garde tous les livres de bricolage, les beaux-livres, les livres de rénovations, d'art, de plantes, de jardin et d'animaux. Nous les consultons souvent. Ils ont une place spéciale chez moi et prennent trois tablettes à eux seuls. Je fais le tri de mes bandes dessinées. Qui sont séparées en deux parties: celles de ma vie d'adulte (et donc choisies avec soin, que je relis parfois et que je garde) et celles de ma vie d'enfant qui, ma foi, ne servent plus à grand chose. Les Schtroumpfs ne me plaisent plus vraiment. Mais ils plairont à quelqu'un d'autre.
Je fais le ménage dans mes livres d'étudiante. Que j'ai toujours. Oui, je suis un cas désespéré. À quoi ça me sert de conserver de vieux livres de philo que je ne regarde jamais? Ou ces livres que j'ai pu détester et que je ne relirai pas? Par contre, ma vie d'étudiante m'a fait découvrir Steinbeck, Faulkner, Woolf, d'autres aussi, que je garde précieusement. Tant qu'à être dans les livres d'études, autant faire un peu de ménage dans les dessins, les croquis, faits au CÉGEP, les livrets en tout genre et les carnets de notes. Le bac à recyclage déborde.
J'ai des livres en double. J'en ai donné à des amis. J'emboîte le reste. Je n'ai pas besoin de deux titres identiques...
Je garde tous les classiques que j'ai aimé. Cette dernière phrase est capitale. Que j'ai aimé. Je pense sérieusement à n'acheter désormais que des livres que j'ai aimé. J'ai demandé à ma bouquiniste de jeter un oeil pour moi, afin qu'elle me trouve des livres d'Elizabeth von Arnim et d'Elizabeth Gaskell. Deux Elizabeth pratiquement introuvables aujourd'hui. Je garde la littérature québécoise et anglaise, l'américaine et la scandinave. La russe aussi. Elles me plaisent, ces littératures. J'ai eu une période Japon et Chine. Mais plus maintenant. Juste de voir la couverture de ces romans, je me sens exaspérée. Pourquoi? Aucune idée. Je ne garde que Geisha de Golden, qui n'est pas vraiment japonais, mais qui parle du Japon. J'adore ce livre. Mais le film m'a déçue.
J'ai une tablette pour mes livres de Jane Austen et ceux s'y rapportant. Je peux enfin lui faire la place qu'elle mérite! Elle trône près de von Arnim, des Brontë, de Woolf, de Dickens et de quelques autres dans le même genre. Et du roman Les heures, que j'adore. J'ai une tablette pour mes livres de Tremblay, Poulin, Roy, Loranger, ma collection en Boréal Compact, quelques Babel. Ce sont des livres auxquels je reviens toujours. Je garde aussi les romans de jeunes auteurs qui ont été des coups de coeur et de belles découvertes.
Je garde uniquement des livres déjà lus que je relirai. Et des livres non-lus que je veux réellement lire. Les autres...
J'ai élagué ma bibliothèque hier. J'ai enlevé plus de 350 livres. J'en ai donné. J'en ai vendu. Il m'en reste encore trop. Alors en revenant de la bouquinerie, j'ai rempli à nouveau deux boîtes. Que j'irai porter plus tard. J'ai l'impression de respirer. Les tablettes ne sont pas vides, détrompez-vous! Il reste de la place pour les nouveaux, les classiques qui seront mes incontournables. J'ai même un nouveau venu, sur ces tablettes désormais épurées. Les poèmes d'Émile Nelligan, que l'on veut lire à voix haute, avec mon amoureux. J'aime Nelligan. Et je cherche depuis longtemps une édition qui m'offre un peu plus qu'uniquement les poèmes. Je l'ai trouvé à la bouquinerie, édité par CEC. Avec photos, notes et biographie. Parfait.
Maintenant, si je faisais le ménage du salon, avant les rénovations?
Prendre la clé des champs
Le printemps me semble magnifique cette année. Peut-être parce que l'hiver a été si dur. Du soleil, de la pluie, il me semble que tout est parfaitement bien dosé. Peut-être parce que je suis heureuse que la belle saison revienne. Il ne fait pas encore trop chaud. Les nuits sont fraîches, il y a encore du gel la nuit, parfois. Les journées sont assez chaudes pour se promener en manches courtes. C'est parfait.
