Inondations
La photo qui illustre ce billet n'a pas grand chose à y voir, si ce n'est qu'elle contient un peu d'eau. Je n'ai pas pu prendre de photos de ce que j'ai vu hier.
J'ai eu une grosse journée au travail. Une journée bien occupée. Dehors, il a commencé à pleuvoir vers midi. Par moments, des trombes d'eau se déversaient en quantité. La pluie tambourinait contre les fenêtres. Quand je suis sortie, le temps de me rendre à ma voiture j'étais trempée comme si je sortais de la douche. Je mets de la musique et je m'apprête à rentrer chez moi.
Je prends le chemin habituel. Nous vivons dans ce que j'appelle une "cuvette". On doit monter puis redescendre une côte, avant de remonter un peu pour se rendre à la maison. En descendant la côte, je me retrouve devant un lac. La route est remplie d'eau et de beaucoup. L'eau s'étend d'une champ à l'autre de chaque côté. On ne discerne ni les fossés, ni la route. L'eau part du haut et dégringole à toute vitesse vers le bas. Des entrées de terre et de gravier sont littéralement arrachées devant les maisons: l'eau a tout ravagé sur son passage. Un camion essaie de passer, il reste coincé dans l'eau qui dévale autour de lui. La route est pleine de débris d'asphalte, de terre, de feuillage et de... tuyaux. Je fais demi-tour. J'entreprends d'aller chercher le rang plus à l'est. Même constat et encore pire. Le rang n'est pas asphalté. La boue s'accumule et les fossés débordent sur la route. Je fais demi-tour encore une fois. Impossible de rentrer à la maison. En remontant la pente, je croise mon Doux qui tente comme moi de rentrer à la maison. On décide de passer par un rang situé à quelques kilomètres encore plus à l'est. Je suis un peu inquiète: c'est un rang de terre. Par contre, il absorbe mieux l'eau, puisqu'il y a de la forêt tout autour. En descendant la pente (on n'y échappe pas!) on constate que l'eau a tracé des sillons dans le chemin de terre. De gros sillons. On passe doucement, de justesse. Une heure plus tard je suis persuadée que cette route n'était déjà plus praticable. Je suis inquiète pour ma maison et Gustave qui nous y attend. En tournant le coin de notre rang, on constate avec soulagement que tout est intact. Notre maison n'a rien. Les fossés sont creux et profond, le terrain surélevé empêche les accumulations d'eau. Il a beaucoup plu, mais chez moi il n'y a rien de spécial. Notre coin de forêt en cuvette nous protège bien.
Toute la soirée il y a eu des voitures qui passaient sur notre rang et qui venaient faire demi-tour dans notre entrée. Probablement à la recherche d'un chemin quelconque pour réussir à rentrer chez eux. Après le souper, nous sommes allés jeter un coup d'oeil aux rangs autour. Les routes étaient barrées, des camions d'urgence à chaque bout. Un camion de sécurité routière a passé la soirée à aller d'un rang à l'autre, girophares allumés.
J'ai regardé les nouvelles voir si on parlait de nous. Rien. À moins de quinze minutes de la maison, il ne tombait qu'un peu de pluie et rien de laissait voir que les rangs par ici étaient inondés. Ce matin, un des rangs est ouvert, mais on doit y circuler prudemment. L'eau a laissé sa place à une route grugée par les remous, entaillée de partout.
Chez moi, le soleil est au rendez-vous. Les fossés ont bu toute l'eau. Les arbres aussi. Il n'y paraît déjà plus rien.
Un long week-end à la campagne

Un long week-end de trois jours, avec du soleil, du bon vent, le jardin à portée de main.
Un samedi passé dans une autre campagne que la nôtre, à sillonner les champs et observer les agriculteurs.
Des envies de repas simples, de petits fruits, de tartes d'été.
Le goût du soleil, de bouger, de travailler dehors.
L'envie d'un long week-end qui s'étire lentement...
Un nouveau blogue
J'ai un nouveau chez-moi, qui sera complémentaire aux autres.
Il traitera d'environnement, de nature, au fil des lectures, des trouvailles, des documentaires. Des choses qui me tiennent à coeur, mais que je ne me sens pas libre de partager ailleurs.
