Au petit café

C'est encore le matin. Le soleil brille. Il fait étinceler la neige. Quelque part sur les routes, trois femmes sont dans leurs voitures, en direction du même café. Elles proviennent de régions différentes et ont avec elles des sacs garnis de toutes sortes de choses: petites bricoles, livres, carnets de notes, crayons, album, films... Leur entrée au café ne passe pas inaperçu. Elles se saluent chaudement, avec joie, elles s'installent sur une banquette, en étalant leurs sacs partout. Elles commencent par un café ou un thé, et les voilà parties dans un autre monde, un monde où elles partagent les mêmes passions pour la lecture, la musique, les livres, pour le thé, le cinéma, la nature, le dessin, la botanique, les mêmes écrivains et les mêmes idées. Pendant des heures, elles sont dans une bulle, à discuter, échanger, partager. Les personnages des livres qu'elles aiment sont à leurs côtés. Les écrivains prennent toute la place. Les images et les couleurs sont partout, autour d'elles. Vers midi, elles vont chercher leur diner au comptoir du café, puis retournent à leur petit univers bien à elles, jusqu'à ce que l'après-midi tire à sa fin. Un dernier thé ou café, elles n'ont pas vu le temps passer. Elles se disent au revoir, reprennent leur voiture et retournent à leur vie quotidienne... jusqu'à la prochaine rencontre!
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Ces rencontres-bonheur ont commencées à l'automne de l'année dernière. Avec deux autres blogueuses, nous avons décidé de nous rencontrer. Nos points en communs étaient suffisamment grands pour me donner envie de voir ces amies virtuelles. Je n'aurais pas rencontré n'importe qui. J'avais un bon pressentiment. On dit qu'il faut suivre son instinct! Ce jour-là, le mien ne m'a pas trompé.
Dès que nous sommes ensemble, on croirait que le temps s'arrête. Je ne porte plus attention à ce qu'il y a autour. Il n'y a que nous. Nos livres. Nos conversations passionnantes. Nos échanges. Cinq heures plus tard, je relève la tête et il est déjà l'heure de partir. Le temps passe vite, mais je sais qu'il y aura une autre rencontre, puis une aure, puis une autre...
Nous avons convenu ensemble de se voir une fois par mois. On choisi la date ensemble. On choisi aussi l'endroit à trois, un lieu différent chaque fois, ou presque. À chaque rencontre au café, on croirait que c'est Noël. Nous repartons toutes avec des petites surprises. Rien de contraignant, ni d'obligé. Tout est toujours en fonction de nos envies et du moment de notre rencontre. On se prête des livres, on s'offre des petites choses qui nous ont fait penser à l'une ou l'autre, ou qu'on a cuisiné. Rien de compliqué dans nos rencontres. Juste le plaisir d'être là, d'être soi et de partager ensemble les petites choses de la vie qui nous animent.
Ces rencontres au café sont maintenant des journées que j'attend avec impatience. Elles sont sous le signe du plaisir et de la simplicité. Je les espère encore pour de longues années.
Merci à mes deux compagnes de café d'être là et surtout d'être ce qu'elles sont.
Vent du Nord
On nous annonçait une terrible tempête de neige pour la nuit dernière et aujourd'hui. J'étais contente d'être en congé. Je m'imaginais pelleter toute la journée. Finalement, la tempête est passée ailleurs. Du moins la tempête de neige. Car cette nuit, vers 3h du matin, je me suis réveillée à cause du bruit infernal sur le rang. Sans voisins à proximité, ça ne peut pas venir de bien des endroits. J'étais donc persuadée que le camion de déneigement passait et je me suis pointée le nez à la fenêtre, en priant quand même pour qu'il n'y ait pas déjà des mètres de neige. J'aime l'hiver, mais j'aime bien quand même pouvoir sortir de ma maison si j'en ai envie!