Je déserte l'ordinateur. Il y a autre chose à faire. Pleins d'autres choses. Comme préparer la maison pour l'été. Le jardin pour les semences. Le terrain pour observer les oiseaux, les papillons, les petites bestioles. Il y a l'herbe à tondre, des heures et des heures d'herbe à tondre. Parce qu'ici, c'est grand. De désherbage à faire. Et du travail, qu'on est bien heureux d'avoir chacun de notre côté et qui nous réunit dans la tonne de choses que l'on a à partager, à raconter, le soir venu lorsque l'on se retrouve pour souper. Un travail qu'on aime tous les deux, qui nous porte jusqu'en fin de journée et que l'on savoure, parce que l'on passe quand même une partie de notre vie au travail. Et qu'on doit travailler, pour pouvoir vivre, mais surtout, travailler pour la bonne raison. Travailler parce que l'on s'y épanouit. Travailler parce qu'on a des collègues en or. Travailler parce qu'on aime ce que l'on fait. Et sourire. Parce qu'un sourire au travail, comme nous comme pour les autres, ça fait toujours plaisir.
Et une demie-journée par semaine, parfois toute une journée, on s'offre du repos. Parce que ça fait du bien. Parce que l'on se retrouve. Parce qu'on peut regarder la semaine écoulée et dire que ça été une bonne semaine.
Le week-end est long. C'est congé. Profitez-en. Ayez une petite pensée tout de même pour ceux que l'on célèbre, qui ont luttés et qui sont morts pour leurs convictions, il y a bien longtemps...
08 mai 2009
Ma ménagerie
Depuis hier soir, nous avons un nouveau petit pensionnaire à la maison. Je me suis amusée à le prendre en photo et j'ai décidé aussi de photographier tout mon petit monde. J'adore les animaux, ce n'est pas un secret. Depuis l'automne, nos connaissances nous offrent des oiseaux qu'ils ne veulent plus. On trouve toujours une petite place pour tout ce beau monde. Quand il y a de la place pour un, il y a de la place pour sept. J'aimerais aussi, mis à part la fermette, avoir un chat, un autre chien (ou plusieurs, pourquoi pas) et des chevaux. Je me vois bien partir en promenade sur les rangs de terre avec mon amoureux, chacun son cheval. L'hiver, on pourrait les atteler à un traîneau. Un de mes voisins le fait. Je suis charmée chaque fois que je le vois. J'ai déjà un nom pour mon futur cheval. Je le garde secret, comme quelque chose à offrir à celui que j'aurai, un de ses jours...
L'été dernier, nous avons vu un chien abandonné au bord de l'autoroute. Il était adorable avec son oeil cerclé de brun et son petit corps potelé tout blanc. La voiture devant nous s'est arrêtée pour le récupérer. Sinon, c'était nous qui le ramenions à la maison. Je trouve cruel de se débarrasser d'animaux qu'on a adopté et qu'on ne veut plus, en les relâchant dans la nature... Un animal reste un animal. Il n'obéit pas au doigt et à l'oeil et ne fait pas toujours ce que l'on voudrait. Il vaut mieux ne pas en adopter si on n'est pas certain de pouvoir s'en occuper. Ou s'il devient trop difficile de le faire au fil du temps, je pense que la moindre des choses, c'est de lui trouver une bonne famille qui s'en occupera. Pour un animal, on demeure souvent tout le centre de son petit monde...
Voici donc ma petite ménagerie. Assurément que d'autres s'ajouteront au fil du temps...