J'espère que ceux qui partagent des idées semblables aux miennes et un amour de la nature, de l'écologie, de l'environnement, viendront me visiter. J'aspire faire de ce lieu un endroit de partage et d'échanges.
Bonne visite!
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Avoir un jardin
Un jardin.
Quiconque a un jardin (et une bibliothèque! comme dirait Cicéron) a tout ce qu'il lui faut. Avoir un jardin et s'y investir, c'est posséder à sa façon un petit coin de paradis. Peu importe sa grandeur, si c'est un grand jardin de campagne ou un petit jardin urbain, s'il y pousse des fleurs ou des légumes, avoir un coin de verdure à chouchouter, ça calme les esprits, ça nous fait profiter de la nature. Dans ma tête, un jardin, c'est un coin de verdure que l'on fait évoluer. Ça représente donc une variété de jardins.
Nous avons la maison depuis sept ans. Notre jardin a évolué depuis que nous en avons pris possession. Le terrain, à la base, n'était qu'un coin rocailleux, où des brins de gazon partageaient les lieux avec des plaques de sable ici et là. On a semé du gazon, planté des arbres, amélioré la terre. Le travail ne se voit pas vraiment au premier coup d'oeil, sauf qu'il y a des années d'énergie dans mon coin de paradis pour le rendre un peu plus joli et un peu plus vert.
Nous avons créé des plates-bandes avec des pierres des champs ramassées à l'orée du bois. Transportées une à une à la main, moi et mon Doux. Nous avons eu un potager pendant trois étés, qui chaque fois nous a fait faux bond. Nous n'avons pas pu en profiter beaucoup. La première année nos légumes n'ont pas beaucoup poussés. La terre était trop peu fertile, trop sablonneuse. Il a fallut l'enrichir. La deuxième année une tempête a décimé nos plants. On a tenté de les sauver, sans grand succès. La troisième année il a tellement plu que les tomates sont demeurées vertes et elles ont pourries sur le plant par manque de soleil. Ensuite ça été l'invasion de fourmis et nos préoccupations se sont tournées vers la maison et les pièces à refaire. Le jardin tout entier a été laissé à l'abandon: potager, arbres, plates-bandes. Pas le temps. Pas d'envie. Pas d'énergie.
Cette fin de semaine, je me suis levée très tôt avec la ferme intention de travailler au jardin. Et avec la résolution d'en prendre soin tout l'été. Cette année, j'en ai le temps. Et l'envie. Mon jardin me manque. Rentrée le soir, fourbue et fatiguée, le visage doré de soleil, les mains pleines de terre, ça me manque. Cruellement. J'ai été faire un tour au garage, j'ai récupéré tout ce que j'avais besoin et j'ai passé mon samedi les mains dans la terre. J'ai désherbé, nettoyé, rempoté, replacer, j'ai défais une partie de la plate-bande qui avait été laissé trop longtemps à l'abandon et qui était irrécupérable. Il faisait frais, avec beaucoup de soleil et un bon vent. C'était si agréable de retrouver mon jardin!
J'ai terminé la journée en sortant les lumières solaires, en installant les abreuvoirs à colibris, en nettoyant les dalles menant à la maison. Dans un an ou deux, j'aimerais refaire un potager. En attendant, je travaille presque tous les jours à mes plates-bandes et sur le terrain, à redonner vie à mon coin de paradis. Les plantes reprennent doucement vie. Elles sont vigoureuses et malgré ma négligence, elles ne m'ont pas oubliée.
Mon jardin en est un de fleurs, d'oiseaux et de papillons. Il évoluera au fil du temps, selon les envies et les trouvailles. Et vous, avez-vous un petit bout de paradis? Un coin de terrain? Un potager en pots? Un véritable jardin anglais? J'aimerais bien connaître votre jardin.