Eh bien non! Le bruit infernal et métallique n'était pas le frottement de la pelle de déneigement, mais plutôt... le vent! Et quel vent! La maison craquait de partout, les fenêtres tremblaient. J'ai même vérifié si la fenêtre de la salle de bain était ouverte (!) tellement le vent sifflait.

Les arbres pliaient dangereusement autour de la maison. J'ai toujours une petite crainte que l'un d'eux se retrouve sur le toit de ma maison. D'un autre côté, je suis toujours fascinée quand la tempête se déchaîne.

Après le dîner, alors que le soleil s'est pointé le bout du nez et que le temps s'est peu à peu calmé, nous sommes sortis en forêt Gustave et moi, pour constater les dégâts. Des débris d'arbres partout, des branches tombées ici et là (au grand bonheur de Gustave qui vient de trouver une réserve de bâtons pratiquement infinie!) et même de grandes parties d'arbres tombés. Le vent s'est calmé, mais c'était très étrange ce matin d'ouvrir les rideaux sur une forêt qui a laissé s'envoler ses branches sur la couche glacée de la neige....
Tempête hivernale

L'hiver a tardé à arriver cette année. Nous avons eu des températures clémentes et même de la pluie. C'était à se demander où était passé l'hiver! Mais voilà qu'il est arrivé véritablement jeudi dernier, avec une belle grosse tempête qui nous a apporté d'abord de très gros flocons, gros comme la paume de la main! Je ne me rappelait pas avoir déjà vu ça! Le retour à la maison s'est fait difficilement jeudi et vendredi. Les routes n'étaient pas dégagées, on roulait comme dans du beurre, la neige touchant le dessous de la voiture. On conduisait sans rien voir à deux mètres devant soi. J'ai mis trois fois le temps à faire le trajet entre la maison et la bibliothèque.

Puis le thermomètre s'est mit à chuter, pour nous offrir des températures glaciales:

J'aime énormément ces temps froids, même si le chauffage coûte plus cher. La maison semble figée dans le temps. Les poutres claquent au froid. De la glace se forme dans le bas des fenêtres et la porte du garage n'est plus praticable tellement elle est coincée dans le givre. Dès qu'on ouvre la porte pour faire sortir le chien (qui ne reste pas longtemps il va s'en dire avec de pareilles températures), on aperçoit la chaleur de la maison sortir dehors, en nuage de buée compact et opacte. C'est toujours impressionnant!

Après la tempête, il a fallut pelleter. Remplir les mangeoires pour les oiseaux. Au petit matin, je suis sortie avec mon appareil photo. Il faisait très froid, on ne me voyait que le bout du nez à travers mon foulard. Le soleil était magnifique. Les arbres décorés de dentelles de glace.

Aujourd'hui avec le soleil, les températures tournent autour de -15°c. Je me prépare à aller faire une promenade avec Gustave avant le dîner. Le soleil est splendide, tout est blanc.
Définitivement, l'hiver est une saison des plus magnifiques!
"Couponer" pour mieux épargner
J'ai envie d'écrire ce billet même s'il déroge un peu à la ligne de ce blogue. Quoique pas tant que ça. Changer de vie amène inévitablement son lot d'ajustements. Quand les choses nous tombent dessus et que l'on doit réagir, on fait des choix. Je dois refaire mon budget. En cherchant sur le web des conseils pour encore mieux gérer nos dépenses quotidiennes, je ne tombais que sur des conseils-types qui ne me sont d'aucune utilité: mangez votre lunch au lieu de manger au resto, prenez le bus au lieu de la voiture, espacez les sorties...