Homer
Homer est bien connu. Il n'a pas vraiment besoin de présentation. C'est notre petite mascotte ;) Il a 4 ans. C'est un bon chien. Les bulldogs anglais n'étant pas légion, on se fait remarquer partout où l'on va. Il faut dire qu'on l'amène avec nous partout où c'est possible. Il a l'air menaçant, paraît-il. On se fait souvent demander s'il mord, si on peut le flatter, s'il est méchant. Ça me convient de me promener avec un chien qui a l'air d'une brute. Homer est adorable. Mais je sais que s'il ressent que j'ai peur ou que ma vie pourrait être menacée, il n'hésitera pas à me défendre. C'est un chien affectueux, câlin, qui adore le hockey, les bananes, se promener et les balles. Il a mit trois ans au moins à entrer dans le garage parce que ça l'effrayait. Il nous accueille toujours en sautillant et en branlant son derrière. Comme il n'a pratiquement pas de queue, c'est très drôle. Il aime les massages et lécher les derrières de genoux et les coudes. Ce que je déteste. À moi il ne le fait pas. Mais il s'essait avec les autres. Au cas où ils diraient oui. Quand on est dehors, il préfère l'eau boueuse et suspecte du fossé ou des ruisseaux, à celle toute propre de son bol. Il boit d'ailleurs vraiment mal et je dois mettre son bol dans un récipient en plastique, car sinon il inonde la cuisine... Il est fasciné par les autres animaux (oiseaux compris) parce qu'ils bougent eux aussi et Homer ne semble pas comprendre qu'il n'y a pas que lui qui soit en vie. Il a par contre comprit comment ouvrir la porte arrière, il fait le mouvement mais comme ses pattes manquent de doigts, il n'y arrive pas. S'il avait des mains, je pense qu'il en profiterait pour l'ouvrir et aller se promener un peu...

Charlotte et Albert
Albert (vert turquoise) est une perruche perlée qui appartenait à mon amoureux avant que je le connaisse. C'est un vieil oiseau, qui a eu 14 ans en avril. Il est toujours fringant comme un jeune coq! Je serai triste quand il partira puisqu'il a toujours fait parti de ma vie avec mon amoureux. Nous commençons à croire qu'il est immortel. Albert a connu nombre d'oiseaux. Ils sont tous morts et lui est toujours là. Quand nous avons aménagé tous les trois ensemble, moi, mon Doux et Albert, nous lui avons acheté une femelle, Clémentine. J'ai adoré Clémentine. On pouvait la prendre et jouer avec. Mon frère la faisait danser. C'était très drôle. Albert était amoureux de Clémentine mais elle ne le voyait que comme un frère. Elle avait un fichu caractère. Albert n'a jamais connu l'amour avant la mort de Clémentine. Elle était avec lui dans une cage et nous avions un autre couple dans une autre cage. Quand elle est morte, nous avons placé les trois perruches dans une cage. Albert est tout de suite tombé amoureux de Charlotte (en jaune, une perruche lutinos de 4 ans). Et ce fût réciproque. Maintenant les deux ne se lâchent pas d'une semelle et passent leurs grandes journées à se bécotter. Dès que j'ai voulu les photographier, ils se sont rejoints sur le même perchoir. Impossible de parler de l'un sans parler de l'autre!

Kiwito
Nous avons acheté Kiwito (une perruche perlée qui a maintenant 4 ans) et Charlotte en même temps. Ils se sont toujours bien aimés, sans que ce soit l'amour fou. Quand Albert est arrivé dans le décor, Kiwito s'est effacé pour lui laisser la place. Il ne semble pas malheureux. Les trois s'aiment bien et sont toujours ensemble. Kiwito s'appelait Kiwi au départ. Mais nous avons eu un autre oiseau par la suite qui s'appelait déjà Kiwi et était habitué à son nom. Et comme nous surnommions toujours Kiwito le premier Kiwi, eh bien ce nom lui est resté. Kiwito est très drôle. Il est plus petit que tous les autres oiseaux. Il a de très grands pieds. On ne le voit pas sur la photo, mais ses pattes sont anormalement longues. C'est mon petit aux grands pieds :) Il a un joli plumage et un beau colori. Kiwi c'est un petit oiseau très en vie, tannant comme pas deux, et qui aime bien qu'on cours derrière lui pour l'attrapper. Plus on cours, plus ça l'amuse et moins il veut retourner dans sa cage. Je le soupçonne d'aimer s'amuser à nos dépends...