Je vous laisse sur une magnifique pensée de Christian Bobin que je trouve tellement vraie:
« Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles. »
Il suffit d'ouvrir l'oeil! ;)
Zen
Lorsque j'ai été hospitalisée en mars dernier, j'ai passé un long moment en cardiologie, branchée à un moniteur. Je ne pouvais pas sortir de mon lit, étant connectée de partout. Comme j'allais relativement bien et que je n'avais pas besoin de grand chose, on finissait par m'oublier un peu. J'étais en attente, ni dans le couloir, ni dans une chambre. Un lieu d'attente. Un entre-deux. J'ai passé beaucoup de temps à observer les gens et le personnel médical autour de moi. Les gens autour étaient plutôt âgés. J'étais la plus jeune. Un de mes voisins est mort pendant la soirée. Son moniteur s'est arrêté, comme dans les films. En début de nuit, on a amené une dame qui avait tenté de se suicider. Ce n'était pas une atmosphère de tout repos, mais ça m'a fait réfléchir.
En sortant de l'hôpital, j'ai été en arrêt de travail. Puis je me suis réapproprié ma vie peu à peu. J'ai eu plusieurs rendez-vous en cardiologie. Un dernier à la fin mai. Je continue à vivre normalement et même mieux qu'avant. Mais je pense souvent à ce moment à l'hôpital. À ce moniteur cardiaque près de moi qui s'est arrêté. En sortant de là, je me suis dis que je devais travailler à changer ce qui clochait dans ma vie. Je crois que nous ne sommes jamais malade pour rien. Je crois qu'on a des choses à apprendre. J'ai appris que j'étais une personne beaucoup trop stressée, qui appréhendait beaucoup trop. Depuis, je travaille à ma reconstruction. L'humain est parfois très bête. Il a besoin de frôler les extrêmes pour enfin comprendre certaines choses.
Donc, je suis en phase de reconstruction. Je reconstruis ma façon de voir les choses. J'ai cessé d'appréhender. Je contrôle le stress. Je n'anticipe plus. Tous les jours, matin et soir, je lis ce que j'appelle ma "prière du matin" et ma "prière du soir". Sortent de petites phrases que j'ai écrites pour me rappeller ce que je veux être et modifier ma façon de penser. Je pense qu'on a du pouvoir sur notre subconscient et qu'il est malléable. Reste à y travailler.
J'accueille chaque journée avec un sourire et je décide que ce jour sera beau, que les choses extérieures ne m'atteindront plus. Je termine chaque journée en évacuant le stress que j'aurais pu avoir pendant la journée, en accueillant la nuit comme une belle occasion de repos et de ressourcement.
Tout le monde dit que la vie est courte, qu'il faut en profiter pleinement. Le dire est une chose. Le comprendre totalement et l'appliquer en est une autre. Je suis en train d'apprendre à l'appliquer. Je réfléchis de plus en plus à ce que je fais. Aux choix que je fais. Aux bonheurs qui s'offrent à moi. J'apprends aussi à accepter que les choses désagréables qui peuvent arriver m'apparaissent négatives car c'est ce pouvoir que je leur donne. On est toujours libre de modifier notre perception des choses.
J'accueille de plus en plus les choses qui arrivent plutôt que de les appréhender. Accueillir. Quel beau mot pour s'ouvrir à ce qui nous entoure et le savourer pleinement!
(Prochain billet, je vous parle de jardinage, promis!)
Nature sauvage
Ce n'est qu'il y a environ dix ans que je me suis découvert une passion pour la nature (sauvage), la terre, la ferme et la campagne. La forêt est tout aussi bien. Avant, je me demande où j'étais. Au sens propre comme au figuré. Je vivais en ville. Je me croyais citadine. J'étais profondément malheureuse.
C'est amusant car je ne me suis pas doutée de cette passion avant longtemps. Quand j'étais jeune adolescente, notre famille avait loué un chalet isolé, en montagne, avec vue sur un lac magnifique, poêle à bois et forêt. C'était rustique. Ça aurait dû me plaire. Et pourtant, je n'ai pas su apprécier à l'époque. J'ai détesté. Quand, il y a sept ans, j'ai annoncé que je partais vivre à la campagne, tout le monde se demandait si j'étais folle, moi qui me suis pratiquement enfuie en courant du chalet isolé de mon adolescence. Aujourd'hui, je trouve dommage de ne pas avoir pu apprécier ce séjour, que je trouverais pourtant tout à fait fabuleux maintenant. Je crois, après y avoir longuement réfléchit, que ce que j'ai ressentis là-bas était un grand malaise. Ça me mettait en face de quelque chose que je n'arrivais pas à comprendre à l'époque, puisque je ne l'avais jamais vraiment quittée: la ville, ce n'est pas pour moi. Je ne m'y sens pas à l'aise. J'y étouffe. J'ai besoin de la nature à proximité. De l'air pur. De la beauté de la vie sauvage autour de moi. C'est un besoin quotidien. Vital.