Je ris bien fort. Ce genre de conseil s'adresse à ceux qui sont capables d'aller au resto, au cinéma, etc. Pour ma part, je ne me rappelle pas la dernière fois où j'ai mangé au resto, je ne peux pas prendre le bus car je vis au fin fond de nul part et je ne me paye ni sorties, ni cinéma, ni même des livres. J'emprunte, je recycle, j'échange. Je ne suis pas malheureuse pour autant, au contraire, j'utilise mon imagination pour vivre au quotidien (l'imagination, on y revient toujours!) Je n'achète pas de plats surgelés, je cuisine déjà mes propres pizzas de A à Z, mes soupes, mes desserts, muffins, biscuits, mes repas et je cuis maintenant même mon pain! Donc, je fais quoi si mes dépenses sont déjà réduites à leur minimum et que j'ai besoin d'avoir plus d'argent dans mes poches, sans travailler 60h par semaine?
Je suis tombée la semaine dernière sur une nouvelle émission, Accros aux coupons rabais. C'est totalement hallucinant. Je veux désormais vivre aux États-Unis, le paradis du couponing! Et je veux, moi aussi, ne payer que 20$ pour une épicerie totalisant plus de 500$! Bon, est-ce possible ici au Québec?
Non. On ne peut utiliser les coupons de la même façon qu'aux États-Unis. Nous avons des lois qui limitent beaucoup le nombre d'achats par personne, le nombre de bons utilisés. Les coupons sont moins courant qu'aux États-Unis, où les chaînes se font un combat féroce car elles sont nombreuses, beaucoup plus qu'au Québec. Sauf... qu'il y a quand même moyen de faire du couponing de façon efficace, ici, chez nous. Quand même. Et si on s'y met, de sauver des sous. Beaucoup de sous.
Le couponing en est à ses débuts ici. Plus il y aura de gens qui en feront, plus les compagnie offriront des coupons. Il n'y a pas de gêne à présenter des coupons à la caisse. Voyez-le comme de l'argent sonnant et trébuchant! Avec toutes les hausses (taxes, essence, coût de la vie) ça ne vous dirait rien d'économiser un peu plus?
Alors je vous donne quelques conseils.
- Visitez régulièrement les sites de couponing. Ce sont de vraies mines d'or. Je vous conseille On magasine, Ma vie frugale et aussi Économies pour canadiens.
- Vous cherchez des sites de coupons? À imprimer ou à commander gratuitement? Il y en a! Save.ca, WebSaver, GoCoupons, Carnet rabais P&G, Québec Coupons rabais, Coupons à votre santé, etc.
- Découpez, découpez! Il n'y a pas de petites économies! Attendez les spéciaux. Jumelez vos coupons à un produit en réduction, pour économiser encore plus!
- Faites le tour des circulaires chaque semaine. Il peut valoir la peine de faire 2-3 endroits pour ses achats, s'ils sont proches l'un de l'autre, pour sauver des sous (par contre faire 20 minutes de route pour y aller n'est pas payant non plus... Vérifiez!)
- Dégênez-vous! Il n'y a pas de honte à tenir à son rabais, à vouloir économiser, à faire des démarches pour commander des coupons ou obtenir les rabais auxquels on a droit. Les compagnies ont des budgets réservés à toute cette promotion.
- Écrivez aux compagnies qui produisent les articles que vous achetez. Un courriel pour leur dire que vous aimez leurs produits et que vous aimeriez recevoir promotions et coupons fait parfois déferler dans votre boîte aux lettres de très bons coupons (de valeur plus élevée qu'en magasin). Remplissez les sondages du type La voix de l'acheteur que vous recevez dans votre boîte aux lettres. Le retour de coupons est toujours avantageux.
- Ramassez les coupons en épicerie et utilisez-les.
- N'ayez pas peur du changement! Utilisez une marque différente pour un usage comparable quand votre bon rabais et une réduction déjà existante est plus avantageux pour vous faire économiser.
- Triez vos coupons. Le site On magasine partage des trucs et des idées pour gérer sa "boîte à coupons". Vous devez savoir quels coupons vous avez et les utiliser avant la date d'expiration.
- Si vous visitez un endroit qui prend une carte à points, utilisez-la et vérifier régulièrement le compte. Les points peuvent s'échanger contre des cartes cadeaux dans les magasins et représentent, aussi, de l'argent sonnant!