Kiwi
Voilà notre second Kiwi, un Cockatiel gris de 4 ans. Il nous a été offert par une amie d'une ancienne collègue de travail qui n'avait plus envie de s'en occuper. C'est un oiseau adorable. Il est doux, gentil et peut passer des heures sur le bord de la fenêtre à regarder dehors. Quand on s'approche de lui, il baisse la tête pour qu'on le caresse. Il aime être perché sur notre épaule et regarde toujours avec une grande curiosité ce que l'on fait. Il adore le papier et les livres en tout genre. Il faut le surveiller, car il les mange... Kiwi est vraiment curieux. Il aime regarder partout, observer, il a un très beau chant. Il ne se méfie pas d'Homer et il devrait, car mon chien veut toujours jouer avec lui, sans se rendre compte de sa force. Il l'a déjà attrappé à quelques reprises, dans un moment d'inattention. Heureusement, il ne lui a pas fait mal. Je me suis rendue compte que Kiwi adore les bretzel! Un jour que j'en mangeais, il s'est mit à grignoter le bout du mien... Je lui ai donc donné pour voir et il l'a dévoré. Ça m'a amusée. Avec Clémentine qui est décédée il y a plus d'un an, Kiwi est l'oiseau que je préfère, je pense, pour sa sociabilité. On peut le prendre quand on veut. Il ne s'échappe jamais, ne fait pas de problème. C'est un amour! J'ai du mal à m'imaginer que quelqu'un ne veulent plus s'occuper d'un oiseau pareil. Tranquille, doux, affectueux, c'est l'un des meilleurs oiseaux que j'ai connu!

Fabrice
Fabrice est une cockatiel jaune d'un an. Oui, oui, Fabrice est une fille. Elle nous a été donnée en même temps que Kiwi, par la même personne. Les deux étaient dans une même cage. Fabrice avait un nom absolument grotesque, vulgaire et horrible, que je ne dirai pas ici. Je ne pouvais imaginer que l'on nomme sciemment un animal de cette façon. Comme elle était habituée à son nom, j'ai du user d'imagination pour lui trouver un nom qui avait une sonorité semblable. Il faut dire aussi que Fabrice devait être un mâle. Nous l'avons donc nommé Fabrice. Mais elle s'est mise à pondre des oeufs... Alors malgré tout, son nom est resté... Il était un peu tard pour changer et de toute façon, on ne trouvait rien de vraiment ressemblant à son précédent nom. Fabrice est un oiseau à l'humeur très changeante. Elle est malgré tout très apprivoisée et on peut la prendre. Mais elle fait des dégâts et n'en fait qu'à sa tête... Fabrice est un oiseau un peu agressive. Elle est la patrone dans la cage et fait la pluie et le beau temps. Jusqu'à ce que l'on découvre qu'elle aimait bien Squeaky...

Squeaky
Squeaky est un inséparable d'environ 2 ans. C'est un petit diable. Il a des coloris époustoufflants et je ne me lasse pas de l'observer. Il picosse tout, touche à tout, vole toujours partout où l'on ne veut pas qu'il vole et il est jaloux de tout et de tout le monde. Si on prend un autre oiseau, il pousse de petits cris. Mais il ne supporte pas qu'on le touche. Il est étrange. Il s'approche, observe, jalouse, mais qu'on ne le touche pas! Monsieur n'aime pas. Il aime se promener et retourne dans sa cage quand Monsieur le décide. Il sait qu'Homer est une "menace" pour lui à cause de sa rudesse et il sait aussi que le chien aimerait bien lui toucher. Alors il le nargue. Il court devant lui et s'envole au dernier moment. Il va se percher sur les jouets du chien pour le faire sortir de ses gonds. Il est très intelligent. Un peu trop parfois... Il adore Fabrice et déteste Kiwi. Au début, il était très gentil avec eux, si bien que nous avons regroupé les trois oiseaux dans une cage. Squeaky et Fabrice, même s'ils ne sont pas de la même espèce, forment un couple... C'est assez étrange de les voir. On pourrait écrire un feuilleton là-dessus. Un ménage agressif, mais qui batifole passionnément... Sauf que Squeaky a commencé à s'en prendre à Kiwi en le picossant et le forçant à demeurer au fond de la cage. Nous l'avons donc séparé des deux autres. Depuis, Kiwi est heureux, chante beaucoup. Squeaky et Fabrice continuent de batifoler. Tout le monde est content.