J'ai une passion pour l'histoire, en marge de ma passion pour la vie sauvage. Sauf que ce qui m'intéresse dans l'histoire, ce sont ses extrêmes. Je suis attirée par les grandes expéditions, par les récits de vie en forêt, par les premiers pionniers et par ceux qui ont fait le Klondike. Je regarde chaque semaine la série La ruée vers l'or. Et ça fait vibrer une corde sensible chez moi. C'est le genre d'aventure qui m'interpelle totalement, en mêlant mon goût de l'histoire à ma passion pour la nature.
Je suis une rebelle dans l'âme, une passionnée, j'ai une nature un peu sauvage qui s'accorde très bien à mon amour pour la nature. L'homme a produit et inventé de grandes choses à travers les siècles, mais jamais il ne pourra se rapprocher ne serait-ce qu'un peu de la splendeur de la nature. C'est quelque chose de totalement unique, de merveilleux.
Dans une autre vie, je devais être un bûcheron ou un coureur des bois. Les récits que je lis me fascinent. J'aime l'époque dans laquelle je vis pour son ouverture d'esprit. Malgré tout, on peut, aujourd'hui, en tant que femme, faire les choix que l'on veut. Ce n'était pas le cas en 1800 par exemple. Ou il fallait être faite forte pour affronter l'hostilité et la rigidité des conventions. Par contre, ces époques lointaines avaient tellement de bon. La vie était difficile. Dure. Pénible. Sauf que les gens avaient quelque chose que nous n'avons plus aujourd'hui: la simplicité. Ils vivaient au rythme des saisons, alors qu'on passe notre temps à se battre contre elles. Ils appréciaient les vraies choses. On pouvait vivre et manger les fruits de son travail simplement, en sachant ce qu'il y avait dans ce que l'on cultivait. Aujourd'hui, tout est produit partout. On trouve des fraises en décembre, on peu acheter des ananas à l'année et le jus d'orange nous parvient par bateaux entiers, à toute heure du jour ou de la nuit. La mondialisation épuise les sols. Les gens développent des cancers et chacun mange toutes sortes de cochonneries. Des millions de personnes prennent des antidépresseurs. Le monde est devenu fou. On a perdu de vue l'essentiel. Ce que l'on considérait comme sain avant, ne l'est plus vraiment avec tous les pesticides partout. À l'époque, les gens s'entraidaient. J'avais besoin d'une grange? Le rang se mobilisait pour m'aider à la construire. Je faisais la même chose avec les voisins. Aujourd'hui, ça me prendrait des milliers de dollars pour arriver au même résultat. On vit dans un monde chouchouté et dépendant. On est habitué de voir nos tomates rouges briller de mille feux, tant pis si elles sont produites dans des conditions exécrables. Et tant pis les tomates les moins belles sont jetées en quantité alors qu'elles pourraient nourir aussi bien que les autres. On dépend du pétrole et de toutes sortes de ressources qui n'étaient pas essentielles il n'y a pas si longtemps. Je rêve de pouvoir aller au travail à cheval ou en carriole et de ne pas être obligée d'entretenir une voiture dispendieuse et polluante.
Notre monde, c'est un monde difficile, qui ne me correspond pas tout à fait...
Ces choix de société et d'évolution sont à des lieues de mes valeurs. J'aime mon époque, mais parfois j'aimerais vivre dans une autre. Il y a un côté "chemise à carreaux et bûcheron" très fort chez moi. Je suis attirée par les grandes étendues. La simplicité du quotidien. La vie sauvage m'interpelle. Les animaux aussi. J'aurais donc fait une bonne fermière et même, une bonne garde-chasse. Je me sens beaucoup plus à l'aise avec la nature, que j'ai l'impression de comprendre, qu'avec les gens que je ne comprends que trop rarement. Beaucoup de choses m'échappent. Quand je l'ai compris et accepté, j'ai cherché à trouver ce qui me correspondait, moi.