- Échangez les coupons avec des amis, de la famille... Vous aurez plus de coupons et ferez des heureux!
Bon, je ne suis pas maniaque au point de ne vivre que pour le couponing et de passer 5h dans une épicerie à comparer les prix, comme dans l'émission américaine. Parce contre, j'aime bien que l'argent reste dans mes poches, quand je peux éviter de la dépenser. Je veux continuer à bien manger. Les coupons sont donc très utiles et, bien gérés, peuvent permettre de grandes économies. Plus l'intérêt des gens sera élevé, plus les coupons seront offerts. Il existe même des groupes d'échange de coupons. J'aime bien l'idée!
2012 sera donc sous le signe de l'économie. On peut vivre très bien en consommant moins et en réduisant ses dépenses par toutes sortes de trucs. Repenser sa façon de consommer les produits que l'on achète (saviez-vous par exemple qu'on peut doubler la durée de vie d'une boîte de feuilles antistatique en les coupant en deux? Le pouvoir d'efficacité est exactement le même et la boîte dure deux fois plus longtemps!), sortez les trucs de grand-mère de vos placards et recycler ce qui peut être réutilisé. C'est bon pour la planète et pour les petits portefeuilles.
Il ne me reste plus qu'à trouver une ou deux amies, ou des membres de la famille, avec qui faire du couponing et des échanges!
Dans votre coin, est-ce que vous "couponer"? Avez-vous des trucs à partager pour augmenter l'efficacité des produits ou pour économiser?
Un autre hiver russe
Chaque année depuis maintenant 2009, Amèlie-Melo et moi nous nous organisons un hiver russe. Je n'aime pas les lectures communes en groupe. Je trouve le plaisir d'échange moins grand. C'est une question tout à fait personnelle. J'aime cependant érnormément lire à deux ou trois, tout en échangeant pendant notre lecture. C'est ce que j'aime beaucoup. On discute des passages lus, d'où on est rendu, de nos impressions sur les personnages. Chacune de nous apporte des réflexions très intéressantes à l'oeuvre. J'aime englober mes lectures, ne pas juste lire ensemble en se disant que c'était bien et passer à autre chose. J'aime accompagner mes lectures. Et c'est ce que je retrouve maintenant chaque année lors de nos hivers russes à Amèlie-melo et moi.
Notre intérêt pour la russie est grandissant et nos échanges sont toujours des plus enrichissants. On partage aussi autour de nos lectures, que ce soit des sites, des images, des informations. Je garde de toutes ces lectures communes russes de tes beaux souvenirs, puisqu'elles sont accompagnés d'échanges constructifs et de beaucoup de curiosité.
Après avoir découvert ensemble des chef-d'oeuvres tels que Guerre et Paix, Crime et châtiment ou Docteur Jivago, cette année nous retrouvons à nouveau Tolstoï avec notre première lecture de l'année. Notre petit programme cette fois:
Anna Karenine de Tolstoï
Les âmes mortes de Gogol
Oblomov de Gontcharov
Un joli petit programme, que je compte bien compléter avec quelques autres lectures en cours de route. J'ai quelques romans jeunesse écrits par des russes sous la main. J'ai également des contes de Tolstoï, une superbe série policière de R.N. Morris qui reprend un personnage de Crime et châtiment, quelques livres de Kourkov et de Boris Akounine, un magnifique ouvrage sur la peinture russe, un essai sur la vie en russie, entre autres. J'ai aussi en note ou en ma possession biographies, documents et même bandes dessinées russes ou sur la russie.