Georges
Georges a vécu avec ma belle-soeur pendant 7 ans. C'est elle qui l'a acheté. C'est un inséparable. C'est notre nouveau petit pensionnaire! Il nous connaît déjà et donc le changement s'est fait en douceur. Ma belle-soeur nous l'a offert car elle a moins de temps et sait que nous adorons les oiseaux. Autrement, elle l'aurait gardé. Georges est un petit oiseau très doux, apprivoisé et très tranquille. Il avait tendance à crier. Il n'avait jamais eu d'autres compagnons oiseaux. Ici, il est gâté! Il n'est arrivé que hier et déjà, il crie moins. Il observe beaucoup les autres oiseaux. Demain, nous le sortirons de sa cage, le temps de lui laisser un moment pour s'habituer à son environnement. Son caractère me fait penser à celui de Kiwi. Peut-être que les deux s'entendront bien. Si c'est le cas, on tentera de les regrouper ensemble. Nous irons tranquillement, le temps de laisser à chacun le soin de s'apprivoiser. Je sens que je vais aimer cet oiseau-là... Jusqu'à maintenant, il est adorable :)
Voilà donc ma petite ménagerie et des anecdotes sur chacun de nos compagnons. Nous avons aussi eu d'autres animaux, au fil du temps, qui sont passés dans nos vies. Des chats, des chiens, d'autres oiseaux, des poissons... D'autres viendront rejoindre les rangs de notre ménagerie au fil des mois, des années... Je viendrai alors vous en glisser un mot. Ils sont important pour moi, pour nous. Ils nous apportent beaucoup et rendent vivante notre petite maison.
07 mai 2009
Tranquillité
Ces dernières semaines ont été assez occupées. Il me semble n'avoir pas vu les heures, les jours et les week-end passer. Après avoir été quelques mois dans une sorte de torpeur, à chercher du travail pour mon Doux et moi à l'épauler, le rythme effréné des semaines défile à une vitesse folle. Pour milles raisons, les fins de semaines sont passées à aller d'un côté et de l'autre, nos semaines de travail bouclées entre les différents rendez-vous pour toutes sortes de choses, sans compter le temps alloué aux travaux sur le terrain.
Maintenant, je ne rêve que d'un week-end où l'on pourrait se lever plus tard que 5h, paresser en pyjama, manger du chocolat en regardant un dvd, affalés sur le divan, une pile de livres et du thé, à portée de main.
Il pleut. Il fait gris. Il en annonce jusqu'au début de la semaine prochaine. Ce serait un temps propice pour prendre une pause. En attendant, je regarde par la fenêtre la pluie qui tombe, qui lave tout. Les voitures remplies de sable. Les allées poussiéreuses. Et la pluie qui donne de l'eau à mes vivaces qui poussent, et poussent...
Heureusement qu'il existe des jours comme ceux là, des jours gris, de pluie...
04 mai 2009
Envol
Nous étions à la voiture. C'était quelques instants après le souper. Nous rentions à la maison et on discutait quelques minutes encore avec mes beaux-parents. Tout à coup, quelqu'un a pointé le ciel du doigt. "Regardez!" Du lac, des milliers et des milliers d'oies s'envolaient vers nous, en passant au-dessus de nos tête. Par très grands groupes, à quelques minutes d'intervalles, elles nous survolaient. On aurait dit des vagues. Vagues d'ailes, de cris, d'oiseaux. C'était impressionnant. Jamais de toute ma vie je n'en avais vu autant.
Au dernier moment, j'ai pensé à prendre des photos. Elles étaient déjà bien loin et ce que j'ai pu attrappé sur pellicule ne rend pas du tout justice au spectacle impressionnant qu'elles nous ont offert. Elles volaient si bas, qu'on voyait les détails de leurs plumes à l'oeil nu. Elles étaient des milliers, alors que je n'en ai photographié qu'une dizaine. J'étais trop impressionée par ce que je voyais pour penser même prendre de belles photos. Il y a des spectacles aussi merveilleux soient-ils, qu'on préfère vivre tout simplement.
Cet envol par vagues successives a duré de longues minutes. Nous avions tous la tête tournée vers le ciel. Ce spectacle nous a laissés sans voix.