Comme quoi, on a besoin de toute une vie pour apprendre à se connaître, à accepter ce que nous sommes, à l'apprécier...
Je termine ce billet sur cette pensée si simple, mais si vraie et aussi, réconfortante:
«Le privilège d’une vie est d’être qui vous êtes.»
[Joseph Campbell]
Meli-melo printanier

C'est un drôle de printemps. On a eu des journées chaudes et humides à 30°c, puis de la neige dimanche, un bon 5 cm. Depuis deux jours, il pleut. Dès que ça se dégage un peu, je m'empresse d'amener Gustave en promenade. La forêt reverdit, la mousse grimpe à nouveau sur les rochers et l'eau de pluie s'accumule dans les marais et les crevasses. Les oiseaux qu'on ne voyait plus reviennent.
Les dernières semaines ont été par moments difficiles. Épaule disloquée, commotion cérébrale, suivi en cardiologie, rendez-vous médicaux, stress... Je ne donne pas de détails, pas envie. Mais je vais bien. Je reprend peu à peu ma vie en main. Je change des choses, parce qu'on n'est jamais malade pour rien. J'ai travaillé beaucoup sur ma façon de penser et de percevoir tout ça. J'ai été en arrêt de travail et en repos forcé pendant des semaines. J'ai repris le travail. Je reprend peu à peu mes activités. Je dois faire attention à mon épaule, qui guérit de jours en jours. Les symptômes de la commotion ont presque disparus. Je dois me reposer et apprendre à le faire. C'est positif.
Au début de ma convalescence, j'étais incapable de me concentrer. Je m'endormais tout le temps, partout. Je passais mes journées à somnoler. J'étais constamment étourdie. Ensuite j'ai pu commencer à lire à nouveau et à regarder des films ou des séries. J'utilisais peu ou pas l'ordinateur, c'était trop demandant et ça me donnait des maux de tête terribles. Finalement, j'ai pu, avec beaucoup de repos, reprendre peu à peu mes activités. Par moments, je me sens plus fatiguée et au lieu de combattre, je me laisse aller au repos ou au plaisir de ne rien faire. Plaisir que j'ai dû apprivoiser et accepter.
Je passe des journées tranquilles. Elles sont bienvenue. Avant le travail, je vais marcher dès que je peux, mais une seule fois dans la journée. C'est suffisant pour le moment. Je lis beaucoup, tranquillement. Je regarde des séries, dont Sherlock en boucle depuis que j'ai eu le dvd et aussi Hercule Poirot et Miss Marple. C'est un vrai plaisir.
La théière n'est jamais très loin... Que c'est bon de retrouver sa propre vie!
(*Merci à vous tous et toutes pour les courriels, les commentaires et les messages laissés sur facebook. Vos bons mots me faisaient toujours très plaisir!*)
En arrêt...
Un mot rapide. Pas de photo aujourd'hui. J'ai été hospitalisée en début de semaine. Je suis en arrêt de travail. J'ai du mal à utiliser un ordinateur. Je dois me reposer et traiter, entre autres choses, une épaule disloquée.
Avec l'aide de mon Doux, je mettrai à jour La bibliothèque d'Allie (tout l'avantage d'avoir des billets d'avance) et je reviendrai ici et sur les blogues quand le temps aura arrangé les choses.
A bientôt,
Allie
Jour de lumière

Jeudi dernier il pleuvait à torrents. Le lendemain, nous recevions 5 centimètres de neige. J'ai été surprise en allant à Montréal ce week-end de voir à quel point il ne reste plus de neige. Alors qu'ici, même avec la pluie, la forêt est encore blanche. Il fait plus chaud, 6°c ce matin. Le temps est magnifique, la lumière d'une beauté à couper le souffle. Les sous-bois sont des lieux joyeux, entre ombres et lumières, où c'est agréable d'aller.