Nous accompagnons également nos lectures de thé russe. Pour ma part, je partage ma théière entre le thé des écrivains russes et un thé Kusmi. Le thé des écrivains russes a des arômes de pamplemousse, d'orange et de Vodka. Pour le thé Kusmi, en ce moment, il s'agit du Prince Vladimir. Un bon thé, mais pas bon préféré. J'espère remettre la main sur un thé Kusmi St-Petersbourg, aux accents de vanille, bergamote, fruits rouges et caramel. J'adore! Et si je ne me trompe pas, Amèlie-Melo a un thé aux arômes de caramel, cacao, pruneau et de Vodka. Nous sommes donc bien outillées pour plusieurs hivers russes! (On ne risque pas de geler, avec toute cette Vodka dans nos thés :))
Je pense que nous allons passer, Amèlie-Melo et moi, un superbe hiver russe! ;)
L'imagination pour vivre
J'ai toujours pensé qu'il nous fallait beaucoup d'imagination pour vivre ou alors beaucoup d'insouciance. Je crois que sans imagination, souvent nourrie par mon amour de la littérature et mon côté romanesque, la vie aurait été beaucoup plus difficile. Comment affronter la maladie de nos proches, les difficultés financières, les problèmes majeurs sans imagination? Comment croire que l'on s'en sortira si on ne peut l'imaginer? Comment affronter ce qui nous effraie ou nous fait peur, si on ne peut visualiser la situation - positive - qui suivra?
Le monde est tellement laid. Cupidité, avidité, scandales financiers et sexuels, traumatismes, violence... Même si comme moi on se tien à l'écart, c'est impossible d'être ignorant de toutes les bêtises que l'homme peut imaginer pour faire le mal autour de lui. Je ne regarde plus les nouvelles depuis des années. Savoir qu'un tel s'est fait agresser ou qu'un certain pourcentage plus élevé de gens sont morts sur la route cette année ne rendra pas ma vie meilleure. Puis-je y changer quelque chose? Pas vraiment. J'ai donc décidé de me tenir à l'écart. De vivre dans mon petit monde. Je ne suis pas stupide. Je sais bien ce qui se passe dehors. Mais je n'ai pas envie de m'en mêler ni de me laisser atteindre avec toutes ces histoires sombres et négatives.
J'affronte donc la vie, ma vie, en faisant des choix pour moi. En faisant de ma petite maison dans les bois un lieu chaleureux. Un endroit où je me perds avec délices dans des livres écrits le siècle dernier. C'est souvent avec mon côté romanesque que j'affronte la réalité. L'imagination c'est une faculté précieuse. C'est celle qui peut nous sortir du pétrin. Celle qui peut adoucir un moment difficile. On peut marginer autre chose, voir les choses autrement en se concentrant sur un aspect positif.
L'imagination sert tous les écrivains. Elle peut aussi servir tous et chacun dans sa vie quotidienne. Certains partent en voyage, moi j'imagine. Je l'ai toujours fais. Petite, je m'imaginais d'autres lieux, d'autres mondes. J'ai vieillis, je suis consciente de la réalité, mais ça ne m'empêche pas de rêvasser. Mes rêveries m'appartiennent à moi seule. Elles sont le produit de mon imagination, de mes lectures. L'imagination est aussi pour moi reliée à la faculté de s'émerveiller. Comment s'émerveiller si on n'imagine plus? Et comment imaginer si on ne s'émerveille plus?
Il est encore temps de faire des souhaits pour la nouvelle année. Je fais le souhait d'un monde où les gens s'émerveilleraient plus. Où l'imagination serait plus présente et surtout, socialement acceptée. Où un brin de folie serait bienvenue. Il est acceptable chez les enfants, mais quiconque verrait son voisin sortir de chez lui et danser sous la première neige de l'année en riant aux larmes le traiterait de fou.
Petite, je sortais courir sous la pluie chaude de l'été. Je me dépêchait d'aller dehors en pyjama dès que j'apercevais le premier flocon de neige. J'imaginais alors la terre secouée comme une boule de verre et la neige qui se mettait a tomber. Je m'imaginais la beauté du monde lorsque j'assistais au plus beau coucher de soleil qui soit et je remerciait le ciel (ou quiconque) de voir ce que je pouvais observer. Je rêvassais en regardant les nuages et en imaginant toutes sortes de choses d'après leurs formes. Je fais encore tout cela aujourd'hui.
Et vous, le faites vous toujours?
Bon mois glacé de janvier!
Je profite de ce premier billet de l'année 2012 pour vous souhaiter le meilleur à venir pour la nouvelle année!
L'après temps des Fêtes est souvent un peu triste pour beaucoup de personnes. La Fête est passée, l'effervescence aussi, les vacances, la bonne bouffe, les journées bien occupées. On retourne à l'école, au travail, on reprend la routine quotidienne là où on l'avait laissée en décembre.
Si j'aime énormément Noël, sa préparation, les films, les lectures autour de cette fête, j'aime aussi son "après". Je pense que tout dépend de la façon dont on aborde les choses. On ne peut festoyer infiniment. Avant Noël je remplie ma maison de couleurs, d'odeurs festives, j'ajoute lumières et décorations dans toutes les pièces. Toutes les entrées de portes sont décorées et arborent une belle guirlande de verdure, jumelées à des boucles rouges et des petits instrument de musique dorés. C'est chargé, accueillant, chaleureux.
Je n'ai pas de date officielle pour enlever les décorations de Noël. Mon indice qu'il est temps de passer à autre chose: quand on commence à "oublier" d'allumer le sapin, quand on ne se donne
plus la peine de regarder les décorations ou d'allumer les lumières de Noël dans la cuisine. Alors je sais qu'il est temps de laisser de côté Noêl et de passer en mode hiver. Cette année, ce fut juste avant le nouvel an. Comme on ne célèbre pas chez nous, mais que nous étions invités ailleurs la veille et le jour même, décorations ou pas ne changent rien. Pour moi le nouvel an est une fête dorée, bleutée, une fête qui n'a rien a voir avec Noël.
Je ressens alors le besoin de passer à autre chose. De mettre ma maison en mode hivernal. Avec les températures frôlant le -30'c que nous avons eu entre Noël et le jour de l'an, j'ai envie de chaleur. Ma maison me donne parfois l'impression de vivre dans un chalet. Je l'aime pour ça. Les planchers sont plus froids. On a envie de thé, de couvertures, de feu de bois.
Je met une nappe colorée sur la table ou de jolis napperons. J'ajoute des bougies. Je remplace l'image sur le buffet à thé, par quelque chose d'hivernal. J'ajoute des couvertures bien chaudes dans chaque pièce, dans lesquelles on aime s'enrouler quand c'est plus froid dans la maison. Je prépare des chocolats chauds. J'ai toujours une théière pleine de thé brûlant pour nous réchauffer le corps et l'âme.
Janvier est un mois froid, glacé, bleu. J'aime l'après Noël pour tous ces petits plaisirs quotidiens, ces petits moments de chaleur que l'on se crée. Je pense que pour apprécier ce moment de l'année, il faut en faire quelque chose
de spécial. Différent de Noël, mais plein de petites attentions et de moments qui réchauffe le cœur.
Bon mois glacé de janvier!
Joyeuses Fêtes!

Ça y est! Noël est là!
J'en profite pour vous souhaiter pleins de belles choses,
des moments magiques en famille ou entre amis,
des instants pour vous, pour lire, réfléchir, relaxer.
Je vous souhaite une nouvelle année meilleure que la dernière,
avec plus de joyeux moments, de rires, de plaisir.
Je vous souhaite l'émerveillement et les petites joies au quotidien.
Je vous souhaite d'être heureux.
Un bonheur doux, tranquille, un bonheur fait de ces petits plaisirs qui changent tout.
JOYEUSES FÊTES!
(Je suis en vacances jusqu'au 5 janvier, on se retrouve donc en 2012!
À bientôt!)
Cuisine de Noël
Une cuisine enfarinée. De la musique de Noël. Des sourires. Du bonheur. Des odeurs merveilleuses qui rappellent l'enfance et les beaux Noëls des années d'avant.
Vous cuisinez pour Noël?