Nous passons de longues heures en forêt, à se promener, à observer les traces d'animaux dans la neige et à écouter les oiseaux chanter. Le temps est mélodieux, même si les rangs sont boueux. On doit nettoyer les bottes quand on rentre et aussi les pattes de Gustave.

La nature se réveille doucement. On a pu observer plusieurs faucons (ou plusieurs fois le même?) tourner autour de la maison et de la forêt. Comme on attire les oiseaux chez nous avec de belles mangeoires et un bassin d'oiseaux, on peut attirer les prédateurs également. Toutefois, je trouve ça toujours intéressant de (re)découvrir la faune de mon coin et d'observer ce qui se passe autour de chez moi.

L'eau d'érable coule beaucoup. La température y est propice. Les journées sont douces, splendides, les nuits sont froides et givrées. On prépare une partie de sucres entre amis. J'ai hâte! Je vais vérifier les chaudières d'eau d'érable chaque jour. Pour le moment, elle n'est pas très sucrée. Mais les entailles n'ont été faite qu'il y a quelques jours.

Nous passons le plus clair de nos journées à l'extérieur. Quand on rentre, c'est pour aller travailler, manger une bouchée et parfois, s'arrêter pour lire avec un bon thé chaud.
J'aimerais garder cette lumière qui inonde mes fenêtres et illumine ma maison, encore longtemps...
Fabuleux mois de mars

Le mois de mars est l'un des mois les plus beaux de l'hiver. La lumière est magnifique. Les journées rallongent. J'étais surprise hier soir en revenant du travail de voir encore le coucher de soleil au-dessus de la forêt. Le ciel était rose pâle. C'était de toute beauté.
Il fait souvent soleil. Le ciel est d'un bleu qui fait mal aux yeux. La neige brille, blanche, presque trop et blesse le regard. Il faut de bonnes lunettes de soleil. Le thermomètre indiquait -23°c ce matin au réveil. La maison était froide, le givre parsemait les fenêtres, mais les pièces ont tôt fait de se réchauffer avec le soleil.

Mars c'est le mois fabuleux pour de belles promenades. De longs foulards autour du cou, j'amène Gustave dans les bois pour de belles et longues promenades. Cette lumière, toute cette lumière, me donne envie de passer toute la journée dehors. Je me trouve quelque chose pour m'occuper. Je nettoie l'enclos. M'occupe de pelleter telle ou telle entrée oubliée sous des mètres de neige. Je vais nourir les oiseaux. Je les prends en photo. J'observe les arbres. Tout est beau. Froid, mais si clair.
Mars annonce le temps des sucres aussi. Une période de l'année que la gourmande que je suis ne peut manquer. On commence à préparer notre partie de sucre à la cabane, avec des amis. C'est toujours un moment agréable, où l'on mange beaucoup, où il y a de la musique à tue-tête et où j'ai l'impression que l'on touche du bout des doigts à nos racines de coureur des bois et de bûcherons. Ça fait partie de notre passé et je trouve ces traditions absolument géniales. Elles me donnent envie de chanter, de m'amuser. Je vous propose d'ailleurs une petite visite méli-mélo d'anecdotes passées et présentes sur les cabanes à sucre. C'est ici.

Ce moment de l'année est aussi une mine d'or pour les commerces, qui nous vantent leurs produits. Les épiciers proposent tous des produits de l'érable, allant des viandes à l'érable, au sirop, en passant par les tartes et le chocolat aromatisé. Pour ma part, je passe ma commande à l'érablière familiale. Je prends toujours quelques gallons de sirop, qui agrémenteront les fabuleux poudings chômeurs, serviront de coulis sur les tartes ou le gruau, en plus de sucrer la plupart des desserts maison. Il n'y a rien comme le sirop d'érable. Nous sommes choyés d'avoir ce produit, une magnifique offrande de la nature!
Mars est définitivement un mois magnifique. Un mois de lumière et de grande beauté. Un mois de gourmandise et d'érable, mais toujours un mois de neige et de frois. Merveilleux! J'aime le mois de mars!
(J'ai modifié le décor, pour l'accorder au temps des sucres, en plus d'avoir changé la citation dans la boîte à message, à droite :) )