Je ne reçois pas pour les Fêtes, mais je cuisine toujours. Des gourmandises. Des petits présents à offrir à la famille, à mes amies. Je trouve qu'un plat, une petite douceur ou une sucrerie qu'une personne a prit le temps de cuisiner pour nous est toujours un fabuleux cadeau. À Noël, on ne fait pas de course aux cadeaux. Mes parents nous offrent un des plus beaux cadeaux qui soit: des tartes, des tourtières, du ragoût, du sucre à la crème. Quand le réveillon est terminé, des petits plats nous attendent. On ramène un peu de la magie de Noël à la maison. C'est d'autant plus fabuleux que ma mère passe des heures à la cuisine pour nous offrir tout ça. N'y a-t-il pas plus beau cadeau que d'offrir de son temps?
Les plus beaux souvenirs de Noël que j'ai sont reliés à la cuisine. La cuisine de mon enfance où la musique et les bons petits plats étaient toujours présents. La grande table toute décorée que l'on dressait pour recevoir toute la grande famille lorsque j'étais petite. La cuisine de ma tante où trônait une immense maison de pain d'épice qui m'impressionnait beaucoup enfant. C'était d'autant plus impressionnant que chez moi, on n'en faisait pas. J'aime ces différences entre les traditions des uns et des autres. Si Noël était le même partout, ce serait ennuyant. Je me souviens de cette dinde immense que mon père coupe chaque année. On a d'ailleurs une photo par année de mon père, couteau à la main, en train de préparer la dinde! Je souris en y pensant... Ça en fait des photos de coupe de dinde avec les années!
Un de mes souvenirs de Noël est aussi relié aux beignes. Je ne mange pratiquement jamais de beignes. Quand j'étais petite, ma mère en préparait. Elle le faisait dans un chaudron d'huile chaude et on avait interdiction de s'approcher de la cuisine. C'était trop dangereux. Ensuite, on n'en a plus jamais refais.
Depuis quelques années, je pensais souvent à en faire. Jusqu'à ce que je tombe sur cette recette. Et aussi celle-ci. Elles me semblaient intéressantes et assez facile. Voilà qu'avec mon Doux, on a prit possession de la cuisine, mit de la musique de Noël bien forte et cuisiné en chantant et s'amusant. La pâte des beignes à l'érable a bien gonflée dans le four. Ça sentait déjà la pâte à beigne, pleine de promesses.
J'étais heureuse comme une petite fille! Les beignes doraient dans la friteuse. On roulait les trous de beignes frits dans le sucre à glacer. Quand tous les beignes étaient prêts, on s'est regardés avec un sourire et nous avons mordu à pleines dents dans un bon beigne maison, glacé à l'érable!
C'était d'autant plus délicieux que ça goûtait Noël, les souvenirs et l'enfance... :)
L'art de marcher
J'emprunte le titre de l'ouvrage de Rebecca Solnit pour ce billet. Paru en 2002, c'est un livre qui m'accompagne depuis quelques années et dans lequel je papillonne. Je me promets de le lire d'une couverture à l'autre depuis longtemps. Je repousse toujours ce moment de lecture et je finis par oublier le livre au fin fond de ma bibliothèque. J'ai donc déposé l'ouvrage bien en vue sur la table de nuit, avec comme projet de le lire entièrement en 2012. D'en prendre le temps.
La marche est probablement l'activité que je préfère. Oserais-je dire même plus que la lecture? J'ai toujours beaucoup marché. En ville, je sautais les arrêts de bus et les stations de métro en avançant à pied, pour le plaisir de marcher. J'allais me perdre au jardin botanique ou au Parc Maisonneuve pendant des heures. Quand nous ramassions l'argent pour notre future maison, on se payait des séances de cinéma avec nos points air miles. Nous partions à pied de l'appartement, pour nous rendre au cinéma, à près d'une bonne heure de marche. Nous avions alors l'impression de faire une grande et longue sortie. Pendant des années, de l'enfance à l'âge adulte, j'ai arpenté les rues du centre-ville de Montréal à pied. Mais c'est véritablement en déménageant à la campagne que j'ai découvert le vrai plaisir (pour moi) de la marche.
Ce matin, Gustave ne pouvant vraiment faire une longue promenade à cause de sa patte arrière qui boite un peu, je l'ai d'abord amené en bordure de la forêt. Il a sentit chaque arbre, joué dans la neige, croqué un ou deux bouts de bois, avant de rentrer retrouver avec bonheur la chaleur du divan. Et moi je suis retournée dehors. J'ai récupéré un bâton de pèlerin qu'on a laissé près de la maison il y a quatre ans et qui n'a pas bougé depuis (vestige et souvenir d'une belle matinée passée en forêt avec mon frère alors que tout le monde dormait dans la maison.)
Devant pallier à un problème de genou qui ne me lâche pas, je me suis dis que pour une très longue promenade, ce bâton ferait un confortable appui. Puis je suis partie. Pendant des heures j'ai arpenté la forêt, dans les chemins connus, mais aussi dans des recoins que je ne connaissais pas. De voir des parcelles de forêt où je ne suis jamais allée me réjouie totalement. La forêt c'est grand. La nature est impressionnante, immense. Est-ce un chevreuil entre les arbres là-bas? La forêt, surtout l'automne et l'hiver, est un véritable plaisir. L'air est si particulier. Un air pur, qu'on respire à pleins poumons. On sent l'odeur des sapins. La neige est tombée depuis quelques jours ici. Suffisamment pour enneiger les sentiers. Pas trop, pour ne pas entraver la marche. Une neige parfaite. Belle. Qui donne envie de s'attarder.
J'ai marché longtemps. Je ne me souviens pas être partie en forêt aussi longtemps. C'est pendant que je marche que je construis dans ma tête mes futurs billets pour mes blogues. C'est pendant que je marche que vivent les personnages des romans que je lis. La marche et le monde imaginaire est étroitement lié pour moi. La marche, l'écriture et la lecture sont intimement nouées. Je réfléchis aux auteurs qui écrivent les livres que j'aime. J'imagine une vie à ceux qui sont morts il y a des années. Je pense à toutes sortes de choses quand je marche. La marche, pour moi, fait du bien au corps, mais c'est aussi un moment d'intense réflexion. C'est un moment où je m'aère l'esprit, où je prends une bonne goulée d'air frais, tout autant qu'une bonne dose d'imagination.
La marche est une activité que j'aime partager avec ma famille, mes amis. Marcher en discutant. J'aime particulièrement marcher avec mon chien, qui donne une dynamique différente à cette activité. Mais j'aime marcher en solitaire aussi. Ce sont des moments bénis où je rentre dans mon petit monde. Où je ne marche que pour moi. Je marche le nombre d'heures que je veux. J'aime les randonnées en forêt ou dans les sentiers. Ce sont les endroits où la marche devient, pour moi, des plus agréables.
Tous les jours, beau temps, mauvais temps, j'ai besoin de sortir prendre l'air. De marcher. Je stationne toujours ma voiture plus loin pour pouvoir marcher quelques minutes. Je fais des détours inutiles partout où je vais pour marcher un peu avant d'entrer. Avoir un chien est un prétexte formidable à la marche. La marche est une activité gratuite, agréable, qui nous permet d'observer, qui pousse à la contemplation et à la réflexion. La marche se pratique partout, ne coûte rien (sauf une bonne paire de bottes ou d'espadrilles) et nous permet de profiter pleinement de notre environnement.
Cette belle matinée enneigée se sera déroulée en réflexions et solitude, en forêt. Maintenant que je suis rentrée, j'ai envie d'une soupe bien chaude, de fromage et de craquelins et pourquoi pas, d'un petit gâteau! Devant un bon film de Noël...
J'oubliais, la marche ouvre aussi l'appétit... ;)
Bonne journée!






